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Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Un blog pour témoignage, un blog pour le site de Pen Bron de La Turballe, pour que ce Centre Marin continue son action, celle d'accueillir des enfants dans un cadre de vie et un environnement marin unique. Emmanuel

Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Infos générales

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À l’heure où l’on parle de la loi du 11 février 2005 sur l’accessibilité des personnes handicapées, René Leroux se bat depuis plus de 20 ans pour que l’on reconnaisse le droit à tous d’accéder à tout. Rencontre avec le conseiller général, maire de La Turballe, qui a une vision claire de ce que devrait être la labellisation « Tourisme et Handicap ».

Depuis 2008, René Leroux, conseiller général maire de La Turballe, préside la commission intercommunale pour l’accessibilité aux personnes handicapées (CIAPH) sur le territoire de Cap Atlantique. Cette commission est obligatoire pour les EPCI* de plus de 5 000 habitants qui exercent les compétences transports et aménagement du territoire. Son objectif est de :
- dresser le constat de l’état d’accessibilité du cadre bâti existant, de la voirie, des espaces publics et des transports.
- établir un rapport annuel présenté en conseil municipal
- faire toutes propositions utiles de nature à améliorer la mise en accessibilité de l’existant.
- organiser un système de recensement de l’offre de logements accessibles aux personnes handicapées.
Aujourd’hui, René Leroux est quelque peu agacé par le système d’attribution de labels comme celui de « Tourisme et Handicap » qui selon lui ne correspondent pas aux attentes des personnes handicapées. La question de l’accessibilité est une composante essentielle du dynamisme d’une commune soucieuse de son public. Bien avant la loi du 11 février 2005, lorsqu’il était encore député, il avait ambitionné d’être le rapporteur d’un texte de loi pour modifier et dépoussiérer la loi de 1975, qui visait à intégrer les personnes handicapées dans les institutions publiques. Comme il le souligne « On met facilement un peu de vert dans un discours pour faire plaisir aux écologistes, on met facilement un peu de handicap pour faire plaisir à ceux qui sont soit handicapés de la vie soit handicapés professionnels mais cela ne suffit pas ! Pour preuve, Il a fallu qu’on en arrive à une loi très contraignante comme celle de 2005. Pour moi effectivement c’est trop fort, mais d’un autre côté, les personnes handicapées n’avaient pas le choix car rien n’était fait depuis 1975 ».

Des labels qui devraient être attribués aux communes

Le conseiller général estime que nous pouvons tous contribuer, non seulement à appliquer la loi, mais aussi à faire évoluer les mentalités et mobiliser l’ensemble des acteurs de notre société. Le travail de la CIAPH vise à sensibiliser les collectivités locales au problème de l’handicap. Il souligne « Il y a une très bonne participation de la part des collectivités et des associations de CAPA. Certaines collectivités ont pas mal de travaux à faire aujourd’hui ». Comme il l’explique, il n’y a aucun intérêt aujourd’hui à donner un label « Tourisme et Handicap » à un établissement ou une structure si la personne ne peut pas se balader dans la ville. « C’est complètement improductif ! ». René Leroux souhaiterait plutôt que soient revues les conditions d’attribution des labels, favorable à une reconnaissance communale et / ou intercommunale. Il ajoute « En tant que conseiller général, j’avais demandé à ce qu’on ne subventionne pas des équipements culturels, sportifs ou autres… s’il n’y avait pas la totalité des sanitaires au moins accessibles à tous. Je déteste que l’on différencie les personnes handicapées et qu’on les stigmatise. Il est insupportable d’entendre que l’accessibilité pour les personnes handicapées représente un surcoût conséquent, je peux vous dire que l’architecte qui réalise les halles de La Baule a dû dire ça pour la dernière fois. Il doit se souvenir de moi ! ».

