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Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Un blog pour témoignage, un blog pour le site de Pen Bron de La Turballe, pour que ce Centre Marin continue son action, celle d'accueillir des enfants dans un cadre de vie et un environnement marin unique. Emmanuel

Publié le par Emmanuel

Pour sa 4ème édition, le CPEDI*** de Deauville (Concours Para-Equestre de Dressage International) se tiendra du 4 au 6 avril 2014 au sein du Pôle International du Cheval.

Unique étape française du circuit « Coupe des Nations », le concours de Deauville s’est imposé, en quelques années seulement, comme l’un des plus beaux concours internationaux et l’un des plus appréciés des cavaliers, réunissant avec succès prestige et convivialité.

id6175_photo.jpgCette année encore, Deauville recevra les meilleurs nations et cavaliers de la discipline. Sophie Wells (GBR - Grade IV), meilleure cavalière du concours en 2013, Pepo Puch (AUT - Grade Ib), champion olympique en titre, José Letartre (FRA - Grade III), récent double médaillé de bronze aux Championnats d’Europe d’Herning et tricolore le plus titré en compétition para-équestre…, sont autant de grands noms attendus pour cette édition 2014.

Organisé par l'association Handi Equi' Compet dont l'objectif, depuis plus de 7 ans, est de promouvoir l'équitation para-équestre à haut niveau, le CPEDI*** de Deauville tient une place prépondérante dans le calendrier des para-dresseurs, à l'aube des Jeux Équestres Mondiaux FEI AlltechTM 2014 en Normandie.

En effet, en 2014, le jury sera composé à 90% à l’identique de celui qui officiera aux Mondiaux. Les cavaliers auront ainsi à cœur de faire le déplacement en Normandie afin de répéter leurs gammes et de juger leur niveau de performance à quelques mois de cette échéance majeure.

Si 2013 avait accueilli douze nations, une vingtaine est attendue cette année. Parmi elles, des habituées à l’image de la France, la Grande-Bretagne, le Danemark, la Belgique ou encore l’Irlande mais également d'autres nations, comme le Canada ou la Chine, pour lesquelles ce concours deauvillais est une grande première.

Côté programme, les cavaliers concourront, pendant 3 jours, sur des épreuves divisées en 5 catégories : du Grade Ia (handicaps les plus lourds) au Grade IV (handicaps plus légers).

Les vendredi 4 et samedi 5 avril serviront de support à la Coupe des Nations, se jouant par équipe sur deux épreuves distinctes : la « Team Test » et la Reprise Individuelle Imposée. Le dimanche 6 avril auront lieu les Reprises Libres, épreuves individuelles se déroulant en musique et valorisant la sensibilité artistique du couple cavalier/ cheval.

Cette version 2014 sera enfin l’occasion de nombreuses animations totalement gratuites, aussi bien pour les petits que pour les grands : journée des scolaires, spectacle équestre avec la troupe de la compagnie GRC Production, baptêmes poney, balades en calèche... Un bar à champagne de la maison «Augé-Dascier» sera également ouvert dès le premier jour du concours.

A un peu plus de 2 mois des débuts de la compétition, l’équipe d’Handi Equi’ Compet est donc en effervescence afin de proposer aux cavaliers et public une édition digne des plus grands crus.

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Publié le par Emmanuel

MEDIAS - 8.000 enfants qui ne pourront jamais être totalement autonomes naissent chaque année en France. Certains souffrent de troubles mentaux, d'autres sont trisomiques ou encore autistes, parce qu'ils réclament une attention de tous les instants, le quotidien de leurs parents se transforme parfois en calvaire.

Seule solution: confier leur progéniture à un établissement spécialisé. Parmi ceux-ci des cliniques ou hôpitaux psychiatriques, mais aussi des Instituts médico-éducatif (IME). Problème: ces derniers sont souvent bondés. L'inscription sur une liste d'attente peut être synonyme de dizaines d'années de patience. Et lorsqu'une place est libre, le rêve de voir son enfant pris en charge tourne parfois au cauchemar.

C'est ce que révèle le documentaire de Nicolas Bourgouin diffusé ce dimanche 19 janvier sur M6 à 20h50 (voir notre extrait exclusif en bas de l'article). Enfants maltraités, sur-médicamentés ou humiliés, ils seraient des milliers à subir des violences psychologiques ou physiques chaque année en France.

