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Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Un blog pour témoignage, un blog pour le site de Pen Bron de La Turballe, pour que ce Centre Marin continue son action, celle d'accueillir des enfants dans un cadre de vie et un environnement marin unique. Emmanuel

Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Infos Handicap

 

Jean-Charles Watiez, directeur de l’Etablissement public FIPHFP, et Jean-Pierre Jouyet, directeur général du groupe Caisse des Dépôts, en présence d’André Montané, président du Comité national du FIPHFP, signent une convention relative au financement des actions menées par la Caisse des Dépôts en faveur des collaborateurs en situation de handicap.

La convention signée ce jour donnera les moyens à la Caisse des Dépôts de mettre en oeuvre financièrement les actions auxquelles elle s’est engagée, selon les termes d’un accord social triennal sur l’emploi des travailleurs en situation de handicap signé le 19 mars dernier, par le directeur général de la Caisse et les organisations syndicales unanimes.

Cet accord présente la politique en faveur des collaborateurs en situation de handicap menée par la Caisse des Dépôts pour les trois années à venir et les actions qui en découlent, à savoir le recrutement, l’intégration et le maintien dans l’emploi, les parcours professionnels, l’ouverture au secteur adapté, la sensibilisation et la communication.

De nombreuses associations sont partenaires de la Caisse des Dépôts dans son action en faveur des collaborateurs en situation de handicap. Invitées à assister à la signature, elles assureront un rôle d’intermédiaire facilitateur dans la mise en oeuvre concrète de cette convention.

Notons que la Caisse des Dépôts vient d’atteindre le taux légal d’emploi de 6% pour les collaborateurs en situation de handicap et va pouvoir ainsi poursuivre son engagement, basé sur une approche sociétale du handicap et centré sur les principes d’équité et de compensation des handicaps.

Une convention, pour quelles actions ?

S’inscrivant dans le prolongement de la convention 2009-2012 qui a soutenu la politique déployée par l’Etablissement public en faveur des collaborateurs en situation de handicap, cette nouvelle convention vise des actions précises dans cinq domaines pour la période 2013-2015 :

1. Le recrutement et l’intégration dans l’emploi
2. Le maintien dans l’emploi et les conditions de travail
3. Parcours professionnels et gestion des collaborateurs handicapés en poste
4. Informer, sensibiliser, former
5. Evaluer et accompagner la « politique handicap »

1. Recrutement et intégration dans l’emploi
Objectifs : poursuivre une politique active en matière de recrutements de travailleurs en situation de handicap et mettre en place les conditions d’une intégration réussie.
En chiffres > l’Etablissement public se fixe un objectif ambitieux de recrutement de 32 permanents, 15 apprentis et 6 contrats uniques d’insertion sur les 3 ans.

2. Faciliter le maintien dans l’emploi et compenser les conséquences du handicap
Objectifs : renforcer les aides apportées sur les plans technique, humain, organisationnel et déployer des dispositifs spécifiques afin de poursuivre l’action en matière d’accessibilité physique et numérique.

3. Parcours professionnels et gestion des collaborateurs handicapés en poste
Objectifs : apporter un accompagnement personnalisé, par des entretiens spécifiques et des bilans de compétence, dans la construction des parcours professionnels et proposer une offre de formation adaptée aux besoins des agents Bénéficiaires de l’Obligation d’Emploi (BOE).

4. Informer, sensibiliser, former
Objectifs : démystifier le sujet, sensibiliser l’ensemble des collaborateurs sur la distinction entre favoritisme et compensation, poursuivre le travail de formation des acteurs RH.

5. Evaluer et accompagner la « politique handicap »
Objectifs : à la fin de la convention, l’Etablissement public mènera une large étude auprès des agents BOE. Cette étude visera à évaluer la mise en oeuvre de la convention 2013-2015. Elle permettra également de préparer l’élaboration de la nouvelle convention 2016-2019.

A propos du groupe Caisse des Dépôts

La Caisse des Dépôts et ses filiales constituent un groupe public, investisseur et prêteur de long terme au service de l’intérêt général et du développement économique des territoires. Sa mission a été réaffirmée par la loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008.