Prendre en compte les évolutions majeures

À ce propos, il note que l’on est encore aujourd’hui dans une génération d’architectes qui n’est pas sensibilisée aux handicaps alors que la génération future a totalement intégré les principes de développement durable, d’intégration des populations. Une rampe par exemple dans un établissement ne sert pas uniquement aux handicapés mais aussi aux poussettes, aux personnes âgées ou malvoyantes… Sans oublier les besoins spécifiques des personnes handicapées (alarmes lumineuses pour les déficients auditifs, documents en braille...), de nombreux aménagements sont transposables à d’autres publics. Par ailleurs, le vieillissement de la population est une des évolutions majeures à prendre en compte dans l’aménagement des équipements.

Avec Gérard Mauduit, conseiller général de Saint-Nazaire centre, qui soutient également l’action de René Leroux, ils avaient fait inscrire quelques préconisations dans le plan d’accompagnement des personnes âgées et des équipements. Ils souhaitaient qu’à minima dans les communes de 1 000 habitants il y ait la possibilité pour les personnes handicapées d’aller dans un bar, un restaurant où la porte s’ouvre à l’extérieur, que les terrasses soient accessibles en fauteuil roulant, que les personnes aient la possibilité d’aller dans un office religieux, un office de tourisme, dans une pharmacie… En fonction des communes et du nombre d’habitants, René Leroux proposait d’établir des strates, notamment sur les équipements culturels, le cinéma, la bibliothèque et comme il l’ajoute « Ne parlons pas des mairies qui devraient être accessibles à tous et partout ! La personne handicapée a tout autant le droit de pouvoir monter dans les étages au bureau du maire et des adjoints ».

L’accessibilité comme priorité du service public

Selon lui, il y a des priorités essentielles et il reconnaît lui-même qu’il y a encore des efforts à faire sur la commune de La Turballe. Et comme c’est un homme d’action, il a permis il y a quelques années à des jeunes du centre de Pen Bron de prendre part à la réflexion. À l’époque trois jeunes sont partis en fauteuil roulant - accompagnés par l’ingénieur aux travaux et l’adjoint aux travaux et à la voirie - de la mairie à l’office de tourisme en passant par la poste et la bibliothèque pour évaluer les problèmes d’accessibilité. Au final, cela a coûté 300 000 € à la commune pour refaire les accès.
Ainsi Réné Leroux rappelle « Ces labels qui sont distribués ne sont pas, pour moi, de vrais labels. Un label à l’office de tourisme, un label à l’hôtel, s’il n’y a pas de cheminement entre l’office et l’hôtel pour que les personnes se déplacent ce n’est pas très utile. Je suis foncièrement opposé à ces labels donnés sans qu’il y ait une vraie cohésion entre tout ça, les centres de vacances, les hôtels finalement deviennent des centres de rétention privée. Il faudrait ne les donner qu’à partir du moment ou il y a un minimum de service public dans une collectivité ». Il s’affiche plus favorable à l’attribution de graduations de labels en fonction de la richesse des communes et de leur marque de bonne foi.
La loi de février 2005, entrée en vigueur en 2007, sera obligatoire au 1er janvier 2015. C’est une loi couperet qui sanctionnera tous les établissements recevant du public qui ne seront pas aux normes. Bien qu’elle semble très contraignante, le maire précise « On en est arrivé là car il y avait une volonté affichée de faire des travaux de la part des communes mais cela ne se faisait pas. Les associations en sont arrivées là pour que véritablement le handicap soit pris en compte. Moi j’entends bien que certaines collectivités n’aient pas les moyens mais je ne trouve pas normal qu’à côté elles fassent des travaux pour l’agrandissement d’un équipement ou autre alors que cela aurait pu attendre un an de plus. Si un restaurateur a changé ses lustres au lieu d’avoir fait la pente à l’entrée pour les personnes handicapées, je ne trouverais pas ça normal ! ». Il explique qu’en tant que Président de la CIAPH, il n’a pas de pouvoir de police, son rôle est d’accompagner les collectivités. Il ajoute « Beaucoup d’associations comme les APF** sont prêtes à nous aider. Elles ne sont pas aussi exigeantes que la loi le demande mais plutôt reconnaissantes qu’on les intègre à la démarche intercommunale ».


