Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Un blog pour témoignage, un blog pour le site de Pen Bron de La Turballe, pour que ce Centre Marin continue son action, celle d'accueillir des enfants dans un cadre de vie et un environnement marin unique. Emmanuel

Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Le sport et le handicap

Dès la première journée, la délégation française a décroché deux médailles ! Et d’abord un titre pour Marie Bochet qui l’a emporté en ski alpin dans l’épreuve de descente debout.

La jeune Savoyarde de 20 ans, quintuple championne du monde en titre, victime d’une atrophie du bras gauche congénitale, s’est imposée devant la Russe Inga Medvedeva et l’Américaine Allison Jones.

Cette première médaille tricolore est tombée 25 minutes à peine après le début des compétitions : «Commencer les Paralympiques par une médaille d’or, ça fait du bien. Je vais bien profiter de celle-là», a déclaré la skieuse à l’arrivée.

«Abraracourcix» en bronze

Un peu plus tard dans la matinée, sur les mêmes pentes de Rosa Khoutor, le site alpin de Sotchi, c’est Vincent Gauthier-Manuel, le porte-drapeau français lors de la cérémonie d’ouverture vendredi soir, qui s’est illustré en décrochant le bronze, également en descente debout.

Surnommé «Abraracourcix», en raison de son handicap (Ndlr : il est né avec un seul bras), cet athlète de 27 ans, quintuple champion du monde (2011 et 2013), avait été double médaillé d’argent aux JO Paralympiques de Vancouver en 2010. Également inscrit à Sotchi en géant, super G et slalom, il vise l’or.

Du côté des autres Français engagés, Romain Rosique a pris la 16e place du biathlon courte distance (7,5km) en catégorie assis, Benjamin Daviet la 7e en catégorie debout, une petite erreur de tir lui ayant fait perdre du temps pour sa première course aux Jeux. Toujours en biathlon (catégorie déficient visuel), Thomas Clarion et son guide Julien Bourla ont terminé 15es.

4 titres et 12 breloques pour les Russes

La France pointe du coup à la sixième place au tableau des médailles, déjà largement dominé par la Russie, qui a fait le plein avec douze médailles, dont quatre en or, devançant l’Allemagne avec deux médailles d’or.


Portrait. Les derniers Jeux de la médaillée de Turin et Vancouver.

Solène Jambaqué, l'espoir des Pyrénées

Il n’y a qu’une Pyrénéenne parmi les 15 skieurs français qui participent depuis vendredi aux Jeux Paralympiques d’hiver de Sotchi : Solène Jambaqué, 25 ans, la skieuse de Peyragudes. Déjà médaillée aux jeux de Turin (2006) et Vancouver (2010), cette championne d’1,68 m pour 74 kg rêvait pour ses derniers jeux d’une médaille en descente, mais elle s’alignera à tous les départs : superG, Géant, supercombiné et Spécial.

Opérée à deux reprises des ligaments croisés, plus récemment du ménisque, cette battante qui vient de terminer ses études de kinésithérapeute skiera avec une attelle sur la jambe droite. Le côté droit, c’est son point faible, celui d’une hémiplégie de naissance, qui lui vaut d’être inscrite en handisport.

Solène est avant tout skieuse, dans une famille de skieurs de Luchon. Poussée sur les planches dès l’âge de 2 ans par Michel, son père pisteur dameur à Peyragudes, elle s’est alignée en course jusqu’à 12 ans avec les «valides» avant de passer en handisport… «C’était une décision difficile à prendre, se souvient sa mère, mais il fallait en passer par là pour continuer la compétition, et comme elle a la gagne…».

Le bac, le permis, les études

À l’âge de 17 ans, deux ans après la mort de son père d’une tumeur cérébrale foudroyante, Solène aligne les victoires à Turin : l’or en descente et super G, l’argent en géant, le bronze en spécial. Une moisson pour les Pyrénées, alors que du côté des valides, deux semaines plus tôt, il avait fallu se contenter du bronze de Polo de Le Rue.

Une fois les médailles rangées, «Soso» avait repris la vie normale d’une sportive sérieuse : le bac, le permis de conduire «normal» puis les études de kiné. Ce programme, plus les opérations, lui ont fait aborder les jeux de Vancouver avec moins de réussite. Deux médailles d’argent tout de même, en descente et supercombiné, d’autant plus méritantes qu’un obstacle infranchissable s’est dressé devant toutes les Françaises : la Canadienne Lauren Woolfstencroft, surnommée la Golden girl.

Mère et sœurs l'ont suivie à Sotchi

La semaine dernière, de retour d’une session de rééducation à Capbreton, Solène est montée à Peyragudes au petit matin pour retrouver des sensations. C’est là qu’elle skie tout l’hiver et s’entraîne avec les valides du ski-club. Une piste rouge porte son nom. Elle a rejoint lundi l’équipe de France en partance pour la Mer noire. La favorite est Marie Bochet, Grenobloise de 20 ans qui a raflé 5 titres mondiaux aux championnats de La Molina, en Espagne. Marie n’a pas déçu, remportant hier la première médaille d’or pour la France.

À Sotchi, Soso est soutenue par sa mère et ses sœurs Magalie et Oriane qui ont cassé la tirelire, alors que le grand frère moniteur, Yannick, est resté sur les pistes des Hautes-Pyrénées. Pour Annie, sa mère, l’objectif est que Solène prenne du plaisir et qu’elle ne se fasse pas mal. Derrière son grand sourire, Solène a toujours la gagne.

Pierre Mathieu de la depeche.fr

Commenter cet article

alexandre 09/03/2014 19:53


bravo a Solène qui malgre son handicap a reussi a se battre pour remporter ces medailles Vraiment quel courage et quelle volonte  de vouloir y arriver  !De plus l absence du papa qui
est un second handicap inoubliable pour elle  Chapeau et bonne continuation

Articles récents

Hébergé par Overblog