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Infos générales

Le Comité Interministériel du Handicap (CIH ) est chargé de définir une stratégie nationale du handicap et d'organiser le travail interministériel en direction des personnes handicapées pour les prochaines années. C'est la première fois que cette instance se réunit depuis sa création en 2009.

Le Comité Interministériel du Handicap est chargé de définir une stratégie nationale du handicap et d'organiser le travail interministériel en direction des personnes handicapées pour les prochaines années. C'est la première fois que cette instance se réunit depuis sa création en 2009.

Les associations ne peuvent que se réjouir de ce grand rendez-vous mais attendent qu'elle soit suivie de décisions concrètes à la hauteur des enjeux pour les personnes handicapées. Elles attendent beaucoup de ces rencontres chargées de définir une stratégie nationale du handicap et d'organiser le travail entre tous les ministères.

Ce prochain CIH doit permettre de mieux mobiliser les services de l'Etat et d'optimiser le dialogue avec les associations représentatives des personnes en situation de handicap.

« Tous les projets de loi à venir devaient comporter un volet handicap », une promesse de campagne de François Hollande

Les actions du Comité Interministériel du Handicap s'inscrivent dans les intentions du premier ministre Jean-Marc Ayrault qui, au mois de septembre 2012, avait publié une circulaire précisant que tous les projets de loi à venir devaient prendre en compte le handicap, permettant ainsi d'avoir une vision transversale et interministérielle de la politique du handicap.

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Infos générales

Faut-il Privilégier le transport spécialisé pour ne pas respecter l’échéance de mise en accessibilité des transports publics ?

Le Ministère affirme qu’il n’est pas nécessaire de rendre accessible l’ensemble des points d’arrêts des lignes de transports scolaires et que le transport spécialisé suffit aux besoins des élèves en situation de handicap.

Privilégier le transport spécialisé pour ne pas respecter l’échéance de mise en accessibilité des transports publics est une proposition honteuse et contraire à l’avancée vers une société inclusive. C’est aussi ghettoïser les enfants en situation de handicap en ne leur permettant pas de vivre une scolarité comme et avec les autres élèves.

L’Association des paralysés de France refuse cette proposition indigne et demande au gouvernement des annonces concrètes lors du Comité interministériel du handicap du 25 septembre, afin de respecter l’échéance d’accessibilité au 1er janvier 2015, notamment sur le transport scolaire des élèves en situation de handicap.

Interpellé par M. Jean-Léonce Dupont, Sénateur du Calvados, le Ministère a repris à son compte les arguments des lobbies « anti-accessibilité », dont ceux de la FNTV (Fédération Nationale des Transports de Voyageurs), pour justifier le retard pris dans la mise en accessibilité des transports scolaires.

Le ministère propose ainsi d’ « examiner, de façon concertée, la pertinence du maintien d'une exigence d'accessibilité pour l'ensemble des points d'arrêt ne desservant que les lignes de transport scolaire » et considère que le transport spécialisé « s’avère tout à fait pertinent » pour les élèves en situation de handicap.

Alors que ces dernières années ont été marquées par des améliorations dans l’inclusion des enfants en situation de handicap à l’école, le ministère propose un retour en arrière considérable, excluant ces derniers du transport scolaire classique.

L’APF attend du Comité interministériel du handicap du 25 septembre prochain, des annonces et des mesures concrètes pour garantir l’échéance de mise en accessibilité de la France au 1er janvier 2015. Près de 40 ans après la première loi sur l’accessibilité, les personnes en situation de handicap ne peuvent plus attendre...

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Infos générales

Grâce à une reconnaissance poussée des formes et signaux, les smartphones vont permettre aux personnes souffrant de troubles de la vision de mieux se repérer dans leur environnement.

Encore en développement, l'initiative "Une aide à la mobilité et à la navigation pour les malvoyants" a déjà attiré l'attention de la communauté scientifique. En effet, lauréat du Google Faculty Research Award, ce sont plus de 80 000 dollars qui vont permettre à l'équipe menée par le Professeur Rainer Stiefelhagen de l'Institut de Technologie de Karlsruhe (KIT) de poursuivre la mise en pratique de leur application de reconnaissance visuelle. Celle-ci ne nécessitant que d’utiliser un smartphone pourrait avertir une personne malvoyante des obstacles se dressant devant elle, détectés par la seule caméra du smartphone.
un smartphone pourrait avertir une personne malvoyante des obstacles se dressant devant elle, détectés par la seule caméra du smartphone.

