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Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Un blog pour témoignage, un blog pour le site de Pen Bron de La Turballe, pour que ce Centre Marin continue son action, celle d'accueillir des enfants dans un cadre de vie et un environnement marin unique. Emmanuel

Publié le par Emmanuel-MLaure
Publié dans : #Notes d'histoire

Le dernier Panckoucke,  héritier d’une fortune émanant de presque deux siècles d’édition d’ouvrages, d’encyclopédies et traductions latines, décida par testament  du 4 septembre  1932 de léguer tous ses biens à l'oeuvre de Pen Bron,  à la  condition qu’un pavillon portant son nom soit édifié.

Yves Horeau évoque dans son livre – Pen Bron 1887-1987 une prise de conscience, peut-être due à la lecture de Pierre Loti et de son appel ; ce dernier après avoir rencontré le très convaincant  Hyppolite Pallu,  avait ressenti une très vive émotion  lors de sa visite à Pen Bron, il avait été alors accueilli par une soixantaine d’enfants malades et chétifs résidant dans le centre marin, et "une réunion de gens de coeur" et d’appeler à la fin de son chapitre sur Pen Bron  "Si ma voix pouvait être entendue, si je pouvais leur attirer quelques dons…visiter Pen Bron…ils seraient gagner comme je l’ai été..et qu’ils donneraient".

C’est en  1946 que Sœur Letourneau reçut le courrier lui annonçant le décès Charles-Ernest Panckoucke et qu’il laissait sa fortune à Pen Bron.

Ce legs inattendu permit effectivement de sauver Pen Bron et un bâtiment illustre de son nom  la mémoire du donateur.


De la pitié et de la mort, Pierre Loti, Chapitre sur Pen Bron


Numeriser10.jpg                                                                         Construction de Panckoucke

                               DSCF1093                    RIMG0414
                
Bref historique de la Famille Panckoucke

   

1700-1753 : André-Joseph Panckoucke est un écrivain, libraire et éditeur à Lille.


1736-1798
 : Charles-Joseph Panckoucke prit la direction de la librairie lilloise en 1757 puis s’installe à Paris en  1762.

Il fut à partir de 1768 le libraire-éditeur officiel de l'Imprimerie Royale et de l'Académie Royale des Sciences. Il devint à la fin du dix-huitième siècle la figure de proue du marché du livre.

Bénéficiant de la protection de Malesherbes, directeur de la Librairie française, et d'un privilège royal, il diffuse dans toute l'Europe des rééditions et des Suppléments de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert.

La grande œuvre des Panckoucke est la publication de l’Encyclopédie méthodique, organisée par sujet plutôt que par ordre alphabétique. Elle représente un  ensemble de 166 volumes parus de 1782 à 1832, publication assurée après sa mort  par sa fille Thérèse-Charlotte Agasse.

En 1789, il publie le Mercure de France et fonde le Moniteur Universel.
Charles-Joseph Panckoucke peut et doit être considéré comme un véritable artisan de l'encyclopédisme français.

Jean-Yves Mollier : " Charles-Joseph Panckoucke, sorte d'archétype ou de prototype de l'éditeur moderne, façon Michel Lévy, Louis Hachette ou Gaston Gallimard... il bouscule les habitudes, cherche à précéder la demande... sous les formats les plus divers et crée ainsi les bases d'un lectorat plus étendu, dépassant les limites anciennes du marché du livre..."

1780-1844 : Charles-Louis Panckoucke, fils de Charles-Joseph,  fut nommé secrétaire de la présidence du sénat, mais  fonction qu'il abandonna pour conitnuer l'oeuvre de son père car il reprend l’entreprise vers 1812.
Il
publie des beaux livres coûteux, édite des textes classiques, des publications érudites, de droit, de médecine. Il mène différents travaux littéraires qui lui confèrent une excellente réputation.

Il fut décoré en 1826 et élevé plus tard au grade d'officier de la Légion d'honneur.
En 1827, il présenta à l'Exposition des produits de l'industrie une édition latine des Oeuvres complètes de Tacite, tirée seulement à 80 exemplaires. A cette occasion, Charles-Louis Panckoucke reçut la médaille d'or décernée par le jury d'exposition.

Il était associé correspondant de la société des Antiquaires d'Edimbourg, de la société de l'Ouest, des Académies d'archéologie de Rome et de Naples, de la société de Géographie.

Enfin il a continué et terminé l'impression de l'Encyclopédie méthodique, commencée par son père en 1780-82.

1808-1886 : Ernest Panckoucke, fils de Charles-Louis,  poursuit la même production que son père, Charles-Louis, et se penche en particulier sur "Le Moniteur" qui jusqu’en 1869 joue le rôle de journal officiel. Il est également l’auteur d’une traduction reconnue des Fables de Phèdre.


Sources
-  
Paul Dupont, Histoire de l'imprimerie, Tome II, Paris, Edouard Rouveyre, sans date (1853 ?).
-  Jean-Yves Mollier,  Les mutations de l’espace éditorial français  du XVIIIe au XXe siècle
, Actes de la recherche en sciences sociales (1999).

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