L’égalité devant les transports est un droit

L’accessibilité urbaine participe à la démarche d’intégration, il est donc nécessaire d’avoir des moyens de transport reliant les différents quartiers de la ville, de ses abords et de ses accès. Il faut dès lors proposer des arrêts de transports publics et des transports accessibles. L’égalité devant les transports est un droit. Sur le réseau de Cap Atlantique, il a été voté au dernier budget sept lieux complètement adaptés au transport pour les handicapés. Cela consiste à créer des arrêts de bus adaptés, avec un cheminement derrière. Une somme de l’ordre de 500 000 € a été inscrite au budget 2011. René Leroux souligne « La prochaine réunion qui va arriver prochainement nous permettra de refaire le point et de voir les communes qui sont prêtes à accueillir tous ces équipements pour bénéficier des fonds du syndicat des transports ». La Baule avec son pôle multimodal, Le Pouliguen et Herbignac se sont visiblement proposées. Néanmoins, le maire ne manquera pas de rajouter « Il y a aussi les architectes des bâtiments de France qui devraient revoir leurs positions là-dessus car certains architectes ne veulent pas bouger leur concept architectural ! Il n’est pas possible de faire un arrêt devant les portes de la cité médiévale de Guérande par exemple, vous trouvez ça normal ? ».

Sa vision globale du handicap est définitivement ancrée dans une démarche d’intégration bien au-delà que le simple outil commercial d’un territoire touristique comme celui de Cap Atlantique. Il conclut « On a encore beaucoup de boulot. Je ne dis pas qu’il faut penser, manger et dormir handicap du matin au soir, mais pensons à tout le monde. Quand on parle sans arrêt de vivre-ensemble, le vivre-ensemble c’est dans le logement, le déplacement… C’est pour tout le monde dans la qualité de vie du quotidien ».

Le saviez-vous ?

La Turballe est la seule commune de CAPA à avoir le label Handi-plage avec trois roues marines et aussi le label Pavillon Bleu des plages d’Europe.
* Établissement Public de Coopération Intercommunale
** Association des Paralysés de France
la loi du 11 février 2005
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000809647&categorieLien=id

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Environnement

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Une solution écologique pour nettoyer une partie du site de Pen Bron vient d’être mise en place avec l’arrivée de deux vaches Highland.

Depuis 2010, la Ville de la Turballe a signé une convention pour une gestion « zen » de ce secteur avec le Conservatoire du littoral et le conseil général. Cette solution originale a trouvé son aboutissement et un consensus entre le Conservatoire, la direction de l’aménagement forestier, CapA et les services techniques de la ville. Il ne restait qu’à trouver les animaux.

Ainghir et Inga

C’est le prénom des deux femelles en attente de vêlage qui vont donc pâturer sur 3 ha clôturés. Les travaux de pose de clôture, financés par le département ont été réalisés par une équipe du chantier d’insertion Agir, le matériel a été payé par le Conservatoire. « La clôture a déjà été vandalisée » s’énerve, dépité l’éco-garde Ludovic Noisette qui passe tous les jours voir les animaux.
Les deux Highland se dissimulent dans un bosquet, mais, Ludovic Noisette a prévu d’un petit bonus, un demi-seau de farine (orge, avoine et blé) pour les attirer. « Elles commencent à s’habituer, hier, on a mis une demi-heure pour qu’elles s’approchent de nous ».