 

Une caméra calibrée sur les signaux de l'environnement

Le système mis en place par l'équipe est en réalité plutôt intuitif. Une caméra, connectée à un smartphone, et un système qui traite les données envoyées de l'une à l'autre. La caméra permettrait une reconnaissance des obstacles mais aussi d'autres signaux comme les lumières des feux de signalisation, ou une reconnaissance spatiale plus large permettant de définir le chemin vers la porte d'un immeuble par exemple. Toutes ces données sont traitées puis envoyées au smartphone qui les transmet à l'utilisateur aux moyens de différents stimulis.

Le smartphone pourrait ainsi vibrer, émettre des signaux sonores ou plus explicitement encore parler avec le malvoyant au moyens de discours prédéfinis. Les prototypes en sont encore au stade du développement, grâce à l'aide apportée par le Centre d'Etudes pour les Etudiants Malvoyants déjà existant au KIT. "Nous voulons que notre système s'adapte aux demandes particulières des possibles utilisateurs déjà durant le développement du prototype" explique le Professeur Stiefelhagen.

Les personnes malvoyantes oubliés de l'innovation

Si les nouvelles technologies se sont déjà beaucoup intéressées aux problèmes de vision, le coeur de cible à jusque là été concentré sur les aveugles. Les initiatives comme les lunettes de Second Sight ou la canne intelligente proposent une nette amélioration de la qualité de vie mais leur pertinence auprès des malvoyants est réduite.

Selon le rapport de l'OMS, il y a environ 250 millions de malvoyants dans le monde contre 40 millions d'aveugles. Le projet de la KIT, nettement plus simple et abordable cherche à toucher au mieux cette communauté, dont plus de 90% vivent dans les pays en développement. Les smartphones étant déjà aisément utilisés par les personnes souffrant de déficiences de la vision grâce aux nouvelles procédures mises en place par les constructeurs, le choix du format d'application en fait une plate-forme idéale pour l'aide à l'orientation. De plus l'utilisation d'une technologie nettement moins onéreuse devrait permettre de démocratiser au mieux le soutien technologique à la vision.

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Animations culturelles

ARTS ET HANDICAPS

PAR-DELA LES FRONTIERES

DU 1ER AU 30 SETPEMBRE 2013

Hall de l’hôtel de Ville

Du lundi au vendredi

De 9h a 17 h

Entrée libre

02 54 08 34 78

 

En allant faire une visite à l'hotel de ville de la Mairie de Châteauroux, vous pourrez voir cette exposition ainsi qu'une magnifique vidéo passant en boucle à l'entrée du hall. Merci aux intervenants qui nous offrent un tres joli moment  

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Infos Handicap

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Une fois par mois, Didier, Erwann, Jean-François, Lucie viennent au 3D, une boîte de nuit de Saint-Hervé, dans les Côtes-d'Armor. Ils s'éclatent sur la musique, sans complexe, et surtout sans se soucier du regard des autres. Tous sont handicapés mentaux, et viennent ici à l'initiative du patron de la boîte, qui a eu l'idée de ces moments privilégiés.

"She's crazy like a fool, what about daddy cool", crachent les enceintes du 3D, une discothèque de Saint-Hervé, dans les Côtes-d'Armor. Sur la piste, Erwann, une trentaine d'années, se déhanche comme un diable. Une scène habituelle dans une boîte de nuit un samedi soir. Sauf que nous sommes mercredi après-midi et qu'Erwann est atteint de trisomie 21. Avec lui sur la piste de danse, Didier, 51 ans, souffrant d'un retard mental. Mais aussi Lucie, autiste, et une quarantaine d'autres personnes de structures du département et autant de maux.

Certains y voient un ghetto : laissons les handicapés entre eux... Eux le voient comme une chance de pouvoir s'éclater, une fois par mois. Comme tout le monde. Sans avoir à subir le regard des autres. Sans avoir à freiner leurs ardeurs quand Jean-François mime Johnny Hallyday ou quand tous entament une queue leu-leu endiablée entre les banquettes.