Ce documentaire, c'est l'histoire d'Eva, adolescente et autiste que ses parents retrouvent bourrée de neuroleptiques par le médecin de sa clinique. C'est aussi celle de cette mère, passée à deux doigts d'assassiner son fils handicapé à la suite des violences qu'il avait subies. Un geste fou qu'elle veut expliquer par l'angoisse et la terreur de ce que les enfants adviendront une fois que les parents seront partis.

De l'autre côté de la frontière, en Belgique, les centres d'accueil sont plus nombreux grâce à une réglementation moins exigeante. On les appelle les "usines à Français", comprendre à enfants handicapés d'origine française. Suspicion d'abus de biens sociaux, rémunérations abusives des administrateurs, manquements aux normes de salubrité, la réglementation plus lâche attise les dérives commerciales.

Côté français, ce sombre tableau a ses bons samaritains. Éducateurs ou membres du personnel, ils sont plusieurs à avoir filmé ou dénoncé par écrit les maltraitances dont des enfants étaient les objets. Avec ou sans succès.

 

http://www.dailymotion.com/video/x19uk6j_extrait-de-enfants-handicapes-revelations-sur-les-centres-qui-les-maltraitent_news

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Publié le par Emmanuel
A Nancy, se préparer à l’autonomie, malgré le handicap

Près de Nancy, de jeunes adultes en fauteuil roulant apprennent pendant deux ans à quitter le cocon familial ou l’établissement spécialisé, pour ne pas louper cette étape si attendue.

À la lingerie, le sèche-linge est posé au sol. Trop bas. Sortir les vêtements n’est pas simple pour Cassandra, 20 ans, assise dans un fauteuil roulant, et dont le dos douloureux l’empêche de se pencher. Elle y parvient grâce à une pince qu’elle actionne à l’extrémité d’un manche. Au fur et à mesure, elle plie chaque élément sur ses cuisses. Butant sur un caleçon pelotonné à l’intérieur, et dont elle peine à saisir l’extrémité, elle peste : « J’en ai marre, je ne suis pas douée pour plier. » Mais elle persiste et y parvient, toute seule.

Cassandra fait partie des 13 résidents de l’École de la vie autonome (EVA), à Vandœuvre-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle). Pendant deux ans, elle se prépare à prendre son indépendance. Les deux années suivantes, appelées « étape 2 », elle habitera un appartement en ville, toujours suivie par l’EVA, avant de devenir véritablement autonome. Un parcours qui peut sembler long mais qui doit permettre de lever les appréhensions sans précipitation, tout en y étant poussé : contrôle continu et évaluation jalonnent cette formation.

Réussir son autonomie

L’EVA a été ouverte en octobre 2012 par l’Office d’hygiène sociale de Meurthe-et-Moselle, association gérant de nombreux établissements destinés aux personnes en situation de handicap. Il s’agit d’aider des personnes porteuses de handicap moteur, parfois sévère, vivant auparavant chez leurs parents ou en établissement, à prendre leur envol sans y laisser de plumes.

 « J’ai eu un appartement de 20 à 22 ans. Mais mon rêve s’est transformé en cauchemar, se souvient Emmanuel, 28 ans. Je n’avais pas appris la solitude. Je mangeais n’importe quoi, je ne savais pas gérer mon argent, je me suis mis à boire et à avoir de mauvaises fréquentations. » Désormais averti, il ne veut plus rater sa chance.

L’EVA est un sas : ni tout collectif ni toute indépendance. Chacun dispose de son studio, qu’il adapte en fonction de son handicap, avec le recours à la domotique si besoin. Un réfectoire permet de partager des repas. Une équipe de professionnels est disponible en permanence pour accompagner les résidents dans leurs démarches.

Dans le couloir baigné d’une odeur de chocolat, l’ergothérapeute explique à un résident comment entrer la date d’un rendez-vous dans l’agenda de son téléphone. À côté, un petit groupe prépare un gâteau d’anniversaire. Caler son fauteuil pour battre les œufs, connaître des ustensiles de cuisine facilitant la préhension font partie des astuces délivrées par la technicienne en économie sociale et familiale. « Nous ne résolvons pas la dépendance mais décortiquons le quotidien et mettons en place des stratégies de compensation », explique la directrice, Vanessa Balthazard.

