Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Un blog pour témoignage, un blog pour le site de Pen Bron de La Turballe, pour que ce Centre Marin continue son action, celle d'accueillir des enfants dans un cadre de vie et un environnement marin unique. Emmanuel

Publié le par Emmanuel

Son cri d'alarme est un cri d'amour à celui qu'elle porte depuis huit ans à bout de bras et qui sera, pour toujours, «  le combat de sa vie ». Dans ce film de 52 minutes, « Mon fils, un si long combat », qui est diffusé le 21 janvier 2014 à 20h35 dans le « Monde en face », sur France 5, Eglantine Eméyé y raconte son quotidien de maman de deux enfants, dont le cadet, Samy, 8 ans, est handicapé. Elle parle de ce « petit d'homme », au départ « un peu flagada », auquel les médecins diagnostiquent d'abord une déficience, puis une autre, et encore une autre. AVC, épilepsie, autisme...

Des gants de boxe pour le protéger

« C'est vers 3 ans que j'ai compris que Samy, ça serait le combat d'une vie », confie Eglantine Eméyé. Un combat ? Des combats... Le premier de tous est de réussir à protéger Samy de lui-même. A défaut de réussir à communiquer, le jeune garçon se porte des coups. « Il a les pommettes gonflées, la tête cabossée et porte parfois des gants de boxe pour éviter le sang », explique-t-elle. Son lit est entouré de protections et de barrières ; son visage, couvert de pansements. Les autres batailles d'Eglantine, ce sont aussi des fièvres inexpliquées, des médecins de ville désarmés qui ne veulent pas se déplacer, des départs précipités aux urgences, des séjours à l'hôpital. Nuits sans sommeil, jours d'inquiétude. Et tant d'obstacles en chemin... Comment descendre les escaliers du métro avec Samy qui, dans sa poussette, n'est plus si léger ? Comment se rendre à ses séances de psychomotricité quand lui est refusée, faute de rehausseur, la possibilité de monter à bord des véhicules adaptés aux handicapés ? « Toutes ces mesquineries administratives m'épuisent, soupire la jeune femme. Tout ce qui est fait pour faciliter nos vies est anéanti par des décisions absurdes ou des règlements inadaptés. »

Créer des structures sans cesse ?

A ces contrariétés matérielles s'ajoute celle de ne pas trouver de structure d'accueil. L'école expérimentale qu'Eglantine,¬ son père et d'autres parents avaient créée grâce à leur association ne ressemble plus à ce qu'ils avaient imaginé. Samy y semblait heureux pourtant. « Le ministère de la Santé avait trouvé l'idée épatante et avait bien voulu la financer, se souvient Eglantine. Mais la gestion a été confiée à un organisme qui a mis ses hommes, ses normes et, au final, a déconstruit ce qu'on avait bâti. » Aujourd'hui, les parents sont mis à l'écart, et leurs méthodes remises en cause. « Je sens qu'on me pousse dehors. La solution qu'on me propose, c'est de créer une nouvelle structure pour mon fils. C'est ça, le système social de mon pays ? M'épuiser à bâtir ce que les institutions ne veulent pas faire ? » La Maison départementale des personnes handicapées, vers qui elle se tourne, lui confie une liste d'institutions à contacter. Coups de téléphone à la chaîne, musiques d'attente interminables, explications dites et répétées et, au final, tellement de temps perdu : Samy n'a jamais l'âge qu'il faut pour être admis ou ne réside pas dans le bon département...

Un nouvel espoir dans le Sud de la France

Heureusement, au bout du chemin, il y a San-Salvadour, un hôpital spécialisé situé au bord de la mer, à Hyères. Eglantine et Samy viennent s'y ressourcer. « Ce déplacement est à la fois un soulagement et un coup de poignard. Avec l'âge, Samy devient ingérable et on me propose de le garder en internat. Je le sens tellement bien ici que je me demande si je ne devrais pas accepter. Mais c'est une décision impossible. Comment pourrais-je faire vivre mon bébé à 900 kilomètres de moi ? » Le personnel aide Eglantine à prendre sa décision. « S'épuiser dans une relation, ça n'est pas aimer plus », lui glisse-t-on. Doutes, culpabilité, sentiment d'abandon, peurs... Finalement, Eglantine se résout à « laisser à Samy le droit d'être ce qu'il est et à lui créer une vie sur mesure ». « On a besoin, toi et moi, de faire différemment pour s'aimer mieux, conclut-elle en s'adressant à son fils. Tu seras bien ici, Samy. Je viendrai te voir souvent. »

RV également le 19 janvier sur M6

A noter que cette diffusion fait écho à un documentaire de 90 minutes que Zone Interdite (M6) diffusera le dimanche 19 janvier 2014, à 20h50 (lien vers article complet ci-dessous). Un documentaire sur l'accompagnement des personnes handicapées mentales en France et la maltraitance dont elles sont parfois victimes. 90 minutes pour briser la loi du silence.

Commenter cet article

alexandre 22/01/2014 11:25


j ai vu le film hier sur SAMY et sa maman Quel courage et quel amour pour son enfant!!  Mais qui le ferait pas ??? quand on me dit que l on est rabroue d un cote a l autre ;la j ai compris
oui mais a force de lutte  ;de chercher  cette maman a enfin trouve un etablissement a Yeres ou SAMY semblait bien et beaucoup plus calme Pas mal leur methode d enveloppement
(coocooning ) pour le calmer  et c est vrai qu il etai appaise Dommage que ce soit si loin pour la maman  mais esperons que des lieux comme ca  il y en aura plus  

Articles récents

Hébergé par Overblog