L'idée, c'est le patron de cette discothèque qui l'a eue. Avant de reprendre le 3D, Claude Carvennec était agent de spectacle. Il lance le concept il y a quelques années et l'adapte à la boîte qu'il va ensuite racheter. "Je leur apporte le bonheur musical", glisse-t-il entre deux morceaux. Une fois par mois, il attend ses fidèles. Aux platines, "il faut mettre du soleil ". Pour chaque après-midi, un thème et les accessoires qui vont avec. Ce jour-là, place au fluo. Le mois dernier, c'était l'après-midi "mousse".

Pour 9 € l'entrée, boisson comprise, chacun visse un chapeau multicolore sur sa tête, se passe un collier autour du cou et chausse une paire de lunettes qui brillent dans la nuit. Le stroboscope est en mode « on », Jean-Pierre Mader et son Macumba ambiancent le dance-floor. Tout le monde est sur la piste. Là, personne ne fait banquette.

Les encadrants aussi jouent le jeu. "Quand on vient en discothèque, la barrière soignant - résident disparaît, lance Yolande Rose, aide médico-psychologique. On fait nos fous avec eux !" Ils sont en moyenne 80, ces clients un peu particuliers, à faire le déplacement le deuxième mercredi de chaque mois. "Avec un record à plus de 200 personnes au moment de Noël", glisse le patron, fier. Le rendez-vous mensuel est attendu par les fidèles. "Si on les écoutait, on emmènerait tout le monde, mais nous sommes tributaires du moyen de transport. Alors on privilégie ceux qui participent au groupe de danse au sein de la structure », explique Marie-Madeleine Jouan, aide-soignante en Maison d'accueil spécialisée.

Alors avant de monter dans le mini-bus, tous se pomponnent. "Oui, je choisis ma tenue avant de venir. Je prends du temps pour me préparer. J'aime tout ici. L'ambiance. Danser." Didier ne loupe pas un rendez-vous. Il ne va pas arrêter un seul instant de danser.

"C'est un lieu de socialisation pour eux. Ils rencontrent d'autres personnes. Ils nous réclament sans arrêt cette sortie", atteste Josiane Le Fresne, aide médico-psychologique. Un lieu de séduction aussi ? Bien sûr, mais le personnel compte les danseurs pour éviter les escapades à deux... "On compte aussi parce qu'ils n'ont pas de repères. Avec leurs pathologies, ils peuvent se perdre facilement."

Sur le podium, Jean-François fait du air guitar puis attrape un micro fictif pour pousser un peu les vocalises. Pendant ce temps, Erwann part boire un jus d'orange. Diabétique, il a un peu trop sollicité son corps en dansant et a besoin d'un petit remontant. "Nous offrons les accessoires mais ne disposons jamais de friandises ou de nourriture sur les tables", confie Claude Carvennec. Il faut veiller à toutes les pathologies et donc à celles qui restent invisibles. Au bar, seulement des boissons non-alcoolisées. Et la musique est moins forte qu'un samedi soir classique. "Mais ici, ils se sentent dans un monde normal, sourit Laurence Sagorin, aide médico-psychologique. C'est difficile pour eux de sortir le samedi soir en boîte, comme tout le monde."

16 h 30, la musique retentit toujours mais la piste se vide d'un seul coup. Il faut rentrer avant 17 h. Certains résidents ont leur traitement à prendre. D'autres sont attendus par des taxis pour rentrer à leur domicile. Tous repartent avec leurs bracelets fluo, chapeaux et lunettes. Et une grande banane en travers du visage.