« Apprendre à se blinder »

Un an après l’ouverture, les résultats sont tangibles. « Les résidents sortent tous régulièrement de la structure. Ils sont inscrits à la gym ou à des ateliers cinéma, font du bénévolat. Côté vie quotidienne, ils progressent très vite, préparent, par exemple, eux-mêmes leur petit-déjeuner », commente la responsable. « Ils stressent moins à la réception d’un courrier. Au début, ils le laissaient de côté ou paniquaient. Maintenant, ils l’ouvrent, comprennent de quel organisme il s’agit, osent prendre rendez-vous avec moi et savent exprimer leurs demandes. Mes permanences sont quasiment toujours pleines », constate Aurélia Iglesias, l’assistante sociale. 

Le plus difficile est peut-être ailleurs : « Ils doivent changer de référentiel, acquérir les codes du milieu ordinaire. En institution, l’autre était bienveillant et tout était pensé pour eux. Ils doivent apprendre à se blinder, à ne pas faire confiance au premier venu », note Vanessa Balthazard, qui a déjà mis en place un temps de sensibilisation au sujet de Facebook.

Accompagnement et volonté

L’enjeu de l’EVA dépasse largement la quête de liberté des jeunes majeurs valides. « Ma mère ne sera pas toujours là, il faut que je prenne les rênes toute seule. Je ne veux pas me laisser rouler dans la farine par les professionnels de santé ou du logement qui me suivront », explique Emma, joviale jeune femme de 22 ans. Arrivée du Nord il y a huit mois, elle parvient déjà beaucoup mieux à faire ses courses et ose davantage téléphoner aux administrations, malgré son élocution imparfaite. « La paperasse, c’est tellement compliqué ! Oui, l’autonomie, ça s’apprend ! ça peut même prendre des années », confie-t-elle dans un rire.

Sur le chemin de la pharmacie de quartier, un travailleur social l’accompagne, ainsi que deux camarades. Objectif : repérer l’itinéraire accessible, apprendre à gérer seul son traitement et à maîtriser le système de remboursement des soins. Emma s’aperçoit qu’elle a oublié sa carte bancaire et promet de payer le lendemain. Un brin anxieuse, elle garde son calme : « Je vais essayer de venir seule, ça va aller, je prendrai mon temps ». « Il faut prendre confiance en toi » l’encourage Laura, résidente depuis l’ouverture. Ses parents n’étaient initialement pas favorables à son départ : elle sait ce que volonté signifie.

ÉLISE DESCAMPS (correspondante régionale à Vandœuvre-lès-Nancy en Meurthe-et-Moselle)

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Infos Handicap

Les handicapés ayant une incapacité d'au moins 50 % peuvent liquider leur retraite à taux plein avant l'âge de 65 ans, dès le 1er fevrier 2014. La retraite anticipée leur est aussi ouverte.

La loi sur la réforme des retraites améliore les droits des personnes handicapées en leur permettant de bénéficier d'une retraite à taux plein, dès l'âge légal de la retraite, au lieu d'attendre 65 ans, si leur incapacité atteint au moins 50 %. Elles peuvent aussi bénéficier de l'Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), au même âge. 

Ces personnes pourront également partir à la retraite dès 55 ans, sous réserve de réunir les conditions d'assurance et de cotisations requises. Auparavant, il fallait justifier d'une incapacité de 80 % ou être reconnu comme travailleur handicapé, qualité attribuée selon l'incidence du handicap sur l'emploi occupé.
Ces mesures favorables aux handicapés entrent en vigueur au 1er février 2014.

Thierry Osifre

Lire aussi : Liens externes :
  • LOI n° 2014-40 du 20/01/2014 garantissant l'avenir et la justice du système de retraites, JO du 21


Outils pratiques :

Formalités et démarches

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Infos Handicap

En 2014, JobinLive continue son engagement en faveur de la diversité et vous donne rendez-vous sur les grands événements dédiés à l’emploi des personnes handicapées. Découvrez les journées de recrutement, les Mardis du Handicap avec une couverture géographique plus large et sectorielle, retrouvez-nous en avril et octobre sur le Village Handicap de MissionHandicap.com et Emploi-Pro, et en novembre sur les forums emploi organisés par L’ADAPT et l’Agefiph, lors de la 18ème Semaine pour l’Emploi des Personnes Handicapées.

