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Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Un blog pour témoignage, un blog pour le site de Pen Bron de La Turballe, pour que ce Centre Marin continue son action, celle d'accueillir des enfants dans un cadre de vie et un environnement marin unique. Emmanuel

Comme je l'ai écrit dans la présentation de ce blog, tout peut arriver à n'importe qui et surtout n'importe quand, personne, non personne n'est à l'abri d'une maladie ou d'un accident.

Cela vous arrive et bien souvent la première, la seule question que l'on se pose, c'est pourquoi moi,  pourquoi moi, qu'ai je fait pour mériter ce calvaire.

Rien vous n'avez rien fait,  c’est comme ça. Cela aurait pu arriver au voisin, mais non c’est à  vous que cela arrive,  mais si c'était arrivé au voisin, il se serait posé la même question et vous, vous l'auriez plaint en vous disant, le pauvre, quel malheur arrive chez eux.


Pour moi, c’est arrivé et alors !  Je ne cherche pas pourquoi,  c’est sur moi que c’est tombé, point final !  On fait et on vit avec, pas le choix…

Quand j'étais gosse, je n'étais pas bien épais, pas bien grand, un petit gosse tout frêle qui aimait la vie, bouger, courir. 

J’avais une passion déjà tout gosse, le sport, j'adorais le sport, tous les sports.

Je montais sur un vélo, je me prenais pour Pingeon, Poulidor, je pédalais, pédalais sans arrêt. Je me faisais mon tour de France, je m'imaginais escalader les cols, finir une course dans un sprint effréné en regardant derrière moi si l'autre coureur imaginaire ne me rattraperait pas avant la ligne d'arrivée.

Si je jouais au ballon, c'était la même chose, je m'imaginais être le gardien de but, George Carnus, Barathely… Je plongeais sur les ballons pour arrêter le but qui nous aurait fait perdre le match. Bien souvent aussi le long du trottoir, je faisais la course à pied, je courrais à toute vitesse contre les voitures,  j'essayais d'aller le plus loin possible avant que celles-ci ne me dépassent.

Voila et moi le gosse tout frêle, j'aimais ces moments, jamais je ne pouvais rester sans bouger. J'adorais le sport, d'ailleurs tout gamin, j'ai fait du rugby, oui je me suis régalé à plaquer les joueurs, à vivre des moments intenses…

Par contre à l'école, je ne suis pas une flèche mais je me tiens pas trop mal quand même. 
En 1974, mes parents m'ont fait redoubler une année,  je me suis donc retrouvé avec de nouveaux copains et naturellement de nouvelles copines.
Un soir, je me rappelle un samedi soir, je pars avec ma tante voir un film Le Poséidon, un film magnifique qui reste dans ma mémoire pour plusieurs raisons.
Donc ce soir là,  arrive la fin du film et tout le monde se lève, j'en fais autant et d'un coup blocage, je me rassois et ne peux plus bouger.

Mon oncle sera obligé de me porter.
Le lendemain matin, plus rien, je peux marcher, bouger mais avec des douleurs assez importantes.
Quelques jours plus tard, mon médecin me fait passer des radios, c'est grave, mais moi je ne me rends pas compte du tout, j'ai mal, mais ça passe !
Un rendez-vous est pris d'urgence dans un hôpital pour enfants, mais des grèves font que le courrier de mon médecin met un temps fou à arriver. J'ai eu de la chance que le fils de celui-ci soit en études de médecine et j'ai enfin eu mon  rendez vous.

 

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