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Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Un blog pour témoignage, un blog pour le site de Pen Bron de La Turballe, pour que ce Centre Marin continue son action, celle d'accueillir des enfants dans un cadre de vie et un environnement marin unique. Emmanuel

Publié le par Emmanuel

Dans la droite ligne de son précédent colloque « Autonomie enchaînée, autonomie déchaînée » organisé en mars 2012, l’association Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir poursuit ses travaux de réflexion sur le handicap et les discriminations en questionnant les différentes représentations de la vulnérabilité.

Dans son intervention au Colloque 2012, Françoise Héritier, anthropologue, soulignait que les chaînes qui entravent la liberté d’action de la personne handicapée ne sont pas tant physiques que mentales ; elles sont avant tout dans les représentations du handicap construites par la société.

Pourquoi la vulnérabilité de la personne handicapée est-elle assimilée à une forme de faiblesse, de dépendance, voire de passivité ? Ces représentations n’ouvrent-elles pas la voie aux discriminations ?

Le colloque « Vulnérabilités, handicaps, discriminations : on en parle » invite à dépasser ces représentations banales du handicap, à repenser la vulnérabilité afin d’en révéler la force positive et dynamique et ainsi favoriser l’émergence d’une nouvelle éthique qui soutient la participation des personnes handicapées. En effet, la situation de dépendance physique des personnes handicapées n’entame pas leurs capacités à s’affirmer comme individus, à exprimer leurs émotions, leur sensibilité, leur créativité et à lier des relations affectives. Le défi pour notre société est alors d’accompagner, de soutenir cette capacité à exister avec les autres.

Le programme

9 h 00 : Accueil des participant-e-s

9 h 30 : Ouverture de la journée par Maudy Piot, présidente de FDFA, Françoise Laborde, journaliste, membre du CSA, marraine de la journée, Charles Gardou, anthropologue, université Lyon 2, parrain de la journée, Pénélope Komitès, adjointe au Maire du 12ème arrondissement en charge des affaires sociales, de la santé, de la solidarité et des personnes en situation de handicap et Sylvie Savignac, directrice Diversité Égalité des chances du Groupe La Poste.

Animation de la matinée : Françoise Laborde

10 h 00 – 10 h 45 : Conférence de Charles Gardou, anthropologue : « La notion de société inclusive » et discussion avec la salle
10 h 45 – 11 h 00 : Pause
11 h 00 – 12 h 30 : table ronde avec Henri-Jacques Stiker, anthropologue, Elisabeth Auerbacher, avocate, Jacques Sémelin, historien et Anne-Sophie Parisot, juriste suivie d’un dialogue avec la salle.

Conclusion de la matinée par Françoise Laborde et Charles Gardou

12 h 30 – 14 h 00 : Déjeuner libre
Animation de l’après-midi : Danielle Michel-Chich
14 h 00 – 15 h 00 : Dialogue entre Emmanuel Hirsch, professeur d’éthique médicale et Bernard Ennuyer, sociologue et discussion avec la salle.
15 h 00 – 15 h 15 : Pause
15 h 15 - 16 h 00 : ateliers d’échanges :

1 – « La vulnérabilité est-elle une force ? »
Animation : Bernard Ennuyer et Nicole Huppau
« Est-ce la même chose que limite, faiblesse, précarité, etc. ? Quel rapport entre la vulnérabilité et la discrimination ? On parle beaucoup aujourd’hui de vulnérabilité ; n’est-ce pas par antidote à une toute puissance qui s’épuise quelque peu ? La vulnérabilité pourrait alors n’être pas discriminatoire mais au contraire un ferment d’équilibre de notre monde. »
Henri-Jacques Stiker

2 – « Les discriminations vues par les personnes handicapées »
Animation : Maudy Piot et Clotilde Largillier
Cet atelier travaillera sur le ressenti de la discrimination par les personnes en situation de handicap. Le vécu des discriminations par les personnes porteuses de handicap peut-il se satisfaire du seul cadre juridique (saisine du Défenseur des Droits) ? Dans quelle mesure le parcours de vie de la personne handicapée aggrave-t-il l’impression de discrimination ?

3 – Vulnérabilités, discriminations : comment se conjuguent-elles ?
Animation : Elisabeth Auerbacher et Danielle Michel-Chich
« Les discriminations prohibées par la loi sont explicitement et limitativement définies, tant pour les critères que pour les domaines dans lesquels s’exercent les discriminations.
Elles portent sur l’origine, le sexe, la situation de famille, la grossesse, l’apparence physique, le patronyme, l’état de santé, le handicap, les caractéristiques génétiques, les mœurs, l’orientation sexuelle, l’âge, les opinions politiques, les activités syndicales, l’appartenance ou la non appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.

Elles visent les inégalités de traitement dans l’emploi, le logement, l’éducation et la formation, l’accès aux biens et services, publics et privés, l’accès aux soins et aux services sociaux. »

(Texte de présentation du site du Défenseur des Droits, chapitre « Lutte contre les discriminations »)

4 – Quelles approches et quelles évolutions dans nos mentalités et nos pratiques pour une véritable citoyenneté des personnes handicapées ?
Animation : Emmanuel Hirsch et Alix de la Tour du Pin
« Par quelles approches et quelles évolutions dans nos mentalités et nos pratiques, parvenir en effet à reconnaître une citoyenneté, une appartenance et une existence dans la cité à des personnes si habituellement contestées en ce qu’elles sont, exclues des préoccupations immédiates, acculées à un statut approximatif et précaire, survivant à la merci d’une condescendante charité publique ou d’initiatives associatives elles-mêmes vulnérabilisées par des arbitrages économiques contraints ? Cette absence d’un regard, d’une attention vraie — si ce n’est dans l’espace relativement confiné du domicile ou d’instances spécialisées propices à une hospitalité vraie, assumée ensemble par des professionnels engagés et des proches vigilants — est révélatrice d’une incapacité à saisir la richesse que recèlent ces existences — autant de faits d’humanité dont la valeur et la signification ne peuvent que renforcer un souci exigeant du bien commun dès lors que cette intelligence du réel, cette expérience dans sa singularité même peuvent nous enrichir là même où la modernité nous a appauvri. »
Emmanuel Hirsch « Auprès de la personne en situation de handicap »

16 h 00 – 16 h 30 : Mise en commun des ateliers
16 h 30 – 17 h 00 : Conclusion par Danielle Michel-Chich et Maudy Piot
17 h 00 – 18 h 00 : Mon Cinéma sans Image « Un mariage à Lyon » de Stefan Zweig, réalisation Jean

Marraine : Françoise Laborde, journaliste, membre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel

Parrain : Charles Gardou, anthropologue, professeur à l’Université Lumière Lyon 2, auteur de Fragments sur le handicap et la vulnérabilité et de La société inclusive, parlons-en ! Il n'y a pas de vie minuscule

Mardi 19 novembre 2013, 9h-18h, Maison de la Mutualité - Paris

Entrée gratuite sous réserve d'inscription préalable. Participation aux frais laissée à discrétion.

NB : Accessibilité totale des lieux et des débats : traduction en LSF, retranscription en direct sur écran (vélotypie), boucle magnétique, programmes en caractères agrandis et en Braille (à préciser lors de l'inscription).

Attention ! Le nombre de places étant limité, l'inscription est obligatoire.
Pour celles et ceux qui n'auraient pas encore effectué la démarche, vous pouvez vous inscrire avec le formulaire d'inscription en ligne

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