Made in Scotland

Les animaux ont été mis à disposition par des éleveurs d’Asserac Guillaume Ellequet et Céline Geslin, ces derniers pratique une agriculture biologique sur leur exploitation qui comporte aussi un troupeau de vaches laitières.
Outre le côté spectaculaire et attractif de ces « débroussailleuses sur pattes », l’autre intérêt de cette race bovine écossaise est qu’elle exerce un pâturage intensif sur la végétation, « Elle mange tout, même les ronces ». Elle est aussi très à son aise sur ce genre de territoire fait de landes et de marais.
Des animaux très spectaculaires de par leur robe rouge clair à foncé aux longs poils épais et dotés une paire de cornes impressionnante. Cette image de grosse bête intimidante cache en fait un caractère très paisible.
Elles seront bien tranquilles sur le site tout l’hiver, puis au printemps pour mettre bas, l’expérience expérimentale doit durer un an. Il est possible qu’un troisième animal rejoigne Ainghir et Inga dans les prochaines semaines.
Si l’annonce par la presse de l’arrivée des Highland devrait susciter des curieux autour du site, il faudra s’armer de patience pour les apercevoir. Ici, nous ne sommes pas dans un zoo, mais, dans ce que la nature fait de mieux en matière d’équilibre, sachons respecter cette action.
La Turballe n’est pas la seule commune à avoir des animaux comme « employés communaux », on peut citer par exemple les quatre moutons utilisés par la mairie du Pouliguen.

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Pen Bron

Bonjour
je refusele monde clos du handicap pour le monde social ordinaire. ...
C'est à moi de m'adapter, dans la mesure du possible, à mon environnement, et non l'inverse, telle est la conception orgueilleuse et irrationnelle que je défendrai le plus longtemps possible. ce qui m'insupporte, ce sont les conseils des gens valides ( principalement le milieu médical)qui se croient autorisés à prendre les choses en main à ma place. Il est déjà suffisament pénible d'être dépendant physiquement pour s'entendre dire "moi, à ta place, je ...". Mon goût immodéré pour les proverbes me pousse à répondre "L'enfer est pavé de bonnes intentions". On se sent doublement handicapé lorsque le valide s'autorise à penser à votre place.
Donc je pense Pour que vive Pen Bron , il faudra une nouvelle aventure ...et arreter de penser seul ( médical et interets locaux)mais avec le milieu social normal...
Sinon le centre risque de finir comme le domaine de la HAUTE BARDE à Beaumont la ronce un tas de ruines....
Ouvrons Pen bron ((centre de thalasso pour tous, centre de vacances pour tous, centre de cure, de repos etc..il n'est pas normal que seulement 1400 personnes profitent de ce lieu magique), c'est à nous handicapés de nous adapter..
Patricia

Centre marin de Pen Bron, Emmanuel

sur ce que j'ai lu sur la gazette de la turballe de media web je trouve que cela serait un bon compromis oui

faire de pen bron un lieu diversifié afin de le garder pour ce qu'il est en faire un lieu partager serait peut etre meme l'idee

garder le lien de la reeducation pour l'handicap et ouvrire les portes et tout le monde a bien vue que les batiments de pen bron sont grands

donc oui plusieurs ailes pour que pen bron deviennent un lieu diversifié

un acceuil de personnes agées

un centre de thalasso

et des batiments pour la réeducation

le centre de thalasso pourrait etre le lien qui financierement ferait que pen bron aurait des rentrer financiere importante

et une maison de retraitre a des couts vue correctement pourrait ameliorer aussi le budget de pen bron

et sauver voir crée des emplois sur ce sitte une bonne idee et la l'handicap ne serait plus mis a l'ecart

 

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Animations culturelles

Centre marin de Pen Bron, Emmanuel

Le service éducatif et d’animation de Pen Bron et l’association des Amis de Pen Bron organisent conjointement le marché de Noël au profit du handicap

 

33 exposants sont venus présenter leurs produits .« Des patients en réinsertion tiennent également des stands » nous explique Florence responsable du service animation. Le marché de Noël de Pen Bron est à sa Xie édition. Quelque 2000 visiteurs y viennent chaque année. Ce marché est réalisé pour que les patients puissent vivre un marché de Noël comme les autres. C’est aussi l’occasion pour le public de découvrir cet endroit exceptionnel par la beauté des paysages et la qualité des soins.

