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Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Un blog pour témoignage, un blog pour le site de Pen Bron de La Turballe, pour que ce Centre Marin continue son action, celle d'accueillir des enfants dans un cadre de vie et un environnement marin unique. Emmanuel

Publié le par Emmanuel

1er janvier 2015 : c’est la date butoir fixée par la loi handicap pour mettre établissements recevant du public et voiries aux normes d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. À Artois Comm., on ne se fait guère d’illusions : on ne sera pas dans les temps. Mais l’agglo œuvre à la sensibilisation avec un nouvel outil, la plateforme accessibilité, présentée mercredi.

Plus qu’un an : d’après la loi handicap du 11 février 2005, les voiries et établissements recevant du public (ERP) devront être aux normes d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite (PMR) au 1er janvier 2015. Thierry Tassez, vice-président d’Artois Comm. chargé du sport et du handicap, l’a répété maintes fois, « on n’y arrivera pas : trop court, trop cher. Mais il faut tendre vers cet objectif ».

L’agglo, « pionnière dans un pays en retard », a signé dès mars 2005 une charte handicap qui comprend un important volet sensibilisation. Outre la formation des agents des collectivités, des animateurs jeunesse, des assistants maternels…, elle cherche à toucher le grand public aux problématiques de mobilité. « L’Association des paralysés de France (APF) nous a parlé de la plateforme accessibilité de Villeneuve-d’Ascq (Nord) et on a souhaité s’en doter », explique Priscilla Vasseur, coordinatrice de la charte handicap. L’APF a mandaté la régie de quartier pour réaliser cet outil « pratico-pratique » de mise en situation. « C’est un peu particulier pour nous puisqu’il s’agit d’un prototype, avance sa directrice Francine Hautecœur. On n’avait pas de véritable plan : on s’est fait une idée à partir de photos d’autres outils. »

Varier les plaisirs

La platefome se présente comme un module de 3,50 mètres de long reproduisant les conditions de terrain auxquelles sont confrontées les PMR : une montée et une descente d’1 mètre chacune inclinées à 30 % et, entre les deux, un plateau d’1,50 m avec du tapis-brosse, de la caillasse…

La ressourcerie fabriquera sept modules de ce type qui varieront les plaisirs : « On a imaginé toutes les difficultés qu’on peut rencontrer sur les voiries : sable, dévers, obstacles divers (poubelles, poteaux…), reprend Francine Hautecœur. On pourra les modifier en fonction du contexte. » Car, rappelle Thierry Tassez, « les PMR, ce n’est pas que les fauteuils roulants : il y a les non-voyants, les femmes enceintes, les personnes âgées, blessées ou qui portent un fardeau… Bref, tous ceux qui sont limités dans leurs mouvements. »

Dès le mois de mars, la plateforme sera mise à la disposition des écoles, des associations et des collectivités. « On a privilégié la maniabilité, précise Pascal Lhombart, cadre technique à la régie de quartier. Tous les éléments sont démontables. » Artois Comm. a alloué une subvention de 7 000 €. « On a vu large pour imaginer tous les types de situation et assurer l’entretien », précise José Vallantin-Dulac, directeur de l’APF Pas-de-Calais, qui vante « un outil de sensibilisation phénoménal pour montrer qu’une ville accessible est possible en prenant cette problématique en compte en amont ».

« Chez nous, on n’a pas de handicapés »

Thierry Tassez abonde en son sens. « Pour les commerçants à qui on demande d’adapter leur magasin, le handicap ne représente que des contraintes administratives ; ils ne voient pas l’humain derrière. Quand on a commencé à parler de handicap dans les communes, on a eu des réponses saugrenues, du type Chez nous, on n’a pas de handicapés . Avec ces pistes, les gens vont vivre concrètement la situation et se rendre compte des difficultés des personnes à mobilité réduite. Aujourd’hui, tout le monde sait tout, tout le monde parle sur le handicap. Nous, on dit : OK, prends un fauteuil ou un déambulateur et essaie . »

Joignant le geste à la parole, il nous tend un fauteuil et on s’exécute. À première vue, sur ses deux jambes, le parcours ne paie pas de mine. Quand on s’assoit dans le fauteuil, c’est une autre histoire : dès l’attaque, la pourtant faible différence de niveau entre le sol et le début de la côte ne se laisse pas avaler facilement. « Quand tu pousses, c’est tout dans la colonne vertébrale », confirme Thierry Tassez. D’autant que les pneus du fauteuil mis à disposition sont dégonflés : ce n’est plus une mise en situation, c’est un bizutage ! On finit quand même par arriver en haut, puis à redescendre. Mais force est de reconnaître qu’on a poussé sur ses jambes pour monter et qu’on a freiné avec les pieds. Et que le temps pour parcourir à peine quatre mètres a paru bien long. Alors avec un handicap…

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alexandre 14/01/2014 10:19


ce n est pas une reponse   intelligente que de dire qu il n y a pas h andicapes dans certains endroits ;     Handicapes  ;personne n en est a l abri malheureusement et peut le
devenir du jour au lendemain et l accessibilite  devrait etre  en prevision Puis les gens de passage comment font ils    Eux aussi y ont droit a cette accessibilite 

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