 

Article de Delphine Le Normand , Ouest-France, 11 septembre 2013

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Publié le par Emmanuel

La Fédération Française de Parachutisme se devait d’initier et de porter un projet empreint des valeurs d’entraide, de confiance et d’ouverture qui lui sont propres. Offrir à des pratiquants handicapés, ayant une connaissance de l’activité tandem, de se mesurer à d’autres et d’aborder la compétition était un enjeu majeur qui a sensibilisé la FFP. Les 28 et 29 septembre 2013, sur l’aérodrome de Saint Denis de l’Hôtel (45), la première compétition "handi" sera organisée par la FFP.
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« A notre connaissance c'est une première mondiale » indique Marie-Claude Feydeau, Présidente de la fédération. Les personnes en situation de handicap seront assistées par un moniteur tandem de la FFP, et effectueront des tours alternés par rapport à un cameraman qui filmera l'évolution. Le moniteur restant neutre, le compétiteur handicapé devra performer en réalisant 4 tours sur l'axe de lacet, le plus rapidement possible.

Le Challenge Para-handisport, une première mondiale !

La Fédération Française de Parachutisme ouvre la pratique du parachutisme aux personnes souffrant de handicap depuis de très nombreuses années. Elle a mis en place des qualifications «handicapés» auprès des Brevets d’Etats désireux de compléter leur titre professionnel.

Elle a également signé une convention avec la Fédération Française Handisports. Le saut «tandem», traditionnellement proposé à celles et ceux qui sont désireux de découvrir le parachutisme, est parfaitement adapté aux personnes souffrant de handicap.

En faisant le choix d’organiser ce premier Challenge Para-handisport, la FFP met clairement en application ses objectifs de permettre aux personnes à mobilité réduite d’accéder à la pratique du parachutisme sportif en compétition. Mais aussi de promouvoir et développer la pratique du parachutisme sportif en compétition, de partager les compétences et renforcer les relations amicales entre personnes valides et personnes en situation de handicap. Et, enfin, d’améliorer les méthodes et pratiques de jugement. Un règlement spécifique a été établi avec, pour ambition s’il y a un réel engouement pour cette rencontre, d’avoir ensuite un Championnat de France Para-handisport dédié.

Le Challenge Para-handisport, pour aller plus loin

S’agissant d’une première au plan international, les participants déjà inscrits n’ont pas pu avoir d’entraînement spécifique, puisque rien n’existait pour eux, en tant que compétition parachutiste, jusque-là. Si certains ont pratiqué le tandem à plusieurs reprises, d’autres en sont à leurs débuts. Une explication préalable sera donc apportée, essentiellement quant au programme de la compétition.

Trois manches seront effectuées (au minimum 1 manche pour valider l’épreuve). Les sauts en tandem seront réalisés à une hauteur de 4000 mètres. Un saut équivaut à 4 tours alternés : tour droite, tour gauche, tour droite, tour gauche. La hauteur de sortie pourra être réduite, sur décision du directeur de la compétition après concertation du chef juge, à 3000 mètres, pour des raisons conditions météorologiques. Dans ce cas le saut se limitera à 2 tours -tour droit/tour gauche-.

Les manches seront jugées par un collège de 3 juges FFP. Le temps de travail démarre lorsque le compétiteur en situation de handicap démarre la première manœuvre exigée, dans le bon sens d’exécution (départ à droite ou à gauche). Les juges observent les sauts en première vision, à vitesse normale, puis en seconde et dernière vision, à vitesse réduite à 50%. Ils déclenchent leur chronomètre dès que le torse du compétiteur change de direction dans le sens correct du saut à réaliser. Ils arrêtent leur chronomètre dès que le compétiteur stoppe sa dernière manœuvre face au vidéographe.

Le temps de réalisation du saut est le temps moyen des trois temps enregistrés, calculé au centième de seconde, pénalités éventuelles additionnées. Tout autant que le handi-compétiteur et son porteur, l’opérateur vidéo aura un rôle majeur. Il doit se positionner face à la formation pilote-porté pendant toute la durée de l’exécution des manœuvres. Lorsque les manœuvres sont engagées, il doit rester sur l’axe initial jusqu'à la fin de l’exécution. A l’issue du saut, il portera son enregistrement immédiatement à la cellule de jugement pour copie de sa vidéo.

Le vainqueur est le compétiteur ou la compétitrice ayant réalisé le(s) saut(s) dans le minimum de temps cumulé des sauts réalisés. Les médailles seront remises aux trois premiers compétiteurs. Il sera établi un seul classement mixte.