Les Mardis du Handicap : 32 dates en 2014

Les Mardis du Handicap sont des journées de recrutement (de 10h à 17h) en faveur des personnes en situation de handicap. Lors de ces journées, les candidats postulent auprès d’entreprises de différents secteurs, profitent des conseils de professionnels en Ressources Humaines et peuvent réaliser leur candidature vidéo.

Les Mardis du Handicap 2013 ont accueilli environ 3000 candidats pour répondre aux besoins en recrutement de plus de 70 grandes entreprises. Fort de ce succès, les Mardis du Handicap continuent avec plus de dates et s’installent dans de nouvelles villes en région.

En 2014, 32 journées de recrutement en faveur des personnes en situation de handicap seront organisées partout en France (Paris, Lyon, Marseille, Nantes, Nice, etc.), dont certaines dédiées à une thématique ( fonctions IT, alternance, fonctions support etc.)

Les candidats s’inscrivent en déposant leur CV sur le site : www.missionhandicap.com

Tous les profils sont concernés (du CAP au Bac +5), une présélection est effectuée en fonction des postes proposés par les partenaires.
Contact entreprise : au 0825 826 674 ou par mail, contact@missionhandicap.com

Le Village Handicap de MissionHandicap.com et Emploi Pro (Avril et Octobre)

Deux dates à noter dans vos agendas ! La 3ème édition se déroulera le 8 avril 2014 à la Grande Arche de la Défense à Paris et la 4ème sera organisée au mois d’octobre. Les Salons Emploi-Pro (Top Fi-assurance, Top Ingénieurs, Top Techniciens, Top Distribution, Prest-Ho) sont des évènements emploi incontournables. A cette occasion MissionHandicap.com propose un espace handicap dédié au recrutement de personnes en situation de handicap.

NB : en 2013, 30 entreprises étaient présentes sur le Village Handicap et plus de 1200 visiteurs en situation de handicap ont été accueillis.

La Semaine pour l’Emploi des Personnes Handicapées 2014

La SEPH est le rendez-vous incontournable de l’emploi des personnes en situation de handicap et de tous les acteurs engagés en faveur de la diversité. Comme chaque année, la société JobinLive s’engage et participe au mois de novembre à cet événement à travers une communication ciblée sur ses sites d’information dédiés au recrutement de personnes handicapées et par sa présence sur les forums emploi organisés par L’ADAPT et l’Agefiph.

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Publié le par Emmanuel

Créée par Thibault Lebocq, diplômé du programme Marketing et Gestion des Entreprises de l’IDRAC, Aidodys est une start-up sociale qui développe une solution innovante facilitant l'accès à la lecture des enfants en situation de difficultés scolaires et/ou d’handicap "DYS".

Cette solution est une application web permettant l’adaptation personnalisée de la mise en page des supports scolaires pour répondre à chaque profil d’enfants porteurs de troubles.

En France, 1 à 2 enfants par classe sont porteurs de troubles « DYS » (Dyslexie, Dysphasie, Dyspraxie) et 1 enfant sur 5 sont en situation d’échec scolaire à cause d’un trouble de l’apprentissage. Légalement, chaque établissement est tenu d’intégrer un maximum d’enfants porteurs de handicap dans des classes ordinaires.

Cependant, les enfants « DYS », pour pouvoir lire, ont besoin de supports de lecture dont la mise en page est adaptée à leurs difficultés (par exemple pour un enfant dyslexique : espace entre les mots, repérage en couleurs des sons complexes…).

Aidodys créera l’application web adaptée en suivant les préconisations d’un orthophoniste. Celui-ci définit les différents paramètres de mise en page pour chaque profil d’enfants « DYS ». L’application web suivra l’enfant à la maison et à l’école, permettant un gain de temps pour les enseignants et les parents.

Mais le plus important est que cette solution donne aux enfants atteints de troubles « DYS » davantage d’autonomie dans l’apprentissage, permet moins de fatigue et une meilleure compréhension des textes pour ces enfants.

NB : cette solution d’aide à l’apprentissage sera commercialisée début 2014 sur le principe d’un abonnement mensuel.

3 Questions à… Thibault Lebocq, Président d’AIDODYS

En quoi votre formation à l’IDRAC vous a-t-elle aidé à vous lancer dans ce projet ?

