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Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Un blog pour témoignage, un blog pour le site de Pen Bron de La Turballe, pour que ce Centre Marin continue son action, celle d'accueillir des enfants dans un cadre de vie et un environnement marin unique. Emmanuel

Articles avec #notes d'histoire catégorie

Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Notes d'histoire

 

images[1]Jean de la fontaine est né à Château-Thierry et y a laisser une belle page d’histoire puis le 22 septembre 1928 Bernard Glorion

Tres jeune il suivra le meme chemin que son père chirurgien réputé et deviendra Président du conseil de l’ordre des médecins de l’Aisne

Il quittera les oratorien du collège de Juilly a Meaux pour rejoindre paris pour ses études a la faculté de médecine

Externes des hôpitaux de paris en 1952 il épousera en septembre 1953 Mademoiselle Francoise Guynet

En 1957 Bernard Glorion interne à l’hôpital de Saint-Denis et nommé interne des Hôpitaux de Paris

Grace au Professeur Jean Cauchois il se dirigera vers la chirurgie orthopédie et y consacrera sa vie.

Externe a l’hôpital St Louis il fera la connaissance du Professeur Jean Bernard

En 1962 il obtient un prix pour sa thèse « les fractures thalamique du calcanéum »

Sa carrière débute véritablement en 1963 Bernard Glorion va avec sa famille s’installer a Tours tout d’abord a la clinique St Gatien puis au CHU de cette ville il lui restera fidele jusqu’à sa mise en retraite en 1996

En 1993 élu Président du Conseil National de l’Ordre des Médecins

Poste dans lequel il succède au Docteur Louis René. Le Président Glorion n’aura de cesse de faire évoluer l’Ordre des Médecins pour le moderniser tout en rapprochant la médecine et les médecins des grands sujets qui préoccupent nos concitoyens.

A Paris le 10 aout 2007 atteint par une maladie irréversible, dont il affronta et supporta avec courage. Un courage dont il a toujours fait preuve avec l’aide de sa famille. Il nous quittera a l’âge de 78 ans.

Le Professeur Glorion a passer le flambeau son fils Christophe est a son tour professeur a l’hôpital Necker dans la section enfants malade

Le témoin de père en fils continue.

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Notes d'histoire
 
Centre marin de Pen Bron
Le sanatorium, un établissement d’utilité publique mais que l’on isole :
 
Un sanatorium, aussi connu sous le terme de préventorium, désigne un établissement sanitaire qui a fait son apparition dès la fin du XIXe siècle mais qui a connu un véritable essor au moment de la Première Guerre Mondiale. Ce type de construction était destiné à accueillir des malades tuberculeux bien que rapidement son usage se détourne puisqu’au fur et à mesure la population admise dans les sanatoriums se diversifie et sont progressivement admis tout types de malades que le pense plus ou moins incurables.
Les premiers sanatoriums se développent dont, en France, à la fin du XIXe siècle cependant des exemples s’étaient fait remarquer auparavant, à la fois dans le monde anglo-saxon et du côté des pays germanique. C’est à partir de ces derniers que se développe le modèle de construction germano-suisse qui progressivement s’impose en France suite aux deux premiers congrès International sur la tuberculose, le premier à Paris en 1893 et le second à Berlin six ans plus tard en 1899. Au début du XXe siècle le sanatorium devient donc une construction européenne à part entière et se popularise en France jusqu’en 1916, année où la loi Honnorat impose la création d’un sanatorium par département en France. Cette mesure permet au pays de se constituer un maillage d’établissements destinés à soigner les tuberculeux puisqu’entre 1900 et 1950 il y a eu environ deux cents cinquante sanatoriums qui ont été construits.
Le développement des sanatoriums va de paire avec celui de l’architecture pavillonnaire dans la mesure où les différents types de tuberculeux (phtisiques, osseuse, ganglionnaire, etc) ne devaient pas se côtoyer sans quoi il y avait un risque de contagion supplémentaire. Une autre des caractéristique notable des sanatoriums est l’importance donnée à l’environnement de l’établissement et notamment à l’air, le soleil et, selon la localisation géographique, la mer ou la montagne. En effet, il y avait nécessité d’éloigner toute activité polluante afin que l’air soit le plus pur possible et que chacun puisse respirer convenablement.
Le développement des sanatoriums en région Pays de la Loire est à l’image de celle qu’à connu la France : un développement rapide, une architecture où l’on rationnalise l’espace tout en laissant un maximum d’espace pour la circulation de l’air.
 
L’exemple du sanatorium de Pen Bron (Loire-Atlantique) :Centre marin de Pen Bron, Emmanuel
 
Le sanatorium marin (plus couramment désigné sous le terme de centre marin ou d’hôpital marin) de Pen-Bron a été construit en 1887, sur les plans de l’architecte Georges Lafont, pour accueillir des enfants tuberculeux ou fragiles. Sa création s’est réalisée sous l’égide de M. Pallu, inspecteur des enfants assistés de la Loire Inférieure et grâce à la participation de quelques mécènes dont on peut notamment citer les noms de Mme Furtado-Heine, MM. Beer et Ephrussi qui permirent d’acheter une ancienne usine de conserve qui se vit reconverti en sanatorium au bout de la presqu’île de La Turballe, en face du port du Croisic, ce qui fait que l’édifice et ses possessions terrestres sont entièrement entourées d’eau, raison pour laquelle il a souvent été comparé à un bateau. Six ans après sa construction, le 3 juillet 1893, le centre est reconnu d’utilité publique et prend alors de l’ampleur et peut accueillir jusqu’à près de mille enfants et ce notamment pendant l’été tandis que l’hiver il y avait en moyenne cinq cents pensionnaires.
 
