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Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Un blog pour témoignage, un blog pour le site de Pen Bron de La Turballe, pour que ce Centre Marin continue son action, celle d'accueillir des enfants dans un cadre de vie et un environnement marin unique. Emmanuel

Publié le par Emmanuel MLaure
Publié dans : #Infos Handicap

La plage Cassard à La Turballe est spécialement équipée pour les personnes handicapées : rampe d’accès, cabanon avec toutes les commodités, deux tiralos.

Justine Vettori, et, étudiante à Nantes, consacre ses vacances à accompagner et aider les personnes handicapées qui en ressentent le besoin. Elle témoigne des relations et échanges humains valorisants de cette expérience. Trois autres personnes se relaient durant la saison estivale.

 

Tiralo : c’est un appareil flottant permettant aux personnes handicapées de se baigner, accompagnées par deux autres personnes. 


Mais aussi dans la presse du week-end  et de ce jour

Article in Presse-Océan, 31 août 2009 : Des vélos et des fauteuils : La troisième édition de la course a invité handicapés et valides à courir ensemble contre le cancer. 


Article in Presse-Océan, 28 août 2009 :  La Baule. Des courses cyclistes valides et handisport. Ils courent contre le cancer : Actions cancer 44 organise ce week-end des courses, dont des épreuves handisport pour collecter des fonds.

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Infos Handicap

Une prothèse peut être nécessaire quand :
- une articulation où la douleur est présente ;  
- une articulation est usée ;  
- une gène s'installe dans vos gestes quotidiens.

Une prothèse de la hanche peut :
- se limiter au remplacement de la tête du fémur ou intéresser fémur et bassin
- être fixée en place par du ciment chirurgical ou pas
- ne remplacer que les surfaces articulaires

Votre chirurgien orthopédiste vous proposera l'intervention.
Tous les ans plus de 100 000 patients ont recours à la pose d'une prothèse de hanche.
Votre médecin généraliste vous dirigera vers un chirurgien orthopédique. Celui-ci vous proposera une prothèse si l'usure de l'articulation est vraiment totale et si la douleur devient trop importante et qu'aucun traitement ne peut soulager vos douleurs.


Il est très important que cette intervention ne soit pas effectuée trop tard.   Car la gène de vos mouvements quotidiens peut avoir une interaction néfaste sur les muscles, les ligaments et les tendons entourant l'articulation de votre hanche.Afin de pouvoir garder la souplesse de celle-ci l'intervention ne doit pas être effectuée trop tard.

Durée de vie d'une prothèse

Ces dernières années,  la durée de vie d'une prothèse a augmenté grâce à la recherche,  une prothèse dure en moyenne de 10 à 25 ans.
Les prothèses sont de plus en plus perfectionnées et plus de 400 modèles sont à la disposition des chirurgiens.
Plusieurs technique opératoires

Afin d'améliorer leurs techniques,  les chirurgiens ont mis au point plusieurs manières d'opérer car les opérations dépendent de : 
-  la localisation de l'endroit choisis pour opérer
-  du patient de son poids
L'opération la plus effectuée est par la voie postérieure, en arrière de l'articulation. Cela permet au patient de remarcher beaucoup plus rapidement mais cette technique a pour risque une luxation de la hanche (postérieure), risque généralement faible.
Depuis quelques années, certains chirurgiens préfèrent opérer par la voie antérieure,  l'incision en avant de l'articulation  permet de ne pas abîmer la musculation et aussi de pouvoir faire marcher très rapidement le patient.
Il y a aussi la voie latérale, il existe pour cette intervention deux techniques mais elle ne donne pas la possibilité de pouvoir remarcher si rapidement que les autres interventions nommées ci-dessus.

La vigilance à l'égard des infections

Une infection, même bénigne, peut entraîner l'infection de la prothèse elle même. Lorsque la prothèse est infectée, elle risque de se desceller de l'os dans lequel elle est implantée.

C’est pour cette raison qu'un bilan très complet  à la recherche d'infections méconnues, est réalisé avant l'intervention.
Après l'intervention on devra conserver la même vigilance pour d’intervenir rapidement  en cas d'infection  avant que la prothèse ne soit atteinte.

