Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Un blog pour témoignage, un blog pour le site de Pen Bron de La Turballe, pour que ce Centre Marin continue son action, celle d'accueillir des enfants dans un cadre de vie et un environnement marin unique. Emmanuel

Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Infos Handicap

La loi de 2005 sur le handicap et ses textes d’application qui fixe en 2015 un objectif d’accessibilité « pour tous à tout » a créé une dynamique au niveau des villes. Pour mieux connaître les démarches menées, la délégation interministérielle à l’accessibilité vient de publier une étude qui identifie les actions engagées mais aussi les difficultés rencontrées.
L’échéance 2015 ne sera pas « tenable » pour une accessibilité généralisée.


 Comment les villes se sont organisées, quelles méthodes ont-elles retenues, quels sont les chantiers qu’elles ont menés ? Autant de questions posées aux villes, moyennes et grandes, à travers un questionnaire et dont les réponses viennent nourrir le recueil réalisé et publié par la délégation ministérielle à l’accessibilité du ministère du Logement et du ministère de l’Écologie.

Une occasion aussi de mettre en valeur les initiatives vertueuses. « La politique d’accessibilité est parfois présentée comme une contrainte avec des objectifs inatteignables. Et pourtant, des villes se sont complètement impliquées et les résultats sont là, tangibles et palpables. Si certaines ont réussi malgré les difficultés qu’elles ont su souligner, cela veut dire que d’autres peuvent aussi, en s’inspirant de leur démarche et des objectifs qu’elles se sont fixées », souligne dans son éditorial Marie Prost-Coletta, déléguée ministérielle à l’accessibilité. Premier enseignement de cette étude, la loi de 2005 a été « un levier de l’évolution de la cité ».

Concernant l’organisation dont les villes se sont dotées pour mener à bien leur politique accessibilité, il apparaît que les communes les plus impliquées ont toutes traité en premier la question de la gouvernance en créant des tandems élu-agent. Force est de constater également que sans l’engagement fort des élus, rien ne se réalise.

Hiérarchisations des travaux

Pour la mise en accessibilité des ERP, toutes les communes interrogées font état du recensement des travaux à mener et d’une hiérarchisation de ces travaux selon des critères de centralité, de fréquentation, de lien avec le réseau de transport collectif et de coûts. L’aspect financier impose à toutes les villes de bien réfléchir aux actions à mener et d’identifier les bâtiments à rendre accessibles en priorité. C’est le cas notamment de Caen qui indique la mise en place d’une priorité raisonnée pour la mise en accessibilité des ERP avec les écoles comme objectif premier.

Plus précisément, il s’agit pour la ville de rendre accessible l’ensemble des bâtiments, en permettant aux usagers de bénéficier des services dans des conditions acceptables : accéder et pénétrer dans le bâtiment, accéder à l’accueil, pouvoir être aidé et accompagné, permettre un accès vers le maximum de services, bénéficier de sanitaires adaptés, être en sécurité et pouvoir évacuer le bâtiment. Cette méthode a permis de faire baisser le montant des travaux sur 10 ans de 15 M€ à 10 M€ et donc de démultiplier les lieux et les services accessibles. La ville de Rennes, pour sa part, a pris le parti de rendre accessibles les bâtiments à tous les types de handicap.

Cette tendance de hiérarchisation des travaux se retrouve également dans le domaine de la voirie grâce à la réalisation par les communes de leur plan de mise en accessibilité de la voirie et des aménagements des espaces publics (PAVE). Dans une grande majorité, la mise aux normes se fera à l’occasion de travaux d’investissement plus larges.

A Belfort, par exemple, la mise en accessibilité de l’espace public est généralement intégrée à des travaux dont l’accessibilité n’était pas le but premier. Pour la ville, ces chantiers offrent une occasion précieuse de revenir sur la non-conformité avérée et constituent le principal moyen dont dispose l’aménageur pour améliorer de façon très nette, voire radicale, le niveau d’accessibilité des espaces publics.

Par ailleurs, en témoignent les villes d’Amiens, Caen, Châteauroux, de nombreux aménagements ont été réalisés comme l’abaissement des trottoirs, le déplacement de mobiliers urbains, l’installation de dispositifs sonores aux principaux carrefours ou encore la poses de bandes podotactiles.

Recensement dans le logement social

Concernant le logement social, les communes ont pour priorité de recenser les logements accessibles pour rapprocher l’offre et la demande. Pour ce faire, elles s’appuient sur la commission communale ou intercommunale pour l’accessibilité aux personnes handicapées (CAPH). Le document de la délégation ministérielle à l'accessibilité relève cependant une différence d’approche et de temporalité entre les communes : certaines avaient pour objectif de recenser en 2012 les logements accessibles, quand d’autres comptabilisaient les livraisons 2009-2011 de logements adaptés.

Quoiqu’il en soit, de nombreuses initiatives ont été prises, parmi lesquelles la constitution d’un groupe de travail spécifique entre le chargé de mission handicap et une personne du service logement à Issy-les-Moulineaux (92), le travail de concertation avec les bailleurs sociaux, les nouveaux promoteurs et les propriétaires à Tourcoing, la mise en place d’une grille de recensement prenant en compte tous les handicaps (cognitifs, intellectuels, mentaux et psychiques) à La Rochelle et Toulouse, ou encore à Caen l'élaboration d’un outil de recensement qui prend en compte trois préoccupations majeures, l’accessibilité aux abords de l’immeuble, dans l’immeuble et dans le logement, ce qui permettra de qualifier un logement d’accessible, d’adaptable ou d’adapté.

Difficultés financières

Malgré toutes ces actions, les villes disent se heurter à des difficultés, notamment financières. Elles estiment d’ailleurs que les objectifs fixés par la loi de 2005 seront difficiles à atteindre en termes d’accessibilité généralisée pour 2015. Grenoble, dans son témoignage, résume bien la situation : « En termes de programmation des travaux, la mise en accessibilité de tous les ERP avant l’échéance du 1er janvier 2015 n’est pas un objectif que la ville pourra atteindre, en raison, d’une part, de l’importance du patrimoine bâti communal et, d’autre part, du coût des opérations de réhabilitation au regard des contraintes de mise en accessibilité, de mise aux normes sécurité, d’isolation, de désamiantage ».

Outre l’aspect financier, perçu comme un des freins, les villes expriment aussi des difficultés techniques. A Amiens, on estime que respecter les règles techniques, comme la largeur des emplacements réservés, est une difficulté en raison de rues ou de trottoirs souvent étroits ; à Angoulême, on précise que la planification vient se heurter à d’autres diagnostics obligatoires, diagnostics énergétiques par exemple, et oblige les services à avoir une vision globale sur un bâtiment pour ne pas faire et défaire.

Néanmoins, les villes indiquent vouloir poursuivre leurs actions au-delà de 2015. Quitte à revoir l’objectif du tout accessible pour un consensus local sur les priorités à court et moyen termes. D’une manière générale, les élus regrettent que le législateur fasse peser le poids de cette loi sur les collectivités et qu’il n’ait pas été prévu d’accompagner financièrement celles qui s’engagent sur une programmation

Commenter cet article

alexandre 13/09/2013 20:14


tout depend d ou c est parti !!!!!!!!

alain c 07/09/2013 20:24


C'est quand même énervant ; la première loi est de 1975, la troisième est de 2005, on est  en 2013 .... et nos élus locaux veulent du délai ! Du temps pour se mettre en route ....ils sont
partis ! espérons !

Emmanuel 07/09/2013 23:39



je dirais que c'est comme le diesel tres long a mettre en chauffe



Articles récents

Hébergé par Overblog