D’un point de vue architectural, le sanatorium de Pen Bron appartient au style éclectique avec plusieurs pavillons disposés autour d’une cour intérieure rectangulaire coupée en son centre par un pavillon abritant les cuisines et le réfectoire mais aussi la lingerie et la buanderie. Ce pavillon permet de créer deux espaces distincts et indépendants au nord et au sud dont un qui s’organise autour de la chapelle (le sud), élément important étant donné que les soins sont majoritairement assurés par des religieuses appartenant à l’ordre de Saint Vincent de Paul, les Sœurs de la Charité dont la Mère Supérieure fut la Mère Simard qui fit beaucoup pour les enfants jusqu’à dévouer sa vie. De nos jours on peut voir, au centre, la sépulture de la Mère Simard qui reste un personnage important pour l’histoire du site. Les pavillons sont essentiellement en granit mais on s’aperçoit qu’ils n’ont pas tous le même aspect dans la mesure où certains possèdent un avant corps central ce qui laisse penser que ceux-ci devaient abriter l’administration ainsi que les logements du personnel. La façade sud de l’édifice, avec en son centre l’entrée de la chapelle, est lui aussi composé d’un avant-corps central mais, de plus, il comporte de part et d’autre une aile en retour de forme carrée ce qui permet d’insister, d’un point de vue architectural, sur l’importance de ce bâtiment qui devait apporter un bien être moral aux jeunes enfants qui étaient accueillis dans ce centre. Les bâtiments de part et d’autre de la chapelle abritaient les logements des Sœurs, l’administration, les laboratoires et les salles d’opérations.
Grâce au plan de l’hôpital, on peut s’apercevoir que les filles et les garçons admis dans l’établissement n’étaient pas mélangés mais se trouvaient de part et d’autres de la cour intérieure et que le seul endroit où il pouvait se rencontrer devait être la chapelle où ils se réunissaient pour la célébration de l’office religieux quotidien ainsi que les cours intérieures.
Au-delà de l’édifice en lui-même, le sanatorium de Pen-Bron possédait plus de cent hectares de terrain où on pouvait voir un grand poulailler, des étables et des jardins potager. Cet espace permettait à chaque enfant admis dans l’établissement de vaguer à ses loisirs et de jouer avec les autres pensionnaires, ce qui correspond bien à la devise de l’édifice qui était : « Ici, on rit et on guérit. ».
Après une période de fermeture, le sanatorium de Pen Bron a été réouvert en 1947 et est actuellement spécialisé en rééducation et réadaptation fonctionnelle et locomotrice. Le site de Pen Bron n’est pas classé en tant que Monument Historique comme peuvent l’être d’autre établissements médicaux dans la région cependant il figure dans d’autres catégories de classement. Ainsi, en 1991, la zone comportant le sanatorium est classé zone naturelle d’intérêt écologique, floristique et faunistique (ZNIEFF) ce qui, certes, ne permet une protection de l’édifice en lui-même mais plus à son environnement.
Il n’existe pas de véritable mise en valeur du sanatorium de Pen Bron à l’heure actuelle bien que des actions individuelles aient lieu. Ainsi, monsieur Emmanuel Lamy a créé un site internet afin que toutes les personnes ayant séjourné à Pen Bron aient un lieu d’échange et de partage autour d’une expérience individuelle marquante dans la vie de quelqu’un et plus particulièrement d’un enfant étant donné que c’était eux, à l’origine, qui devaient être accueilli dans le sanatorium. Dans un entretien réalisé, il revient sur son histoire à Pen Bron, lui qui y est rentré à l’âge de onze ans avant d’y revenir trente-cinq ans plus tard. C’est de là qu’est née son envie de créer un site internet et bien que les enfants ne sont plus admis dans ce centre, il a voulu leur rendre hommage en nommant le site « Les Enfants de Pen Bron » afin que chacun ait Centre marin de Pen Bron, Emmanuel
le souvenir de ce lieu. Une de ses craintes majeure est que le site disparaisse au profit d’investisseurs immobilier qui souhaiteraient en faire une résidence de luxe pour personnes bien portante. C’est pour cette dernière raison que monsieur Lamy se bat afin de sauvegarder le site, au moins en l’état. Pour ce faire il faut qu’une population large prenne conscience de l’existence d’un tel lieu et de l’intérêt patrimonial qu’il peut revêtir. Des journées ouvertes à tous sont donc organisées comme une croisière Pen Bon-Arzal qui a lieu un week-end à la fin du mois de juin et réunissant aussi bien des valides que des invalides ce qui permet un partage dont chacun sort grandit. Il n’y a donc pas de mise en valeur officielle du sanatorium marin de Pen Bron cependant des initiatives permettent au centre une meilleure médiatisation et donc une visibilité augmentée et l’on peut espérer une prochaine valorisation patrimoniale.
 