J’ai été diplômé en 2012 du programme Marketing et Gestion des Entreprises avec dominante « PME Créa ». A la fin de ma 3ème année, j’ai eu l’opportunité d’exploiter une idée de ma mère, suite à son expérience terrain en tant qu’Employée de Vie Scolaire (EVS) au sein d’une école. Cette dominante « PME Créa » m’a donc permis d’acquérir les bases en gestion de projet et surtout cette formation m’a permis de consacrer mon année d’étude à la construction et la concrétisation du projet Aidodys tout en validant mon année. Un véritable tremplin. Une formation vraiment créatrice d’entrepreneurs...

Pouvez-vous nous présenter votre application ?

La start-up repose sur une innovation avant tout sociale. Nous sommes une équipe d’associés composée de 6 personnes dont 3 porteuses du projet : Corinne LEBOCQ qui est à l’origine du projet, Sergey POLYARUS qui est notre développeur informatique et moi-même en tant que Président de la SAS. Nous cherchons à répondre à des besoins sociétaux encore mal satisfaits qui sont l’apprentissage adapté des enfants à besoin éducatif particulier (dyslexie, dyspraxie et autres troubles…) et le lien social entre la rééducation (orthophonistes et ergothérapeutes) et les apprentissages (enseignants et parents).

La solution innovante Aidodys est une application web d’adaptation des supports pédagogiques. Le principe est d’adapter rapidement tous les types de supports pédagogiques au profil de chaque enfant en difficulté afin de faciliter leur accès à la lecture. Avec notre solution d’apprentissage personnalisé, c’est le contenu pédagogique qui s’adapte aux difficultés de l’élève et non plus le contraire ! Ce projet entre pleinement dans le cadre de l’école inclusive instaurée par le Ministère de l’Education Nationale.

Quels conseils auriez-vous à donner à un jeune diplômé qui souhaite se lancer dans l’économie sociale et solidaire ?

Mon conseil est de se rapprocher des réseaux d’accompagnement et notamment Alter’incub qui est un incubateur spécialisé dans l’innovation sociale. Cet incubateur accompagnera le jeune diplômé dans la création de l’ESS.

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Le sport et le handicap

L’artiste Sue Austin, handicapée depuis 1996, a réalisé un rêve : faire de la plongée sous-marine grâce à un fauteuil roulant spécifique, conçu à l’aide d’ingénieurs ! Découvrez sa magnifique performance en vidéo !

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En 2005, Sue Austin prend des cours de plongée. 7 ans après, elle relève un pari surprenant et admirable : effectuer de la plongée sous-marine dans un fauteuil roulant adapté à cet usage ! Pour cela, Sue Susan a fait appel à des ingénieurs afin de concevoir le dit fauteuil : « Lorsque nous avons commencé à parler aux gens de ce projet, les ingénieurs disaient que ça ne marcherait pas. Que le fauteuil roulant irait en vrille et qu’il n’avait pas été conçu pour aller dans l’eau. Cependant j’étais certaine que ça marcherait » explique t-elle. Et à force de persévérance, son projet a vu le jour !

Son fauteuil est équipé de deux ailes fixées sur le repose-pieds pour lui permettre de s’orienter, de deux propulseurs placés sous l’assise qu’elle peut contrôler avec des boutons situés sur les accoudoirs, mais également d’une bouée rattaché au dossier du fauteuil. Mais la démarche de Sue Austin va bien au delà du simple souhait d’explorer les fonds marins. Sa volonté est aussi de nous pousser à nous intérroger sur la notion de la différence et de la diversité au sein de notre société grâce à un projet artistique. Elle a ainsi pu réaliser un film intitulé Creating the Spectacle, diffusé aux Jeux Paralympiques 2012 de Londres, que nous vous proposons de découvrir aujourd’hui.

http://www.youtube.com/watch?v=1atfF5mt0dk

au cas ou la video ne demarre pas sur google : elle fait de la plongée en fauteuil

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Infos Handicap

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Jean Christophe Parisot de Bayard

Préfet en mission de Service public chargé de la lutte contre l'exclusion

 

La perception du handicap est un puissant révélateur du degré d'évolution d'une société. L'accueil de la différence physique, psychique ou mentale questionne l'ensemble des représentations que nous nous faisons de la fragilité, du pouvoir de créer et de rassembler. Pour beaucoup, elle, la vulnérabilité est un manque alors qu'elle devrait être chance. "C'est lorsqu'on est sans aucune ressource, qu'il faut compter sur toutes". Ce n'est pas moi qui le dit mais Sun-Tse écrivain de l'Art de la guerre rejoint par Paul de Tarse : "C'est quand je suis faible que je suis fort". Quand on a un handicap, il faut franchir des sommets et des ravins. Etant le premier Préfet handicapé de France, je crois utile d'apporter ma contribution au débat.