Plus que monter sur le podium, se surpasser

« L’envie de pratiquer le parachutisme en compétition, à nos côtés, pour les handi-sportifs, s’inscrit dans la démarche actuelle de la Fédération » explique Jean-Michel Poulet, Directeur Technique National de la FFP. « Par cette démarche totalement novatrice au niveau mondial » précise Marie-Claude Feydeau, Présidente, « la FFP ambitionne d’augmenter le nombre de moniteurs tandem et diplômés CQH (Certificat de Qualification Handisport). Et de contribuer à déployer, a minima, un Centre et un moniteur par inter région. Cette augmentation du nombre de moniteurs concourra à répondre au mieux et à augmenter le nombre de participants handicapés. Mais aussi à faire évoluer le matériel, entre autres en améliorant la protection à l’atterrissage,…. ».

En apportant une lisibilité nationale, voire internationale, à cet événement, la Fédération Française de Parachutisme veut témoigner de son implication sociétale au plus près des territoires, contribuer à faire partager l’importance du sport dans tous les milieux et susciter des vocations pour de futurs handi-compétiteurs.

Pour Bernard Nicolas, Président de l’équipe des juges français de parachutisme, « ce projet porte encore plus loin le message de la volonté fédérale de s’investir et d’innover pour ses pratiquants ». Le règlement de ce Challenge Para-handisport a été bâti en prenant en compte les contraintes liées aux pathologies. En Voltige traditionnelle, 4 figures, tirées au sort (2 tours 360°, 1 salto, 2 tours 360°, 1 salto), doivent être exécutées dans un minimum de temps avec le moins de pénalités commises dans l’exécution de la figure. Dans le cadre des tours alternés en tandem, le compétiteur est en tandem. La première contrainte est donc la neutralité totale, en chute, du porteur. Le saut est intégralement effectué sous le regard d’un vidéoman. La vidéo ainsi prise en vol, et non du sol, est ensuite jugée par un collège de juges FFP spécialisés en Précision d’Atterrissage/Voltige.

L’aérodrome de l’Ecole de Parachutisme Centre Orléans Loiret sera ouvert gratuitement au public, comme à l’accoutumée, pour assister aux sauts. Mais ces journées s’inscriront également dans un weekend d’activité normale pour l’EPCOL, faisant se côtoyer parachutistes valides, handi-tandem non compétiteurs et handi-sportifs ayant la volonté de (re)trouver cette dimension de compétition.

NB : Samedi 28 septembre 2013 - 8 heures 30 : accueil, inscriptions et début de la compétition Dimanche 29 septembre - 16 heures : fin de la compétition La remise des podiums aura lieu le dimanche 29 septembre, à 17 heures, à l’EPCOL, Les 4 Ventes, Saint Denis de l’Hôtel (45).

Contact et inscriptions

Compétition amicale destinée aux personnes en situation de handicap physique ou mental et qui ont déjà effectué plusieurs sauts TDM. Le moniteur étant neutre, les compétiteurs effectueront 4 tours alternés face à une caméra, et cela sur trois sauts.

Frédéric Rami - Tél. : 06 86 93 46 52 - f-rami@wanadoo.fr

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Publié le par Emmanuel
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Un élève est d'abord un enfant dont le projet de vie ne se résume pas au seul projet scolaire. L'annonce de la création d'un diplôme unique d'accompagnant et trois options, prend ainsi en compte le caractère multidimensionnel de l'accompagnement : à l'école, au domicile, dans les activités de loisirs.

Marie-Arlette Carlotti, Ministre déléguée en charge des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion, a annoncé le 22 août dernier, la création d’un diplôme unique d’accompagnant, fusionnant les diplômes d’auxiliaire de vie sociale (DEAVS) et d’aide médico-psychologique (DEAMP), et prévoyant trois options : accompagnement scolaire, accompagnement à domicile et aide en établissement.

Handéo salue cette démarche qui réduit le nombre de diplômes existant dans ce secteur et répond ainsi à l’une des préconisations figurant dans son rapport publié en février dernier.

Les réflexions du comité national sur la formation des intervenants auprès de personnes handicapées vivant à domicile, animé par Handéo et Handidactique tout au long de l'année 2012 et réunissant une trentaine d’acteurs nationaux (pouvoirs publics, secteurs du handicap, de l’aide à la personne et de la formation) ont donné lieu à la publication d’un rapport comportant 18 préconisations.