 
L’exemple du sanatorium de Parigné l’Evêque (Sarthe) :
 
Le sanatorium de Parigné l’Evêque, situé au sud-est de la Sarthe, a été décidé lors de la réunion du Conseil Général du 9 mai 1928 puisqu’à cette occasion à été approuvé l’achat de terrain afin de construire un établissement de soin. Cette construction y avait été évoquée quatre ans plus tôt puisqu’une délibération datant du 27 mai 1924 met à l’étude la construction d’un sanatorium qui était alors jugé comme indispensable dans la mesure où il fallait répondre aux différents besoins de la population. Cependant au vue des dépenses nécessaires, le Conseil Général de la Sarthe s’est rapidement rendue compte que les financements publics ne pourraient pas, à eux seuls, subvenir au financement de l’édifice et il a donc été fait appel à des fonds privés afin de pouvoir la somme nécessaire (environ six millions) ce qui a permis de construire plus de deux cents lits. Suite à la construction, la gérance de l’établissement est confiée à l’Association d’Hygiène Sociale et de Préservation antituberculeuse de la Sarthe, créée en 1921, qui demande alors des aides financières pour le fonctionnement du sanatorium qui nécessite des frais plus important que le budget annuel de l’association (2.000.000 francs alors que le budget annuel est de 500.000 francs).
# http://www.les-enfants-de-pen-bron.fr/
# Archives départementales de la Sarthe, 1 X 319, extrait du rapport du préfet, 9 mai 1928.
l’établissement datant de l’époque de sa construction nous permettent de voir qu’il était isolé au milieu d’une forêt elle-même entourée de champs. Le fait que le sanatorium soit mis à l’écart de la ville montre soit une volonté d’isolement maximal de la population malade afin d’éviter au maximum tout risque de contagion envers la population soit une volonté future d’agrandir l’édifice. Cette dernière hypothèse peut être envisageable dans la mesure où l’on peut constater sur les photographies que des clairières ont été aménagées afin de construits divers bâtiments.
D’un point de vue purement architectural, le sanatorium de Parigné l’Evêque a été construit alors que l’architecture pavillonnaire prédominait largement. Ceci est visible du fait des différents bâtiments que l’on peut constater mais il y a aussi une résurgence de l’hôpital dit ‘‘classique’’ dans la mesure où les bâtiments s’organise autour d’une cour ouvrant sur l’extérieur. Le mélange de ces deux types architecturaux peut nous laisser penser qu’il s’agit là d’un sanatorium que les architectes ont conçu comme un lieu convivial où chacun, même malade, avait le droit à un confort maximal mais surtout où chacun pouvait se croiser et se rencontrer sans qu’il n’y ait de séparation entre les différentes pathologies dont pouvaient souffrir les patients hospitalisés. Lors de la construction de l’édifice, des plans types ont été produits ce qui nous permet de voir comment le sanatorium pouvait être envisagé. Ainsi, un bâtiment de dortoirs était conçu de manière à rationaliser au maximum l’espace dont on pouvait disposer puisque toutes les chambres sont soigneusement alignées le long d’un couloir faisant toute la longueur du bâtiment. Les retours d’ailes ne sont pas occupés par des dortoirs mais par des chambres d’isolement et une chambre d’infirmière.
De nos jours, le sanatorium de Parigné l’Evêque existe toujours mais sous une dénomination différente, c’est le Centre Médical François Gallouedec. Ce dernier a gardé la même structure architecturale que l’ancien sanatorium et l’on a donc une continuité dans l’offre de soin qui est offerte dans le sud-est de la Sarthe. Il n’existe pas de mise en valeur particulière de cet édifice qui pourrait cependant être un lieu d’accueil pour une valorisation de l’histoire hospitalière dans le département
 

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Notes d'histoire

L’Armement anti-tuberculeux français, Masson et Cie, Editeurs, libraires de l’Académie de Médecine, 1922

 

Sanatorium Marin : Hôpital Marin de Pen-Bron

L'Hôpital marin de Pen-Bron a été fondé par M.Pallu, inspecteur des Enfants Assistés de la Loire Inférieure, le 8 septembre 1887. Grâce au concours de quelques philanthropes, il a pu acheter les maisons d'un vieil établissement de conserves de sardines où ont été reçus les premiers malades.

L'hôpital actuel a été construit au moyen de sommes provenant du Pari mutuel et de diverses libéralités dues à Mme Furtado-Heine, à MM. Beer et Ephrussi. Les bâtiments ont une forme rectangulaire dont les grands côtés sont dirigés sensiblement du nord au sud. Situé en face de la ville du Croisic, l'hôpital apparaît sur la carte à la pointe d'une mince presqu'île ayant pour base Piriac, la Turballe et Guérande.

L'hôpital marin de Pen-Bron appartient à une Société civile privée, reconnue d'utilité publique le 3 juillet 1893.

Il est administré par un Conseil d'administration comprenant un président honoraire, un président, un vice-président, un administrateur-délégué, six administrateurs et un directeur du bureau administratif.

