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Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Un blog pour témoignage, un blog pour le site de Pen Bron de La Turballe, pour que ce Centre Marin continue son action, celle d'accueillir des enfants dans un cadre de vie et un environnement marin unique. Emmanuel

Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Le sport et le handicap

Aux Jeux Paralympiques, être aveugle ou déficient visuel n’empêche pas certains athlètes de dévaler les pistes de Sotchi à plus de 100km/h. Pour y parvenir, les skieurs alpins malvoyants se reposent non seulement sur leurs sensations, leurs instincts, mais aussi sur les consignes de leur guide, qui endosse d’immenses responsabilités. Focus sur une discipline où le lien de confiance joue un rôle au moins aussi crucial que dans n’importe quel sport d’équipe.

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Quand les crissements du ski sur la neige ou du vent sur le visage sont les seules indications sur la direction prise ou sur la vitesse acquise par un athlète, la vitesse individuelle devient une discipline collective. "C’est une équipe malvoyante, pas seulement un athlète et son guide", confirme Danelle Umstead (42 ans). La skieuse américaine, qui souffre d’une rétinite pigmentaire, a pu se reposer sur son compagnon pour décrocher la 4e place du super-G malvoyant de Sotchi, lundi. Compagnon sur les pistes comme dans la vie, car Rob, son guide, est aussi son mari.

"Trouver le bon guide est la chose la plus difficile à faire pour un skieur déficient visuel", assure-t-elle en connaissance de cause. En 2008, incapable de trouver un nouveau guide après avoir déménagé, elle avait décidé de jeter son dévolu sur celui qu’elle connaît mieux que quiconque. "Cela nous a appris à communiquer davantage que la plupart des couples mariés, ironise-t-elle au New York Times. Nous ne nous disputons pas. Et quand cela arrive, en général, on gagne".

 

Quand le ski alpin devient un sport d’équipe

Publié le 11/03/2014 | 14:17, mis à jour le 11/03/2014 | 14:44

Le podium du super-G malvoyantes avec les skieuses et leurs guides, lundi à Sotchi. (KONSTANTIN CHALABOV / RIA NOVOSTI)

Aux Jeux Paralympiques, être aveugle ou déficient visuel n’empêche pas certains athlètes de dévaler les pistes de Sotchi à plus de 100km/h. Pour y parvenir, les skieurs alpins malvoyants se reposent non seulement sur leurs sensations, leurs instincts, mais aussi sur les consignes de leur guide, qui endosse d’immenses responsabilités. Focus sur une discipline où le lien de confiance joue un rôle au moins aussi crucial que dans n’importe quel sport d’équipe.

Quand les crissements du ski sur la neige ou du vent sur le visage sont les seules indications sur la direction prise ou sur la vitesse acquise par un athlète, la vitesse individuelle devient une discipline collective. "C’est une équipe malvoyante, pas seulement un athlète et son guide", confirme Danelle Umstead (42 ans). La skieuse américaine, qui souffre d’une rétinite pigmentaire, a pu se reposer sur son compagnon pour décrocher la 4e place du super-G malvoyant de Sotchi, lundi. Compagnon sur les pistes comme dans la vie, car Rob, son guide, est aussi son mari.

"Trouver le bon guide est la chose la plus difficile à faire pour un skieur déficient visuel", assure-t-elle en connaissance de cause. En 2008, incapable de trouver un nouveau guide après avoir déménagé, elle avait décidé de jeter son dévolu sur celui qu’elle connaît mieux que quiconque. "Cela nous a appris à communiquer davantage que la plupart des couples mariés, ironise-t-elle au New York Times. Nous ne nous disputons pas. Et quand cela arrive, en général, on gagne".

<img src="http://www.francetvsport.fr/sites/default/files/styles/image_header_liste/public/images/video/2014/03/11/7815/7c940205ea7ee92af930e82fd78b4dfac5ad57dc_6c1fd0684c6c0ccee2bafd245f5f33ad.jpg?itok=u13Gzzq3" width="660" height="330" alt="Voir la vidéo SGV Sport" title="Voir la vidéo SGV Sport" />

38 ans d’écart entre la skieuse et sa guide !

Tous les couples athlètes-guide ne se forment pas aussi naturellement. Mais s’il y a 38 années de différence entre la jeune skieuse américaine Staci Mannela (17 ans) et celle qui lui ouvre la voie, Kim Seevers (55 ans), le lien de confiance qui s’est établi entre les deux athlètes n’en est pas moins puissant. "Les personnalités doivent bien s’entendre, explique Seevers. Si vous ne vous entendez pas, cela s’en ressentira forcément pendant la course. Il faut implicitement se faire confiance mutuellement".

Accepter de guider des athlètes malvoyants, c’est aussi renoncer à une carrière individuelle pour suivre un parcours qui se repose sur les performances de son skieur, et accepter d’endosser d’énormes responsabilités où la moindre consigne peut jouer un rôle déterminant. Auparavant hurlées sur la piste, les indications des guides sont désormais transmises par bluetooth, grâce à des kits audios portés par les deux partenaires qui ne sont séparés que de quelques mètres sur les pentes. "Si nous allons vite, j’en reste à des commandes simples : vas-y, vas-y, gauche, vas-y, vas-y, droite", décrit Diane Barras, la guide de la jeune Lindsay Ball (22 ans).

Trois catégories de malvoyance

7829_gallagher_evans_4001a8ca54c79a019dd49d27eba86bfb.jpgCette dernière évolue dans la catégorie des athlètes aveugles (B1) : si elle se cogne à "plus de portes" et "tombe plus que les autres", elle bénéficie d’un système de compensation particulièrement important, quand la plupart sont classés B2 ou B3, c'est-à-dire qu’ils ont conservé entre 5% et 10% de vision. Comme elle ne distingue absolument pas son guide comme les malvoyants, elle n’est pas équipée de micro sur son casque mais porte des lunettes opaques et parvient à s’ajuster à la trajectoire de sa partenaire que grâce au kit audio que cette dernière porte sur le dos. "Je n’ai qu’à suivre le son en skiant", conclut-elle.

Kelly Gallagher, qui a remporté le super-G malvoyantes lundi, évolue elle dans la catégorie B3. Souffrant d’albinisme oculaire, elle ne voit rien au niveau de la neige, et le reste de sa vision est considérablement brouillée. Sa guide, Charlotte Evans, avec laquelle elle skie depuis 2010, la noie donc d’indications et d’encouragements tout au long de la descente. "Parfois, elle est vraiment dure avec moi, reconnaît la première Britannique championne paralympique de ski alpin. Mais quand elle est sévère, je sais que cela signifie que je peux faire encore mieux. Je n’y serais jamais arrivé sans la détermination et le talent de Charlotte".

Cette dernière, qui a dicté le rythme de son athlète tout en donnant ses consignes, mais aussi en se retournant parfois pour juger la situation, est bien évidemment montée sur le podium en compagnie de Gallagher pour récupérer, elle aussi, sa médaille d’or. Frustrée par les quelques erreurs de sa skieuse, qui aurait pu selon elle gagner avec une marge plus conséquente, elle n’en est pas moins ravie… et toujours plus admirative. "Il faut quand même se dire qu’elle skie sans rien voir, rappelle-t-elle. Moi, je n’aurais jamais le courage de faire cela".

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alexandre 12/03/2014 21:12


c est formidable  d en arriver la malgre cet handicap  qu est la cecite  Et quelle confiance  faut avoir  a la personne  qui accompagne  Les deux sont a
feliciter et a admirer  Bravo vraiment

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