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Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Un blog pour témoignage, un blog pour le site de Pen Bron de La Turballe, pour que ce Centre Marin continue son action, celle d'accueillir des enfants dans un cadre de vie et un environnement marin unique. Emmanuel

Appelé grande dune de Pen Bron, pour sa hauteur de 7 à 12 m au-dessus de la mer, ce cordon sableux de 5 kms, qui se dirige depuis la Turballe vers le Croisic, forme une barrière protectrice entre l'océan et les marais salants. 

La route de Pen Bron traverse une forêt de pins marins et au bout de cette voie, apparaît  un bâtiment, avec en son centre une chapelle, c'est un ancien hôpital pour enfants construit en 1887, devenu depuis un Centre marin privé qui s'est spécialisé dans la réadaptation fonctionnelle et la rééducation ; Il accueille des adultes et des enfants présentant un ou plusieurs handicaps à prédominance motrice.

Sur ce site classé, protégé pour ses dunes, vous atteindrez une plage au sable blanc et fin, une eau clair, devant vous le bleu de l'océan, si important pour  une bonne convalescence, pour les enfants comme pour les adultes. 
                             
                                                                                                                                                                             
Pourquoi Pen Bron, une presqu’île où l’air y est vif, iodé. Un bout de terre entre dunes, vasières, et marais salants…Le Croisic, La Turballe  et la mer…


"Entre Le Croisic et Pen Bron, un bras de mer s’avance au milieu des marais, aorte vivifiante qui se ramifie en une foule d’artères secondaires, étiers, canaux d’alimentation, coméladures, et qui établit dans tous les membres de ce grand corps salicole, une circulation puissante et régulière"

J. Desmars. La Presqu’île Guérandaise, 1869


Pourquoi Pen Bron, la rencontre d’un homme  et d’un environnement, 1886


Hippolyte Pallu, un homme qui  se voua aux enfants tuberculeux.

Hippolyte Pallu est né le 8 octobre 1833, à Troyes ; Engagé à l’âge de 18 ans, il a fait la campagne de Crimée où il a été blessé. En 1859, il est retraité comme adjudant à l’école de Saint-Cyr, lieutenant puis capitaine dans la garde mobile de l’Yonne  en 1870.

En 1871, il est sous-inspecteur des Enfants Assistés à Niort, puis inspecteur dans le Gers en 1873. Il est enfin nommé à Nantes en 1878.

Il trouva Pen Bron, un jour, errant sur la grève : "Climat, ventilation, luminosité, éloignement de toute agglomération font de cette presqu’île, selon le mot du fondateur, une véritable trouvaille" (Extrait de Pen-Bron.1887-1987, de Yves HOREAU). 
En 1886,  Hippolyte Pallu  met en oeuvre son projet.
Il s’assure alors  le concours de personnalités locales et l'aide des Filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul.

Le 9 juin 1887, en son nom propre, il loue les bâtiments et terrains et dès janvier 1888 sont  déposés les statuts de l'Association de Bienfaisance de l'hôpital marin de Pen Bron.
Dès la première année, il abrite quelques enfants et trois soeurs.


Le bâtiment   : Tour à tour, usine de conserve, atelier d'équarrissage, magasin de sel, ce bâtiment était désaffecté depuis 1882-1883.

Hippolyte Pallu trouve un ardent défenseur de son oeuvre en la personne de Pierre Loti. Ce dernier, grâce à des articles dans le Figaro, puis
à des pages bouleversantes dans son livre De la pitié et de la mort
attire l'attention du public et de l'État.
"Les petits malades nouveau-venus, qui ne peuvent pas encore sortir, au lieu de regarder de grands murs gris, comme dans les hôpitaux ordinaires, s'amusent, de leur place à voir les bateaux passer et reçoivent jusque dans leur couchette le grand air vivifiant du large" , Page 167

Extrait du livre de Pierre Loti, De la pitié et de la mort

En 1893, Pen-Bron est reconnu d'utilité publique.

Les dons affluent : Mme Furtado Heine offre les 40 000 F. nécessaires à l'acquisition des 113 hectares de terres entourant l'établissement.

MM. Beer et Michel Ephrussi accordent chacun 50 000 F pour la réalisation de 2 pavillons de 32 lits. Le Pari mutuel apporte aussi sa contribution pour 8 autres pavillons. 
Les travaux s'échelonnent de 1894 à 1901-1902, date d'achèvement du bâtiment central.
En 1896, les dortoirs sont terminés et peuvent recevoir 350 enfants ; jeunes filles de tout âge et garçons jusqu'à 15 ans. 
La chapelle, oeuvre de M. Gralpois, est inaugurée sensiblement au même moment, tandis que le service d'eau et l'électricité sont installés.

L'hôpital marin est une véritable petite ville. Il se suffit entièrement à lui-même.
En 1897, il abrite 254 enfants, et près de 2000 jeunes malades y ont déjà été guéris ; On ne compte alors qu'une dizaine de décès depuis sa création.
En 1903, on décerna le titre de fondateur du sanatorium à Hippolyte Pallu , celui-ci décéda en 1921.

Chapitre consacré à Pen Bron Livre de Pierre Loti

Pen Bron : Sanatorium / Colonie de vacances

La chapelle Saint-Vincent de Paul  

Carte postale du centre marin de Pen Bron vers 1902

Visite du ministre de la Santé Publique, Mr Coste-Floret, avril 1954, dans les hôpitaux de Saint-Nazaire, Guérande et  Pen-Bron

Cécile Furtado-Heine, une bienfaitrice du Centre de Pen Bron

Panckoucke, un nom, un legs, un bâtiment pour Pen Bron

Sources : 
1) XIXe siècle La naissance des bains de mer, La Baule et la Presqu'île guérandaise
Jean-Bernard Vighetti
Août 2003, 165 P
Editions Siloë
 

2)
Pen-Bron 1887-1987 
 Yves HOREAU


3) Articles de presse, visite de Mr. Coste Floret
Service Ressources Documentaires-Archives Municipales, Mairie de Saint-Nazaire

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