L'hôpital a pour but d'assurer aux enfants de faible constitution ou atteints de tuberculose  osseuse articulaire ou ganglionnaire le bienfait du climat marin. Sont donc reçus à Pen-Bron ceux qui peuvent être améliorés ou guéris par l'air marin ; le bulletin délivré par le médecin qui a donné ses soins à l'enfant est déjà une garantie sérieuse de cette aptitude, mais l'admission définitive n'a lieu qu'après un examen à l'hôpital.

Les enfants des deux sexes sont reçus à partir de l'âge de quatre ans. Ne peuvent être admis les enfants atteints de tuberculose pulmonaire et d'incontinence d'urine. Les filles peuvent y séjourner jusqu'à dix-huit ans, les garçons jusqu'à quinze ans seulement.

L'Établissement peut recevoir environ 600 enfants. Son aménagement répond aux conditions les plus exigeantes de confort, de salubrité et d'hygiène modernes : service d'eau de source abondant et de bonne qualité, électricité, chauffage central, radiographie, laboratoire de bactériologie, soins chirurgicaux assurés par plusieurs spécialistes, service régulier avec le Croisic au moyen d'une vedette automobile.

Au delà des bâtiments de l'hôpital se trouve la ferme avec les chevaux pour l'exploitation, une dizaine de vaches qui approvisionnent de lait le Sanatorium, une basse-cour et des jardins potagers.

Le régime de la maison est surtout fortifiant ; les enfants y vivent de la vie de famille, dans une grande liberté, toutefois sous une surveillance active. On leur fait la classe quatre heures par jour ; les bains leur sont donnés soit dans la mer, soit à la maison, selon l'ordonnance du médecin.

Le médecin en chef voit les enfants trois fois par semaine, le chef de clinique les voit tous les jours ; de plus, un interne est chargé des pansements et habite dans l'Etablissement.

Le service des soins est assuré par les religieuses de Saint Vincent de Paul, auxquelles a été confiée également la direction morale de Pen-Bron.

 

Avant son admission, chaque enfant doit produire:

1- Son acte de naissance ;

2- Le bulletin médical délivré par son médecin ;

3- Une promesse de paiement de la pension.

 

Après l'examen de ces pièces, les parents sont informés de la date à laquelle l'enfant peut être reçu ; on les engage à venir de préférence les jours de visite des médecins.

Chaque enfant doit apporter un trousseau composé selon la volonté des familles, mais qui doit contenir le linge de corps, les vêtements, plusieurs paires de chaussures et un costume de bains en laine.

Pen-Bron ne reçoit que des malades payants. Le prix de pension est fixé à 4 francs par jour, tous frais compris et payable d'avance.

Les demandes d'admission doivent être adressées soit à l'hôpital même, soit au directeur du bureau administratif de Nantes.

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Publié le par Emmanuel-MLaure
Publié dans : #Notes d'histoire

Les Filles de la Charité, souvent appelées "Sœurs de Saint Vincent de Paul", instituées en 1633 par saint Vincent de Paul se consacrent au service des malades et au service corporel et spirituel des pauvres. Elles constituèrent la première congrégation féminine à obtenir d'échapper à la règle de la clôture. Outre les services de santé, la formation de la jeunesse fait partie intégrante du charisme des Filles de la Charité.

La Compagnie des Filles de la Charité, est aujourd'hui présente partout dans le monde. De nombreuses sœurs vivent selon ce précepte sous des formes infiniment diverses, accompagnant des femmes, enfants, jeunes, migrants, personnes malades, handicapées, âgées, sans abris, dépendantes…C'est la congrégation la plus nombreuse dans le monde (19 937 membres dans 94 pays au 31 décembre 2007).

 

Les Filles de la Charité ont grandement participé à l’œuvre de Pen Bron. Et la première d’entre elles, Sœur Simard joua un rôle prépondérant quant à la conception, la réalisation et l’organisation du Centre. Dès la création du centre, en 1887, elles sont trois Sœurs, dont Sœur Simard ; En 1888, il est recensé huit Sœurs pour une soixantaine d’enfants, elles sont vingt-quatre en 1909, aidées par six infirmières.  Et les Sœurs devinrent  plus nombreuses à mesure que le centre se développa.

Durant la Grande Guerre, quatre sœurs partent comme ambulancières et la mobilisation des hommes rend plus difficile l’exploitation de l’hôpital. Mais le manque de personnel, les restrictions, l’hiver vigoureux de 1916-17 n’entachent pas la volonté de faire perdurer la mission du centre. Au sortir de ce conflit mondial, Pen Bron est un superbe vaisseau, selon l’expression de Hippolyte Pallu, et non plus une  "barque fragile". Les Filles de la Charité, Sœurs de Saint-Vincent, ont largement pourvu à la réalisation de cet hôpital où l’environnent était propice à la guérison des enfants scrofuleux. Par leur travail, leur détermination, leur dévouement auprès des enfants, elles ont donné une  âme à ce fabuleux projet, "cette véritable trouvaille" qualificatif de son fondateur pour décrire la presqu’île de Pen Bron.

"Dans la blancheur délicatement bleutée d'une brume soyeuse, Pen-Bron apparaît, avec sa grève d'or pâle".

 

Appelée aussi "Bonne Mère", Sœur Simard est décorée de la médaille d’or de l’assistance publique en  1921. Elle décède le 23 mars 1922. Elle est inhumée dans la Chapelle.