La décision de la ministre réalise partiellement la préconisation n°15 : « Réduire le nombre de diplômes / Etablir des passerelles ». Handéo se félicite également de la création dans la formation des enseignants, d’un module dédié aux handicaps (préconisation n°2).

Handéo souhaite que les travaux en cours et à venir, pour améliorer la formation des AVS mais aussi celle des enseignants, s’inspirent d'autres préconisations du rapport. En particulier, l’importance de faire intervenir des formateurs handicapés comme experts (préconisation n°7) et la mise en place de dispositifs de supervision et d’analyse des pratiques (préconisation n°9). Le rapport invite également à améliorer l'image et le statut des professionnels de ce secteur (préconisation n°12).

Le développement d'une offre en aide humaine pour tous les enfants en situation de handicap, que ce soit à l'école, mais aussi à domicile ou dans les activités de la vie sociale, outre une formation adéquate des aidants, appelle une meilleure connaissance de leurs besoins et des spécificités de leur accompagnement.
L´enquête nationale, que réalise actuellement Handéo sur les spécificités de l´accompagnement des enfants en situation de handicap, devrait permettre d´en savoir plus sur les attentes et les besoins.

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Infos Handicap

La loi de 2005 sur le handicap et ses textes d’application qui fixe en 2015 un objectif d’accessibilité « pour tous à tout » a créé une dynamique au niveau des villes. Pour mieux connaître les démarches menées, la délégation interministérielle à l’accessibilité vient de publier une étude qui identifie les actions engagées mais aussi les difficultés rencontrées.
L’échéance 2015 ne sera pas « tenable » pour une accessibilité généralisée.


 Comment les villes se sont organisées, quelles méthodes ont-elles retenues, quels sont les chantiers qu’elles ont menés ? Autant de questions posées aux villes, moyennes et grandes, à travers un questionnaire et dont les réponses viennent nourrir le recueil réalisé et publié par la délégation ministérielle à l’accessibilité du ministère du Logement et du ministère de l’Écologie.

Une occasion aussi de mettre en valeur les initiatives vertueuses. « La politique d’accessibilité est parfois présentée comme une contrainte avec des objectifs inatteignables. Et pourtant, des villes se sont complètement impliquées et les résultats sont là, tangibles et palpables. Si certaines ont réussi malgré les difficultés qu’elles ont su souligner, cela veut dire que d’autres peuvent aussi, en s’inspirant de leur démarche et des objectifs qu’elles se sont fixées », souligne dans son éditorial Marie Prost-Coletta, déléguée ministérielle à l’accessibilité. Premier enseignement de cette étude, la loi de 2005 a été « un levier de l’évolution de la cité ».

Concernant l’organisation dont les villes se sont dotées pour mener à bien leur politique accessibilité, il apparaît que les communes les plus impliquées ont toutes traité en premier la question de la gouvernance en créant des tandems élu-agent. Force est de constater également que sans l’engagement fort des élus, rien ne se réalise.

Hiérarchisations des travaux

Pour la mise en accessibilité des ERP, toutes les communes interrogées font état du recensement des travaux à mener et d’une hiérarchisation de ces travaux selon des critères de centralité, de fréquentation, de lien avec le réseau de transport collectif et de coûts. L’aspect financier impose à toutes les villes de bien réfléchir aux actions à mener et d’identifier les bâtiments à rendre accessibles en priorité. C’est le cas notamment de Caen qui indique la mise en place d’une priorité raisonnée pour la mise en accessibilité des ERP avec les écoles comme objectif premier.

Plus précisément, il s’agit pour la ville de rendre accessible l’ensemble des bâtiments, en permettant aux usagers de bénéficier des services dans des conditions acceptables : accéder et pénétrer dans le bâtiment, accéder à l’accueil, pouvoir être aidé et accompagné, permettre un accès vers le maximum de services, bénéficier de sanitaires adaptés, être en sécurité et pouvoir évacuer le bâtiment. Cette méthode a permis de faire baisser le montant des travaux sur 10 ans de 15 M€ à 10 M€ et donc de démultiplier les lieux et les services accessibles. La ville de Rennes, pour sa part, a pris le parti de rendre accessibles les bâtiments à tous les types de handicap.