Philippe Loosdregt, le nouveau président des Amis de Pen Bron nous rappelle les buts de l’association. L’association est uniquement au service des handicapés de Pen Bron. Elle gère la bibliothèque, participe à des repas thérapeutiques, promène les patients qui n’ont pas de visite de proches le dimanche. Des après-midi crêpes et gaufres sont organisés pour les patients et leurs familles pour 80 à 100 personnes. L’association fait aussi office de chauffeur pour conduire les patients au cinéma, dans un restaurant et participe à la croisière de Pen Bron. Les fonds récoltés au marché de Noël sont intégralement versés au service animation.

L’association est composée de 300 membres dont 80 actifs et 220 qui ont un rôle de soutien financier. « Nous sommes au service des handicapés, on n’a pas de blouses blanches. On est en relation avec les handicapés, entre amis. Mais on ne fait rien sans l'avis médical. » Le président des amis de Pen Bron s’est voulu optimiste sur le devenir de Pen Bron. « C’est un site très particulier qui n’est pas transmissible à n’importe qui et qui est protégé par la loi littoral.

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Infos générales

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Le centre de Pen-Bron : compétences d’un établissement transférées vers un territoire

Les rumeurs vont bon train quant à la suppression du centre héliomarin de Pen-Bron et son rachat par des promoteurs immobiliers. Media Web a rencontré le directeur médical de Pen-Bron, François Moutet, pour qu’il nous explique les ambitions des changements prévus à l’horizon 2012.

Le niveau des dépenses publiques de santé en France est l’un des plus élevé au monde. Aujourd’hui, les réformes politiques entreprises visent une gestion plus efficace de la sécurité sociale par une redéfinition des rôles des différents acteurs. En effet, l’organisation de la santé vit une révolution et le déficit chronique de l’assurance-maladie impose une nouvelle gestion économique.
En 1887, le centre de Pen-Bron répondait à un programme de santé publique ; 125 ans après, la situation ne change pas mais s’adapte aux maux de la société. En 2011, le centre a eu la responsabilité de prendre en charge la rééducation de l’Ouest à condition qu’il se positionne en partenariat avec l’hôpital de Saint-Nazaire. D’un point de vue global, la population vieillissant, la survie des gens est exponentielle. Parallèlement, les prix de la réadaptation et les services de courts séjours sont exponentiels. Le centre héliomarin qui travaille au maintien de la vie des personnes handicapées bénéficie de techniques médicales et d’un environnement hors pair permettant à ce jour « de faire des personnes handicapées des hommes et femmes dont l’espérance de vie est égale à celle d’une personne normale. » comme le souligne François Moutet.
Centre spécialisé en rééducation neurologique adulte et infantile, au-delà de son cadre environnemental, sa notoriété tient à son expertise pour traiter des affections cérébrales comme les AVC, médicales comme le diabète ou tumorales comme les tumeurs… L’équipe travaille en lien avec les services de réanimation et de neurochirurgie régionaux.

A l’heure où les travaux de la cité sanitaire de Saint-Nazaire sont engagés, qu’est-il prévu pour la pérennité du centre de Pen-Bron ? Dans l’activité du centre, il existe aujourd’hui deux phases que les politiques gouvernementales ont décidé de scinder en deux. Il y a d’une part la phase sanitaire correspondant à l’accompagnement des personnes à construire un projet professionnel, dès la phase active de soins, c’est-à-dire pendant leur hospitalisation qui représente 20 % de l’activité, c’est une phase généralement courte. D’autre part, il y a la phase de compensation, qui correspond à la prise en charge du handicap et au maintien de l’autonomie de personne qui représente les 80 % restants.