                 Chapelle-Pen-Bron.JPG Soeur Simard

Nécrologie.- Nous apprenons avec un vif regret le décès de Soeur Simard. Fille de la Charité de Saint-Vincent de Paul, Supérieure de Pen Bron depuis sa fondation en 1887.  Pendant 36 ans elle a dirigé tous les services du Sanatorium dont elle était l'âme et dont elle a fait un Etablissement modèle.  Soeur Simard était entourée du respect des familles des nombreux enfants qui ont passé par Pen Bron et qui en sont sortis guéris ou améliorés. Dernièrement, le Ministre de l'Hvgiène lui avait décerné la médaille d'or de l'Assistance publique.  Nous n'avons pas voulu laisser disparaître cette grande figure, sans rendre un ultime hommage de reconnaissance à celle qui a consacré sa vie au soulagement des déshérités et des malheureux.

Paru le 26 mars 1922 dans Ouest Eclair

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Publié le par Emmanuel-MLaure
Publié dans : #Notes d'histoire

Piriac

L'exposition de la Maison du Patrimoine, consacrée à la Poche de Saint-Nazaire et au 8 mai 45, jour de la libération, s'est ouverte dimanche en présence de nombreux témoins de cette période douloureuse de l'histoire.

Pour conserver cette mémoire vivante, un montage vidéo a été réalisé sur la base des témoignages des Piriacais qui ont vécu les événements.

La Poche de Saint-Nazaire

 carte de la poche de Saint Nazaire

Guérande

La Presqu'île a subi la Poche de Saint-Nazaire voici 65 ans. Guérande organise des commémorations de jeudi à samedi, avec notamment une soirée témoignage, vendredi 14 mai à 20 h, à l'hôtel de ville.

Mémoire de la Libération, Guérande 1945-2005, sera projeté, un débat sera animé par Daniel Sicard, de l'Écomusée de Saint-Nazaire et Laurent Blanchard, directeur du service Patrimoine à la Ville de Guérande.

Tous ceux qui ont vécu la période de la Poche dans la Presqu'île guérandaise peuvent venir témoigner.

 Poche-D-Sicard.jpg

La poche de Saint-Nazaire
Auteur : Daniel Sicard
Editeur : Siloe
ISBN : 2842313380


Programme du 65° anniversaire de la libération

Jeudi 13 mai, à 10 h, arrivée de véhicules militaires américains et installation d'un campement Boulevard du Nord.

Vendredi 14 mai, convoi de véhicules sur les routes de la Presqu'île, selon la météo, et à 20 h à l'Hôtel de ville soirée témoignages autour des événements de la poche.

Samedi 15 mai, à 11 h cérémonie Place du Marché au Bois en présence de Madeleine Viaud qui a accueilli les Américains porte Saint-Michel en 1945 ; 14 h 30 défilés intra-muros avec l'Ambiance musicale de Pornichet. ; 16 h 30 promenades autour de la ville en véhicules anciens et conférence avec Michel Gauthier auteur de plusieurs ouvrages sur la guerre et la poche de Saint-Nazaire ; 21 h bal populaire Place du Marché au Bois.

De 19 h à 24 heures, la nuit des musées. Portes ouvertes au musée du Pays de Guérande, porte Saint-Michel avec une exposition sur la poche.

 

Ouvrage de Michel Gauthier, "Une si longue occupation" (Geste éditions, 2004)

une-longue-occupation.jpg

Site de l'auteur : ICI

 

Batz-sur-Mer 

Le blockhaus de Batz-sur-Mer fait partie de la Festung de Saint-Nazaire du mur de l'Atlantique. C'était un poste de commandement et de direction de tir relié à tous les blockhaus de la place de Batz-sur-Mer et aux autres postes de commandement de la région : il  devait transmettre aux canons sur voie ferrée les coordonnées des navires ennemis pour permettre le tir.
Sa construction commence en octobre 1942 et s'achève en février 1943. Sa superficie totale est de 300 m2, réparties sur cinq niveaux.

En 1994, deux frères passionnés d'histoire y créent un musée sur la poche de Saint-Nazaire.

 Les frères Braeuer, Luc et Marc,  ont publié plusieurs ouvrages exposant leurs études et recherches sur la Poche de Saint-Nazaire.

L'incroyable histoire de la Poche de Saint-Nazaire

poche.jpg

Auteur  : Luc Braeuer

Editeur : Luc Braeuer

ISBN : 2951378742 

Site du Grand Blockhaus

 

Article sur Pen Bron et  l'occupation allemande : ICI

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Publié le par Emmanuel-MLaure
Publié dans : #Notes d'histoire

 

 

"…A l’horizon prochain les tours de Batz et du Croisic semblent grandir dans l'azur ; les villages, les chalets épars sur la côte se dessinent en perspectives nouvelles, en groupements curieux, sous des aspects charmants et imprévus. Dans la blancheur délicatement bleutée d'une brume soyeuse, Pen-Bron apparaît, avec sur sa grève d'or pâle, des points noirs qui s'agitent — la fourmilière, des petits malades — plus loin, la belle plage solitaire de la Turballe, les falaises de Piriac et les lointains indécis de Mesquer, puis les rives s'abaissent et s'estompent parmi l'estuaire limoneux de la Vilaine. Dans la limpidité d'un ciel inhabitué de Bretagne, en une transparence de lumière qui colore de douceur jusqu'à la rudesse des vieux granits d'Armorique, sur une mer enjôleuse où, parmi l'écume argentée, les marsouins se poursuivent dans la volute des lames d'émeraude, la traversée est délicieuse.