Cette tendance de hiérarchisation des travaux se retrouve également dans le domaine de la voirie grâce à la réalisation par les communes de leur plan de mise en accessibilité de la voirie et des aménagements des espaces publics (PAVE). Dans une grande majorité, la mise aux normes se fera à l’occasion de travaux d’investissement plus larges.

A Belfort, par exemple, la mise en accessibilité de l’espace public est généralement intégrée à des travaux dont l’accessibilité n’était pas le but premier. Pour la ville, ces chantiers offrent une occasion précieuse de revenir sur la non-conformité avérée et constituent le principal moyen dont dispose l’aménageur pour améliorer de façon très nette, voire radicale, le niveau d’accessibilité des espaces publics.

Par ailleurs, en témoignent les villes d’Amiens, Caen, Châteauroux, de nombreux aménagements ont été réalisés comme l’abaissement des trottoirs, le déplacement de mobiliers urbains, l’installation de dispositifs sonores aux principaux carrefours ou encore la poses de bandes podotactiles.

Recensement dans le logement social

Concernant le logement social, les communes ont pour priorité de recenser les logements accessibles pour rapprocher l’offre et la demande. Pour ce faire, elles s’appuient sur la commission communale ou intercommunale pour l’accessibilité aux personnes handicapées (CAPH). Le document de la délégation ministérielle à l'accessibilité relève cependant une différence d’approche et de temporalité entre les communes : certaines avaient pour objectif de recenser en 2012 les logements accessibles, quand d’autres comptabilisaient les livraisons 2009-2011 de logements adaptés.

Quoiqu’il en soit, de nombreuses initiatives ont été prises, parmi lesquelles la constitution d’un groupe de travail spécifique entre le chargé de mission handicap et une personne du service logement à Issy-les-Moulineaux (92), le travail de concertation avec les bailleurs sociaux, les nouveaux promoteurs et les propriétaires à Tourcoing, la mise en place d’une grille de recensement prenant en compte tous les handicaps (cognitifs, intellectuels, mentaux et psychiques) à La Rochelle et Toulouse, ou encore à Caen l'élaboration d’un outil de recensement qui prend en compte trois préoccupations majeures, l’accessibilité aux abords de l’immeuble, dans l’immeuble et dans le logement, ce qui permettra de qualifier un logement d’accessible, d’adaptable ou d’adapté.

Difficultés financières

Malgré toutes ces actions, les villes disent se heurter à des difficultés, notamment financières. Elles estiment d’ailleurs que les objectifs fixés par la loi de 2005 seront difficiles à atteindre en termes d’accessibilité généralisée pour 2015. Grenoble, dans son témoignage, résume bien la situation : « En termes de programmation des travaux, la mise en accessibilité de tous les ERP avant l’échéance du 1er janvier 2015 n’est pas un objectif que la ville pourra atteindre, en raison, d’une part, de l’importance du patrimoine bâti communal et, d’autre part, du coût des opérations de réhabilitation au regard des contraintes de mise en accessibilité, de mise aux normes sécurité, d’isolation, de désamiantage ».

Outre l’aspect financier, perçu comme un des freins, les villes expriment aussi des difficultés techniques. A Amiens, on estime que respecter les règles techniques, comme la largeur des emplacements réservés, est une difficulté en raison de rues ou de trottoirs souvent étroits ; à Angoulême, on précise que la planification vient se heurter à d’autres diagnostics obligatoires, diagnostics énergétiques par exemple, et oblige les services à avoir une vision globale sur un bâtiment pour ne pas faire et défaire.

Néanmoins, les villes indiquent vouloir poursuivre leurs actions au-delà de 2015. Quitte à revoir l’objectif du tout accessible pour un consensus local sur les priorités à court et moyen termes. D’une manière générale, les élus regrettent que le législateur fasse peser le poids de cette loi sur les collectivités et qu’il n’ait pas été prévu d’accompagner financièrement celles qui s’engagent sur une programmation

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