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Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Un blog pour témoignage, un blog pour le site de Pen Bron de La Turballe, pour que ce Centre Marin continue son action, celle d'accueillir des enfants dans un cadre de vie et un environnement marin unique. Emmanuel

Publié le par Emmanuel

Ils n’ont plus la force d’utiliser le monte-personne donnant accès à leur chambre. Un appel aux dons est lancé pour construire une annexe au rez-de-chaussée.

hendaye@sudouest.fr

Dans le quartier des Joncaux, un drame silencieux n'émeut personne. La maladie est banale. Mais, dans cette maison, le malheur est quotidien. Natacha, 42 ans, fait des allers-retours entre l'école du quartier, où elle travaille, et la maison familiale où ses parents l'attendent pour monter et descendre. Elle espère vivre un jour sa propre vie. La solution serait de construire pour ses parents une chambre avec une salle de bain, au rez-de-chaussée. Seul problème, le coût : 61 000 euros.

Natacha accueille les visiteurs avec un grand sourire, s'excusant de l'état du jardin. Au fond d'un canapé, Michel Prioux reste immobile toute la journée devant la télévision en attendant que le coucou indique 17 heures, que sa fille termine le travail et qu'elle rentre à la maison. Michel Prioux est atteint de la myopathie de Becker. Ce n'est qu'à l'âge de 16 ans qu'il a appris le nom de sa maladie.

« Lorsque j'étais enfant, j'avais des douleurs dans les mollets et je tombais souvent par terre. Puis les douleurs sont devenues épouvantables. C'étaient à cause de mes muscles qui commençaient lentement à se détruire. » Depuis sa dernière chute dans le jardin, il y a 25 ans, Michel Prioux ne peut définitivement plus marcher. Aujourd'hui, à 71 ans, tous ses muscles l'ont lâché. Heureusment, sa fille est encore à la maison familiale pour l'aider à bouger.

Le calvaire des pannes

Michel Prioux descend au salon, le matin, et rejoint sa chambre à coucher, le soir, à l'aide d'un monte-personne dans lequel sa fille le dépose. Cette dernière raconte le calvaire lorsque tombe en panne le monte-charge vétuste que l'Association des paralysés de France avait financé après la dernière chute de Michel Prioux dans le jardin. Il faudrait le réparer, mais les pièces de rechange n'existent plus. Le remplacer par un neuf ? Les normes ont changé. Impossible d'installer un ascenseur, la place avec l'escalier est trop réduite.

Michel Prioux lève encore difficilement le bras droit jusqu'au gros bouton rouge qui actionne le monte-personne. Sa femme, en revanche, n'a plus la force. « Elle s'est toujours occupée de moi, reconnaît Michel Prioux, bien conscient de son handicap. Mais aujourd'hui, elle ne peut plus rien faire. » À l'étage, Madame Prioux, alitée depuis des mois dans sa chambre tapissée de bondieuseries, remercie encore le chirurgien de l'avoir sauvée d'un cancer puis d'un staphylocoque. Opérée du sternum, puis de la hanche, elle ne se déplace, elle aussi, qu'en fauteuil roulant.

« Avoir un petit chez-moi »

« C'est moi qui les couche et qui leur fais le petit-déjeuner. Je ne m'arrête pas, raconte Natacha, qui aspire, à 42 ans, à commencer à vivre. Des fois j'en ai marre, je rouspète parce que je suis fatiguée. J'aimerais continuer à les aider, mais je voudrais avoir mon indépendance, pouvoir inviter des copains et des copines. J'avais pensé me construire une petite cabane en bois dans le jardin pour avoir un petit chez-moi. »

Le Pact Pays basque, association spécialisée dans l'amélioration des logements pour les particuliers, a trouvé la solution la moins coûteuse. Construire au rez-de-chaussée une extension à la maison familiale. Une chambre, avec salle de bains, de manière à ce que le couple puisse se mouvoir sur des fauteuils électriques. L'entreprise mieux disante propose un devis qui s'élève à 61 000 euros.

L'Association française contre les myopathies (AFM Téléthon), l'Association des paralysées de France (APF) et Sud Ouest Solidarité (SOS) se sont mobilisées pour venir en aide à ces personnes.

Vous pouvez adresser vos dons à Sud Ouest Solidarité, BP 20 086, 33036 Bordeaux Cedex.

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alexandre 23/01/2014 08:03


On en revient tjrs au meme truc Celui qui n a pas d argent ne peut pas esperer avoir de soins et de confort Et  dans un cas pareil çela me semblerait necessaire pourtant Il y a bien de l
argent depense  n importe comment!!Le jour (s il existe ) ou chacun prendra conscience du mal etre de son  prochain ça ira surement  mieux  et il y aura moins de gens dans le
besoin et dans la souffrance

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