À l'Ouest, très lointaine, par delà Hoedic et Houat, comme un nuage léger posé sur les flots, la fine silhouette de Belle-Ile, la bien nommée, se profile..."

Extrait de Impressions p. 21, Angers-Artistes, samedi 17 octobre 1903


La pouponnière de Pen Bron
La pouponnière est à l’origine une volonté exprimée par la nouvelle supérieure, la sœur Leroy. L’étude de ce bâtiment commença en 1929 ; Elle fut inaugurée le 9 avril 1930. La pouponnière abritait 48 lits destinés aux enfants de plus de trois ans.

Pen-Bron-1930-Pouponniere.jpg
La Pouponnière
Pen-Bron-copie-3.jpg Pen-Bron-les-sapins.JPG

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Publié le par Emmanuel-MLaure
Publié dans : #Notes d'histoire

Ces références seront complétées à la grande faveur, nous l'espérons, des recherches en cours.
Voici trois articles rappelant une des missions premières d'
Hyppolite Pallu : défendre son oeuvre, Pen Bron, l'hôptial marin pour les enfants ou le "vaisseau-hôpital",  les bienfaits de la mer... 


M Pallu a fait hier soir,  une intéressante conférence, dans la salle des Fêtes du Grand-Hôtel, sur l'oeuvre de Pen Bron, qu'il a fondée, pour le traitement du rachitisme et de la tuberculose. M. le professeur Verneuil présidait.

Cette oeuvre de Pen-Bron, en dehors de la grande action de l'oeuvre de Berck-sur-Mer, est bien le point de départ du mouvement considérable qui, depuis plusieurs années, s'accentue si énergiquement en  faveur du traitement marin, le seul susceptible de réagir contre le mal terrible qui, du haut en bas de l'échelle sociale,  sévit d'une si désolante façon.

La Conférence de M. Pallu a été très applaudie.

Extrait concernant Hyppolite Pallu et Pen Bron, in Le Gaulois 15 juin 1890

 

Cercle du Luxembourg

Vendredi 9 décembre, à trois heures, M. Pallu, fondateur des Oeuvres Pen-Bron et des hôpitaux marins, fera une conférence sur la mer et les enfants délicats.

Article in La Presse, 4 décembre 1898


M Pallu vient de faire à l’école internationale de l’Exposition sur la mer et son influence souveraine et les détails touchants sur l'oeuvre de Pen-Bron et les hôpitaux maritimes en général.

Il faudrait pour en parler non seulement une plume plus autorisée que la mienne, mais qu'on eût le privilège d'entendre la voix vibrante et convaincue de M. Pallu avec quelle ardeur il a exposé la nécessité de mettre une barrière à l'affreux mal qui emporte, chaque année, tant d'enfants et auxquels la mer, avec son air vivifiant, peut reconstituer la santé et la vie.

Pourquoi les municipalités de nos grandes villes ne demanderaient-elles pas à M. Pallu de venir leur expliquer les bienfaits qu'il a recueillis partout où l'on a pu soigner les enfants par ce bain d'air continuel ? Ce serait la vraie manière de permettre à cette âme d'apôtre de se donner et de parvenir à sou but si élevé : régénérer le sang des pauvres enfants scrofuleux et les arracher à l'affreuse mort qui les guette. Je souhaite à cette idée généreuse déjà réalisée avec succès tout l'accueil qu'elle mérite, et je serais bien fière pour ma part si cette simple indication faisait mieux connaître les résultats des efforts de M. Pallu et facilitait l'extension de sa  grande oeuvre.

Comtesse Andrée

Extrait concernant Hyppolite Pallu et Pen Bron, in La Revue Diplomatique, 19 août 1900

 

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Publié le par Emmanuel-MLaure
Publié dans : #Notes d'histoire

La grande kermesse de Pen-Bron.- Le sanatorium de Pen-Bron, dont la renommée est mondiale, avait organisé hier une magnifique kermesse, sous l'intelligente direction de Soeur Leroy, supérieure, secondée par Mme Rivière-Peignon, Mlle Suzanne Jarneaux, Mme et M Jarneaux, MM. O' Connor, Sauvaget, Pessard, Mlles Caillosse, MM. Charbonnier, Salmon et David.

De merveilleuses attractions avaient été préparées. On n'avait même pas reculé devant les difficultés et les dépenses nécessitées par la reconstitution d'une fantasia arabe : tentes, chameliers, cavaliers, rien n'avait été oublié. Le général Bugeaud devait être personnifié d'une façon saisissante. Mais la pluie est venue.

La foule néanmoins était nombreuse aux différents comptoirs, au puits enchanté, aux boutiques de fleurs, à l'entrée de la mosquée et aux dégustations. Le groupe des tziganes a obtenu beaucoup de succès.