A l’horizon 2012, l’Agence Régionale de Santé a décidé de mettre la partie sanitaire au plus près des plateaux d’urgence. Se rapprocher du plateau hospitalier pour avoir une réponse rapide sur la partie vitale. Toute la partie sur la compensation et la qualité des soins donnés pour la réadaptation resteront à Pen-Bron. François Moutet soutient que les courts séjours nécessitent un rapprochement de l’hôpital pour une meilleure logistique médicale. Ce sera par ailleurs beaucoup plus facile d’accès pour les visiteurs, les pompiers, les ambulances, le SAMU… « Si la phase sanitaire est bien faite, je pense qu’en technique pure nous allons y gagner ».
La volonté de l’Association des Œuvres de Pen-Bron est de répondre à des besoins de santé dans la prise en charge du handicap. Aujourd’hui, tout ce qui concernera la médecine physique sera sur un terrain proche de la cité sanitaire de Saint-Nazaire alloué au centre, et tout ce qui concerne la réadaptation restera à Pen-Bron.
L’idée est, avec l’évolution des structures de rééducation, de maintenir les gens dans un niveau familial. Il est toujours plus facile de se déplacer à Saint-Nazaire pour un proche que de venir jusqu’à Pen-Bron.
Prendre en charge des gens lourdement handicapés pose le problème de l’insertion, et c’est ce sur quoi va travailler le centre de Pen-Bron. L’important pour un handicapé, comme le note François Moutet, « c’est de vivre et participer ». Le directeur reste persuadé que « Dans 20 ans, on dira que c’est la bonne solution et que dans 10 ans ce sera créateur d’emploi ».

Le mode de prise en charge évolue et la personne handicapée doit se réaliser. Pour cela elle a besoin de l’aide de professionnels. L’activité de Pen-Bron a changé de paradigme passant de la couverture des soins d’un établissement à la couverture des soins d’un territoire. Force est de constater qu’il faut des compétences et François Moutet rappelle également l’excellence reconnue du personnel de Pen-Bron tant par leurs qualifications que par leur humanité. Pen-Bron suit les évolutions et la prise en compte de la spécialité, qui est la rééducation fonctionnelle, reste gérée par l’Association des Œuvres de Pen-Bron. L’idée est de faire perdurer le maintien de la personne handicapée dans un tissu de vie qui lui permet de sortir de l’institution et de vivre en toute solidarité. La croisière de Pen-Bron, depuis 28 ans, travaille à cette politique et ce changement vient renforcer les actions déjà mises en place.
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Aux rumeurs qui circulent quant à l’emploi et le personnel mis en difficulté par cette nouvelle prérogative, François Moutet répond que « Les gens n’ont pas d’inquiétudes à se faire ». Aujourd’hui, le Centre de Pen-Bron c’est un budget de 14 millions d’euros dont 80 % vont à la gestion du personnel. On compte 110 lits dont 12 places en hôpital de jour et on y reçoit 1 400 personnes par an. Même si le personnel de Pen-Bron est amené à bouger sur Saint-Nazaire, l’emploi va être conforté selon son directeur. Le fait est que ce nouveau bâtiment, prévu à Saint-Nazaire, décharge le centre de Pen-Bron de répondre à certaines obligations normatives que l’institution sanitaire impose depuis peu. L’établissement de Pen-Bron aujourd’hui nécessiterait, pour certaines mesures, d’être réhabilité et rénové avec la prise en compte de la loi littorale. Par ailleurs, François Moutet insiste sur le fait que le lieu ne sera pas le sujet des convoitises des promoteurs immobiliers. La réhabilitation de l’hôtel de Pen-Bron par exemple, qui accueille des personnes en situation de handicap, ne signifie pas que le lieu se transforme en plate-forme touristique. Même si « la solidarité a des limites financières […] j’arrive à 62 ans, je n’ai pas le droit de faire du déficit. » il s’agit de garder un lieu avec une activité économique acceptable. Les partenaires financiers qui travaillent ou travailleront avec Pen-Bron devront fédérer l’idéologie du centre héliomarin. Pas seul dans sa démarche, le maire de la Turballe, René Leroux, a revu le Plan Local d’Urbanisme de la ville pour protéger le site de Pen-Bron.