Le gisement de croissance et de consommation ne se trouve plus chez les diplômés, les élites connues et reconnues. Elles reproduisent sans surprise les modèles parentaux et n'apportent qu'une faible plus-value notamment face aux classes moyennes des pays émergents.

Lorsque je suis invité à faire une conférence retraçant mon parcours, mon auditoire français est stupéfait par plusieurs réflexions.

  • Le pouvoir de décider a été trop longtemps associé à la force physique. Depuis la Préhistoire, le chef devait être grand, fort, viril. Aujourd'hui, c'est la compétence qui est réclamée comme premier attribut du pouvoir. Il faut donc repenser la communication publique. Lorsque je dois prendre la parole, la tribune officielle, le pupitre, l'amphi ne sont jamais prévus pour qu'une personne handicapée "enseigne". On doit aménager en catastrophe un aménagement maison pour me donner la parole ailleurs qu'au fond de la salle. S'intégrer dans tous les domaines de la vie, c'est possible, normal, décapant. On regarde de moins en moins les diplômes mais le dynamisme créatif des individus.
  • L'inaccessibilité globale de la société n'est pas assez vécue comme autant de situations d'apartheid ergonomique. Personnes âgées, mamans enceintes, personnes handicapées : unissons-nous ! La civilisation des escaliers a produit trop d'accidents, de drames, de situations d'enfermement. Les rampes, bateaux conçus avec astuce, ascenseurs, feux sonores, signalétique braille sont une libération pour tous. Un jour en sortant d'une conférence, une lycéenne est venue me voir. Elle me demanda si son frère aîné aurait réussi à entrer dans une prestigieuse école s'il n'avait pas été handicapé ' Je répondis que je ne connaissais pas son frère mais que ce qui m'intéressait c'était le pourquoi de cette question. Etonnée, la jeune fille me dit avec un trouble certain : "c'est étrange mais j'ai l'impression qu'être handicapé lui a servi au lieu de le desservir". Cette déclaration spontanée montre que notre monde bouge.
  • Les lois révèlent l'état d'avancement de la prise en compte de la différence mais pas assez d'une révolte contre l'injustice ! Quand vous roulez en fauteuil roulant sur un trottoir pendant 200 mètres... pour vous apercevoir qu'au bout il n'y a pas de bateau pour descendre, cela vous donne envie d'aller parler aux architectes, quand vous allez au restaurant et qu'on vous dit que les WC sont au sous-sol sans ascenseur, quand on vous dit que le film que vous voulez voir est dans une salle sans accès ou qu'il faudra rester le nez collé à l'écran, c'est là que l'on se demande si ce n'est pas la société qui est inadaptée et non soi-même!

Allons plus loin encore. Les exemples présentés nous bousculent : et si cela m'arrivait ? Comment réagirai-je ? Quels talents solliciterai-je ? Comment mieux construire notre trajectoire de vie ? Anticiper sans crainte nos limites physiques, intellectuelles, affectives ? Ce gisement d'optimisme n'est pas destiné qu'aux personnes handicapées. Il s'adresse à chacun de nous.

Quand je rends visite aux collégiens, je sais qu'ils ne feront plus pareil. Ils ont des copains et copines handicapés qui étudient avec eux, ils savent qu'un emplacement réservé ce n'est pas le leur, ils savent par Intouchables et le téléthon que la vie est en chacun. Je ne veux plus qu'on enferme les personnes handicapées dans une image dépassée, fausse et mortifère. Je veux que les talents, l'imagination, la fraternité soient des réalités vécues, voulues, défendues. Ce sont souvent nos frères, les hommes qui nous mettent des obstacles, sans le savoir ni le vouloir le plus souvent.Nous vivons assurément un profond changement de société. Nous sommes en train de repenser la vie quotidienne. ll faut même aller plus loin : accélérer la prise de conscience des nouvelles générations ! J'insiste particulièrement sur le travail de sensibilisation mené auprès des scolaires pour rattraper notre retard vis-à-vis les Etats-Unis ou de la Scandinavie.