In Ouest Eclair, 3 août 1931

 

La kermesse de Pen-Bron est remise.- De l'avis de tous les connaisseurs, Pen-Bron devait voir se dérouler, dimanche, des fêtes grandioses. La pluie a tout gâté. Les ballets ont pu quand même avoir lieu. Ils suscitèrent l'enthousiasme. Très joli aussi le spectacle de la parade des petits soldats.
On a demandé à la supérieur, soeur Leroy, de recommencer sa fête le 15 août. C'est affaire conclue. Nous pourrons donc contempler dans quelques jours, la réception du maréchal Bugeaud et une fantasia arabe. Les costumes sont splendides. On peut s'attendre à une affluence extraordinaire de visiteurs. N'oublions pas que l'argent de ces fêtes est employé à l'amélioration et à l'entretien du sanatorium marin, un des plus importants de France.
Il y a là plus de mille enfants qui viennent demander à la mer leur guérison " A Pen-Bron, on rit et l'on guérit", proclame un dicton, il faudrait ajouter : on reçoit dans cet établissement des soins éclairés et délicats.

In Ouest Eclair, 4 août 1931

 

La grande fête algérienne de Pen-Bron.- Samedi prochain 15 août aura lieu à Pen-Bron une grande fête algérienne dont voici le programme : Attractions nombreuses et variées : Souk. Chasse aux singes, Kawa, Mirage d'Afrique, L'Ogre A. Rabalt, Mme Nénuphar, Charmeurs de Serpents.

A  17 heures sur la prairie, le général Bugeaud recevra le Cheik Abd-ul-ah avec toute sa suite : Caravanes, goumiers, chameliers, cavaliers. Revue du 3ème régiment de zouaves. Jeux arabes, danse des Bayadères, danse sacrée, fantasia. Surprises.

A 20 h. 30, avec autorisation spéciale du Cheik Abd-ul-ah, visite aux écuries des chameaux, et autres animaux de la caravane.

In Ouest Eclair, 13 août 1931

 

Les fêtes de Pen-Bron.- La grande manifestation algérienne de Pen-Bron a obtenu un magnifique triomphe. La réception du maréchal Bugeaud fut véritablement grandiose. Nous avons revu les jolis comptoirs qui obtinrent déjà lors d'une précédente fête  toutes les faveurs du public.

In Ouest Eclair, 17 août 1931

 

Les fêtes de Pen-Bron.- Les gracieux ballets, la parade des petits soldats, la réception du maréchal Bugeaud, la fantasia arabe ont obtenu nous l'avons dit, un magistral succès. Les comptoirs firent des recettes. Et c'est tant mieux. On sait que l'argent de cette kermesse ira aux pupilles de l'hôpital-marin.

Nos compliments aux organisateurs et en particulier à  l'éminente supérieure de l'important établissement, soeur Leroy.

In Ouest Eclair, 18 août 1931

In Ouest Eclair, 19 août 1931  : Le triomphe du costume et du maquillage à la Kermesse Arabe de Pen Bron
Lien article et photos de la kermesse

 

 

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Publié le par Emmanuel-MLaure
Publié dans : #Notes d'histoire

Un article précieux où se décline Pen Bron : les origines du sanatorium, le  cadre, le rythme de vie des enfants accueillis,  les sœurs de Saint-Vincent de Paul, est évoquée soeur Simard, si précieuse pour le Centre Marin  qui disparut en 1923…Pen Bron, son œuvre, son action fait que l'on rit et guérit…deux mots qui s'associent pour définir Pen Bron…dans la presse et écrits de l'époque.

 

Extraits de l'article : Une œuvre admirable : le sanatorium de Pen Bron, paru le 11 décembre 1933, in Ouest-Eclair.

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"...Au temps où les "bicoques" de l'usine de conserves de Pen-Bron se métamorphosaient en hôpital, on parlait partout des résultats merveilleux, obtenus par un séjour prolongé au bord de la mer, dans le traitement des enfants anémiés, scrofuleux, rachitiques, tuberculeux ganglionnaires. Quelques-uns de ces malades furent reçus au modeste asile de soeur Simard. Le succès s'affirma indiscutable. Bientôt, la renommée claironnait ce triomphe. Les anciennes constructions devinrent insuffisantes. Des concours s'offrirent. Et l'association de l'hôpital-marin de Pen-Bron était fondée. Un décret, en date du 3 juillet 1893 lui dormait la personnalité en la reconnaissant comme établissement d'utilité publique…."…

"…..Quel est le régime du sanatorium ?

- Lever à 7 heures pour les enfants qui ne vont pas à l'infirmerie. Premier déjeuner (chocolat au lait et dessert) à 8 heures.

Ensuite une heure de récréation. A 9 heures, classe. A 10 h. 30 exercices de solfège, de chant et de gymnastique.

- A 11 heures, second déjeuner (soupe grasse, viandes grillées ou rôties, légumes, dessert, et de 25 à 30 centilitres de vin rouge de Bordeaux par convive).

De midi à 13 heures, récréation ou promenades.

De 13 à 15 heures, classe. A 15 heures goûter, récréation.

A 16 heures, exercices de mémoire, dessin, broderie.