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Pen Bron

Le sous-préfet interpellé sur Pen Bron

René Leroux, le conseiller général, maire de La Turballe vient de convier le sous-préfet Jean-Pierre Guardiola à une séance de travail pour demander le soutien de l’État sur l’éolien et son aide pour renouer le dialogue sur l’avenir de Pen Bron     

« Le devenir de Pen Bron crée des fantasmes »

René Leroux a redit son ras-le-bol concernant ce dossier au sous-préfet, cela a été son coup de gueule lors des vœux ; extrait : Le conseil d'administration et son président ne nous écoutent pas « Le silence, les non-dits des dirigeants et du président sont indignes de la part de personnes en responsabilités surtout dans un secteur aussi sensible quant aux résidents et au personnel aujourd'hui sur ce site. ». (Voir http://www.laturballe-infos.fr/voeux-du-maire-entre-coup-de-gueule-realisations-et-projets-23-43-142.html)
René Leroux a dénoncé le fait de ne pas être associé à « un site qui part en morceaux » ; « Que l’on me dise que l’on ne veut pas de moi parce que je suis de gauche, je peux comprendre ; mais, cela n’est pas normal que les élus turballais ne puissent pas savoir ce qui va se passer dans deux ans ».
« Cela crée plein de fantasmes, chacun y va de sa version, et lorsqu’on me pose la question, j’ai l’air d’un idiot parce que je suis incapable de savoir ce qui va se passer ; donc j’ai demandé à Monsieur le Sous-préfet de m’aider ».
Ce qu’en pense le sous-préfet : « Compte tenu de l’importance de Pen Bron sur le territoire de cette commune, symbolique et économique en terme d’emplois (250 à ce jour, 320 il y a encore six mois), on ne peut pas être indifférent au devenir de Pen Bron. Une fois que l’on a pris acte de la décision de l’ARS de transférer à l’horizon 2015 les unités médicales et médicosociales. C’est une préoccupation légitime du maire de savoir où va Pen Bron, j’ai indiqué que je m’efforcerai de renouer les fils d’un dialogue, éventuellement sous mon égide. Je vais m’employer à ce que cette association entre les deux parties soit réelle ».
René Leroux a insisté : « J‘ai demandé à rentrer dans le groupe de travail qui réfléchit au devenir au-delà de l’activité médico sociale qui s’y s’exerce aujourd’hui. Je veux savoir ce que cela va devenir ».

Rétrocession de subvention

Parmi les autres dossiers abordés, la création d’une résidence intermédiaire pour personnes âgées (le projet n’est pas encore entièrement écrit) et la rétrocession des subventions Xynthia non utilisées. Trait d’humour de René Leroux : « J’ai failli reverser la subvention à la Baule (365 000 €) ». Du coup, l’argent sera renvoyé au conseil général qui fera les travaux en lieu et place de la commune.
« L’État a été très rapide sur ce dossier et de l’argent a été versé alors que les travaux n’avaient pas été engagés », des propos du sous-préfet qui devraient agacer le SIVU du port de la Baule/le Pouliguen. Ce dernier a pris les devants pour la protection des zones inondables aux abords de l’étier. (Voir http://www.labaule-infos.net/defendre-sans-attendre-23-43-595.html).
Enfin, cet échange s’est clos avec l’éternel et épineux problème des mobile homes pour lesquels une régularisation doit intervenir en ce qui concerne l’arrivée d’eau et l’assainissement, « Ce n’est peut-être pas la bonne solution ». Le sujet concerne plusieurs centaines de ce type d’hébergement, du provisoire qui dure et pollue visuellement, notamment au camping de la Falaise ont déclaré les deux hommes.
À la fin de cet entretien René Leroux a remis au sous-préfet un tableau, une photo aérienne de Pen Bron pour qu’il n’oublie pas ce dossier.

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Publié le par Emmanuel
http://youtu.be/qaFMxI6Ud2Y

video realiser pour les enfants de pen bron grace au photo de M L je te remercie a chaque fois tes photos me donne le plaisirs de retrouver pen bron et ces paysages Pen-Bron-2012-12-15---94-.JPG

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Pen Bron

http://youtu.be/-WxgsWgpNDY video realisée par Stöcklin Sylvie

 

Centre Marin de Pen Bron

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