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Le grain de sable
La Bernache Cravant
Si les mois d’été voient affluer les vacanciers en grand nombre sur
les plages de notre côte atlantique, les mois d’hiver attirent d’autres
migrateurs venus chercher des températures agréables pour eux,
ainsi qu’une nourriture abondante.
Certains sont des habitués de la région, comme la Bernache de
Cravant, d’autre sont des «occasionnels» comme ce Bruant des
neiges rencontré cet hiver à Pen-Bron.
La Bernache Cravant (Branta Bernicla), petite oie marine à peine
plus grosse qu’un gros canard vient par milliers hiverner sur les
côtes de la Loire-Atlantique, d’Octobre à Mars. Elle est
facilement reconnaissable à sa poitrine, sa tête et son cou noir
avec une petite tache blanche de chaque côtés formant comme un
collier. Les flancs sont plutôt gris argenté, le bec est court et
Hivernants
noir, les pattes palmées sont noires, seul le dessous de la queue
est blanc.
Ne pesant guère plus d’un kilo pour une envergure de 1 à 1,20 m,
elle effectue chaque année un voyage de 8000 km pour s’offrir ce
séjour dans la presqu’île Guérandaise. Quand on aime on ne
compte pas … les km depuis la Sibérie, l’Alaska et autre
Groenland : pays ou elle niche.
Cette oie grégaire fréquente nos vasières et nos lieux humides
(comme le Traict du Croisic) pour s’y alimenter. Végétarienne, elle
trouve ici en abondance algues vertes, salicornes et autres
herbacées en hiver; en été, dans les pays nordiques, elle se
nourrit d’algues, de mousses et de lichens.
En bandes, elle est assez bruyante et pousse des cris sonores et
gutturaux; assez peu farouche, on l’approche avec délicatesse à
une dizaine de mètres, mais si elle pressent un danger, l’alerte
est donnée et toute la bande décolle sous vos yeux.
C’est la femelle qui bâtit le nid à même le sol à l’aide des
matériaux trouvés sur place : algues, mousses et lichens avant de
compléter la « couche » avec son propre duvet. Après y avoir
pondu de 3 à 5 oeufs vers le mois de juin, les oisillons naîtront un
peu plus de trois semaines plus tard (24 / 26 jours).
Bernahes Cravant en vol
Bruant des neiges
(Plectrophenax nivalis) - Comme la bernache,
se reproduit dans les régions arctiques de l'Amérique du Nord à la
Sibérie, mais contrairement à elle, il vient assez rarement et
surtout en très petit nombre jusque sur la côte Atlantique,
s’arrêtant plus fréquemment aux côtes de la Manche ou de la mer
du Nord (2 à 300 individus en France). Amoureux de la région ou
erreur de GPS, on ne le saura jamais, mais j’ai pu accompagner
celui-ci pour une petite balade sur la plage de Pen-Bron.
Il mesure env. 15 cm de long pou une trentaine de centimètre
d’envergure autrement dit la taille d’un moineau. Bruant très
clair, poitrine entièrement blanche, en hiver, le mâle a la tête et
le dessous blanchâtres, avec du roux sur la tête,
Réputé assez confiant, agité et vif, toujours en perpétuelle
recherche de nourriture, surtout des graines : c’est un granivore
ne refusant pas des pousses de plantes du bord de mer.
Le nid du bruant des neiges est construit à même le sol dans des
rochers ou entre des pierres avec végétaux (feuilles, mousses,
lichens) et terminé avec des plumes. Les 4 à 6 oeufs écloront
après 12 à 13 jours.
Merci à ce dernier de m’avoir accordé quelques minutes afin de
vous le présenter.
Kenavo ! Au revoir