- A 17 heures, soupe grasse ou laitage, viande ou oeufs, salade et légumes, dessert, et vin naturellement. A 18 heures, récréation et à 19 heures, coucher.

Le mercredi, les garçons font une grande promenade. Les jeunes filles sortent le samedi…"

 

Accéder à l'article dans son intégralité

Article in Ouest-Eclair, 11 décembre 1933 : Une œuvre admirable : le sanatorium de Pen Bron

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Publié le par Emmanuel-MLaure
Publié dans : #Notes d'histoire

Le dernier Panckoucke,  héritier d’une fortune émanant de presque deux siècles d’édition d’ouvrages, d’encyclopédies et traductions latines, décida par testament  du 4 septembre  1932 de léguer tous ses biens à l'oeuvre de Pen Bron,  à la  condition qu’un pavillon portant son nom soit édifié.

Yves Horeau évoque dans son livre – Pen Bron 1887-1987 une prise de conscience, peut-être due à la lecture de Pierre Loti et de son appel ; ce dernier après avoir rencontré le très convaincant  Hyppolite Pallu,  avait ressenti une très vive émotion  lors de sa visite à Pen Bron, il avait été alors accueilli par une soixantaine d’enfants malades et chétifs résidant dans le centre marin, et "une réunion de gens de coeur" et d’appeler à la fin de son chapitre sur Pen Bron  "Si ma voix pouvait être entendue, si je pouvais leur attirer quelques dons…visiter Pen Bron…ils seraient gagner comme je l’ai été..et qu’ils donneraient".

C’est en  1946 que Sœur Letourneau reçut le courrier lui annonçant le décès Charles-Ernest Panckoucke et qu’il laissait sa fortune à Pen Bron.

Ce legs inattendu permit effectivement de sauver Pen Bron et un bâtiment illustre de son nom  la mémoire du donateur.


De la pitié et de la mort, Pierre Loti, Chapitre sur Pen Bron


Numeriser10.jpg                                                                         Construction de Panckoucke

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Bref historique de la Famille Panckoucke

   

1700-1753 : André-Joseph Panckoucke est un écrivain, libraire et éditeur à Lille.


1736-1798
 : Charles-Joseph Panckoucke prit la direction de la librairie lilloise en 1757 puis s’installe à Paris en  1762.

Il fut à partir de 1768 le libraire-éditeur officiel de l'Imprimerie Royale et de l'Académie Royale des Sciences. Il devint à la fin du dix-huitième siècle la figure de proue du marché du livre.

Bénéficiant de la protection de Malesherbes, directeur de la Librairie française, et d'un privilège royal, il diffuse dans toute l'Europe des rééditions et des Suppléments de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert.

La grande œuvre des Panckoucke est la publication de l’Encyclopédie méthodique, organisée par sujet plutôt que par ordre alphabétique. Elle représente un  ensemble de 166 volumes parus de 1782 à 1832, publication assurée après sa mort  par sa fille Thérèse-Charlotte Agasse.

En 1789, il publie le Mercure de France et fonde le Moniteur Universel.
Charles-Joseph Panckoucke peut et doit être considéré comme un véritable artisan de l'encyclopédisme français.

Jean-Yves Mollier : " Charles-Joseph Panckoucke, sorte d'archétype ou de prototype de l'éditeur moderne, façon Michel Lévy, Louis Hachette ou Gaston Gallimard... il bouscule les habitudes, cherche à précéder la demande... sous les formats les plus divers et crée ainsi les bases d'un lectorat plus étendu, dépassant les limites anciennes du marché du livre..."

1780-1844 : Charles-Louis Panckoucke, fils de Charles-Joseph,  fut nommé secrétaire de la présidence du sénat, mais  fonction qu'il abandonna pour conitnuer l'oeuvre de son père car il reprend l’entreprise vers 1812.
Il
publie des beaux livres coûteux, édite des textes classiques, des publications érudites, de droit, de médecine. Il mène différents travaux littéraires qui lui confèrent une excellente réputation.

Il fut décoré en 1826 et élevé plus tard au grade d'officier de la Légion d'honneur.
En 1827, il présenta à l'Exposition des produits de l'industrie une édition latine des Oeuvres complètes de Tacite, tirée seulement à 80 exemplaires. A cette occasion, Charles-Louis Panckoucke reçut la médaille d'or décernée par le jury d'exposition.

Il était associé correspondant de la société des Antiquaires d'Edimbourg, de la société de l'Ouest, des Académies d'archéologie de Rome et de Naples, de la société de Géographie.

Enfin il a continué et terminé l'impression de l'Encyclopédie méthodique, commencée par son père en 1780-82.

1808-1886 : Ernest Panckoucke, fils de Charles-Louis,  poursuit la même production que son père, Charles-Louis, et se penche en particulier sur "Le Moniteur" qui jusqu’en 1869 joue le rôle de journal officiel. Il est également l’auteur d’une traduction reconnue des Fables de Phèdre.


Sources
-  
Paul Dupont, Histoire de l'imprimerie, Tome II, Paris, Edouard Rouveyre, sans date (1853 ?).
-  Jean-Yves Mollier,  Les mutations de l’espace éditorial français  du XVIIIe au XXe siècle
, Actes de la recherche en sciences sociales (1999).

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