L'opération Différent comme tout le monde, lancée auprès de 56 collèges du Languedoc-Roussillon, est une avancée. Tous les participants de ce grand défi le savent : nous repoussons la peur de l'autre pour mieux vivre ensemble. Lorsqu'un enfant dit "qu'est-ce qu'il a le monsieur ?", j'aime voir le parent poser un genou à terre et dire calmement à l'enfant attentif : il est différent car il ne peut marcher ou voir comme toi, alors on lui a fait un appareil qui l'aide". L'enfant rassuré et souriant vient de commencer sa vie de citoyen! Pendant des siècles, on a voulu cacher la personne différente comme si cette différence était une malédiction. Aujourd'hui, forts des recherches sur l'évolution de l'espèce humaine, on s'aperçoit que ce n'est pas le plus fort qui résiste mais celui qui s'adapte. Les stratégies élaborées par les personnes handicapées doivent être mieux connues et diffusées. C'est le facteur de progrès le plus méconnu. L'ergonomie urbaine, les sciences de l'information, la mode, la politique, le management sont bouleversés. La vie quotidienne intègre chaque jour cet art de vivre autrement.

En savoir plus sur le site : www.differentcommetoutlemonde.org, ou sur Facebook.

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Animations culturelles

Les magnifiques clichés du photographe Matej Peljhan traduisent les rêves d'un petit garçon en fauteuil roulant.

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Luka, 12 ans, est atteint de dystrophie musculaire, une maladie qui le cloue à un fauteuil roulant. Matej Peljhan a souvent photographié des personnes handicapées, il a de la sensibilité pour ses gens fragiles mais forts et a décidé de prendre récemment pour modèle cet enfant débordant d'imagination. Afin d'apporter un peu de gaieté dans la vie du garçon, il lui fait réaliser un à un ses rêves le temps d'un cliché grâce à des illusions d'optique. On peut ainsi voir le préadolescent monter des escaliers, jouer au basket, faire du skate board, de la plongée ou encore du breakdance. Au lieu d'avoir recours à des retouches, le photographe a préféré installer les scènes au sol et prendre les clichés du dessus. 

Je te propose de regarder les huit photos très émouvantes et très belles qui composent cette série intitulée Le Petit Prince.

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Infos générales

Pour sa nouvelle campagne de pub, la marque Diesel a choisi une égérie peu conventionnelle : une blogueuse mode atteinte de dystrophie musculaire, ce qui l’oblige à se déplacer en fauteuil roulant.

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Dans la famille des marques de mode qui se bougent le popotin pour faire avancer les mentalités, je demande Diesel ! Pour sa nouvelle campagne de pub, la célèbre marque de denim a choisi une égérie peu commune : son petit nom, c’est Jillian Mercado et c’est une blogueuse mode new-yorkaise qui officie sur le site Manufactured 1987.

Depuis ses 12 ans, Jillian est atteinte d’une dystrophie musculaire qui l’oblige à se déplacer dans un fauteuil roulant électrique. Cela dit, son handicap ne l’a pas empêchée de devenir l’une des blogeuses les plus influentes de New York à seulement 23 ans.

Pourtant le monde de la mode n’est pas le secteur le plus tolérant du monde, surtout quand il s’agit de physique. Jillian avait d’ailleurs confié au DailyBeast : « je savais que je me jetais dans la gueule du loup en voulant bosser dans la mode. Je travaille aussi dur que les autres, mon fauteuil ne me donne pas la permission de me relâcher ». Pari réussi puisque la demoiselle tient maintenant un blog, travaille pour le magazine WeTheUrban, et assiste à tous les défilés et les soirées branchées de la Fashion Week.

Le parcours et la détermination de la blogueuse ont touché Diesel qui a voulu lui faire honneur dans sa nouvelle campagne publicitaire. Le directeur artistique Nicola Formichetti a justifié son choix en expliquant au Huffington Post « qu’il n’y a pas besoin d’être une mannequin conventionnelle pour représenter l’esprit d’une marque ».

Je trouve l’initiative de Diesel très cool : la marque bouscule les codes en jouant la carte de la diversité et prouve qu’un corps différent ou déformé n’est pas laid !

En décembre, un autre projet intitulé Pro Infirmis avait mis en valeur des mannequins  handicapés dans des vitrines de grands magasins : ce genre d’initiatives me fait retrouver la foi en la mode qui reste un secteur très élitiste concernant les canons de beauté.

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