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Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Un blog pour témoignage, un blog pour le site de Pen Bron de La Turballe, pour que ce Centre Marin continue son action, celle d'accueillir des enfants dans un cadre de vie et un environnement marin unique. Emmanuel

Publié le par MLaure
Publié dans : #Notes d'histoire

Extraits concernant Pen Bron

 

Au début du XXe siècle, le séjour en colonie de vacances est reconnu pour son action d’hygiène préventive et ses vertus pédagogiques pour les enfants. Elle est la "première ligne de défense contre la tuberculose", "véritable croisade de paix et de rédemption", "oeuvre patriotique et humanitaire" …

Un programme double : l'hôpital marin/sanatorium

La colonie de vacances est associée à l’hôpital marin : sanatorium destiné aux enfants scrofuleux, anémiques et rachitiques ouvert toute l’année et fonctionnant comme colonie de vacances durant la saison d’été. Le sanatorium du Moulleau dans la baie d’Arcachon en Gironde (ouvert dès 1882), celui de Pen-Bron face au port du Croisic en Loire-Atlantique (1887), de Cap-Breton dans les Landes (1889) fonctionnent selon ce modèle. En 1888, le comité protestant genevois convoie un premier contingent d'enfants valétudinaires au Lazaret de Sète. L'année suivante, ils se rendent à l’asile Dollfus à Cannes, installé depuis 1886 dans l’ancien hôtel de lord Brougham qui sera bientôt acquis par le comité genevois.

L’établissement, ouvert d’octobre à juin suit le rythme saisonnier des stations d’hiver de la Riviera méditerranéenne, contrairement à ceux situés sur la façade atlantique, ouverts durant la saison estivale. De 1898 à 1903, la Caisse des écoles de Saint-Mandé dans la région parisienne envoie les enfants au sanatorium Parmentier, dans une station balnéaire de la Manche à Berck-sur-Mer dans le Pas-de-Calais ; à partir de 1904, seules les filles sont hébergées au sanatorium Parmentier ; les garçons sont accueillis au sanatorium Bouville et, de 1911 à 1913, ils sont envoyés au sanatorium de Zuydcoote dans le Nord. Il sera longtemps difficile de distinguer la colonie de vacances temporaire de l’établissement permanent à caractère hospitalier (préventorium) ou pédagogique (école de plein air)... 
... Les colonies de vacances, centrées sur l’hygiène préventive et la fonction pédagogique deviennent " indépendantes" et peu à peu autonomes par rapport aux établissements "curatifs" spécialisés. L'objet de la colonie est, selon l'inspecteur des écoles Edmond Cottinet, "d'offrir une cure d'air aidée par l'exercice naturel en pleine campagne, par la propreté, la bonne nourriture, la gaieté". La première génération des établissements climatologiques mixtes, associant le  curatif et le préventif, l’hôpital et la colonie de vacances est définitivement éteinte avec l’avènement des préventoriums à partir des années 1920, aboutissement de la spécialisation des installations sanitaires.


Les colonies scolaires

Le milieu scolaire est lui aussi sollicité : les Caisses des écoles parisiennes sont en première ligne. Edmond Cottinet, administrateur de la Caisse des écoles du IXe arrondissement de Paris, fonde en 1883 la première colonie scolaire à Luxeuil en Haute-Marne.Le choix du lieu est déterminé par l'altitude, supérieure à celle de Paris, et par la distance, raisonnable, de la capitale. Les colonies scolaires logent dans les écoles ou les pensionnats existants ou construisent des bâtiments spécifiques. Ces colonies municipales sont les premières à utiliser des structures à grande capacité d'accueil. En 1894, un vaste bâtiment de deux étages abrite les 111 enfants de la colonie du XIe arrondissement de Paris à Mandres-sur-Vair dans les Vosges, tandis que 150 enfants peuvent être reçus dans la colonie scolaire lyonnaise du Serverin dans l'Isère...

...À partir de 1893, des fonds du Conseil général du département de la Seine sont affectés aux colonies de vacances. Dans les années 1890, les pouvoirs publics s'investissent davantage dans la lutte contre la tuberculose ; la colonie de vacances est considérée alors comme un traitement préventif complémentaire. Des établissements hospitaliers comme Pen-Bron en Loire-Atlantique, Cap-Breton dans les Landes, Saint-Pol-sur-Mer dans le Nord et ensuite Arcachon en Gironde, sont ouverts toute l’année et accueillent durant l'été une colonie de vacances. À Pen-Bron, la colonie est installée à l'écart dans l’ancienne sardinerie qui avait été utilisée comme premier bâtiment du sanatorium. Jusqu’en 1914, la charité publique reste la principale ressource financière. À l’exception des premières colonies organisées par les municipalités, la participation publique reste faible mais la contribution des familles est souvent nulle. Pour les colonies confessionnelles, le recours au financement privé est quasi exclusif...


Etude de Bernard Toulier, Conservateur du patrimoine
En date du 17 avril 2008
Consulter l'intégralité de l'étude


Colonies de vacances : Compte rendu du congrès national de Paris 1910, F. Gibon, Rédacteur au Ministère de l’Instruction Publique et des Beaux Arts

Extrait : Citation de Pen Bron

Commenter cet article

MORIN Martine 15/08/2010 10:41



Bonjour , pouvez vous me dire s il existe une liste des anciens pensionnaires de ce centre , je pense que mon pere y a   sejourné  aux  environ de 1935 .Etait il tenu par des
prêtres ? ,je pensais que ce centre se situait plus sur Batz .Merci



Emmanuel 15/08/2010 10:57



bonjour a vous


je pense qu'il serait possible de joindre le centre de Pen Bron. les coordonées se trouvent sur la page d'acceuil du blog. madame Guillard travaillant au centre pourrait vous renseigner. ou de
joindre l'association des amis de Pen Bron. ce centre a une histoire énormes ils nous faut la preserver merci a vous de votre passage a tres bientot emmanuel



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