Après l'intervention

Il est conseillé de maintenir votre articulation dans un position idéale,  dormir avec un oreiller entre les jambes pendant les trois premières semaines après l'intervention. Il est possible de faire de la rééducation afin de retrouver une confiance et une bonne mobilité.
Il est conseillé pour certaines personnes quelques aménagements au domicile, réhausseur de toilettes ainsi que des barres d'appui dans la salle de bain.
Surveillance après l'intervention
Il faut par des contrôles radiologiques chercher à repérer toute anomalie qui pourrait entraîner des dégâts osseux, des douleurs et surtout éviter un descellement de la prothèse.
Il est donc impératif qu'à la suite de la sortie de patient un contrôle soit effectué trois mois après l'intervention et ensuite échelonné tous les ans voir tous les deux ans.
Une boiterie ou une douleur doit être signalée de manière à obtenir une consultation rapidement et en cas de douleur aiguë et de fièvre, de rougeur de la cicatrice et de gonflement douloureux de l'articulation.

La vie quotidienne avec une prothèse de hanche

- éviter la luxation

- lutter contre l'usure prématurée de la prothèse

- surveiller votre poids                               

- éviter les charges lourdes

Normalement la personne ayant subie une prothèse de la hanche peut reprendre une vie normale; il est possible de reprendre certaines activités sportives mais surtout d'éviter les pratiques qui pourraient entraîner des microtraumatismes ou des impacts ou chutes.
Il est conseillé de faire de la marche, du vélo et de la natation
Par contre il faut éviter tous sports de contact tels que le football, basket bien sur le rugby et le marathon.


Il vous faut être patient avant d'obtenir un résultat optimum, cependant un énorme pourcentage de patients oublient leur prothèse.

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Publié le par MLaure
Publié dans : #Notes d'histoire

François Oudard Fortuné Gatien Duquesne de Clocheville, appelé plus communément "Gatien de Clocheville"

 

Né à Tours en 1834, il poursuit ses études à Paris, au lycée Condorcet. De constitution fragile, il meurt de la tuberculose à l'âge de 19 ans, le 31 octobre 1853.

Sur son lit de mort, il demande à sa mère de consacrer une partie de sa fortune à l’établissement d’un hospice pour enfants pauvres et malades.

 

Le bâtiment de l’hôpital Clocheville est un ancien hôtel particulier, construit entre 1768 et 1780 pour Jacques Cormier de la Picardière.
Ce bâtiment est transformé sous la révolution en prison, puis en caserne.
En 1839, c'est un un pensionnat pour jeunes filles tenu par les Sœurs du Sacré Cœur.

En 1856, honorant la mémoire de son fils,  la comtesse de Clocheville rachète l’hôtel de la Cour-des-Prés et y aménage un hospice destiné à accueillir les enfants pauvres de la commune. Cependant, l’hôtel reste jusqu’en 1880 le siège de la division militaire établie à Tours. Ce n’est qu’à la fin de cette même année que la comtesse entre en pleine possession de son bien et entreprend des travaux.
Le 9 juin 1881 voit l’inauguration de l’Hospice Gatien de Clocheville, qui est immédiatement confié à la municipalité de Tours. Au 1er août 1881, 16 lits sont ouverts « pour l’admission des enfants de 4 à 14 ans seulement. En priorité les enfants pauvres de Tours, et ensuite des deux cantons de la ville ».

Dans cette même période, la comtesse s’installe avec le jeune vicomte Gaston Pailhou, un ami d'enfance de son fils, devenu son fils adoptif, dans l’Hôtel Grillet afin de mieux veiller sur les petits pensionnaires de l’asile.

En 1882, pour agrandir l’Hospice, la comtesse achète l’immeuble où est installée une ancienne fabrique de soieries, nommée La Calandre, voisine de l’Hôtel de la Cour-des-Prés.

En 1884, Mme de Clocheville décède  et cette même année voir l’ouverture de 6 salles supplémentaires est en prévision.

L’ensemble comprendra 60 lits et une salle d’autopsie.

A l’époque le personnel affecté à l’hospice se compose de 6 religieuses, d’un couple de concierges jardiniers, d’une fille de cuisine et de quelques auxiliaires temporaires.

En 1886, on adjoint au côté sud de l’ancien Hôtel de la Cour-des-Prés trois nouveaux corps de bâtiments, et le vicomte lègue à la municipalité une partie de son jardin.  

En 1893, Gaston Pailhou meurt en léguant l’Hôtel Grillet  « à la condition expresse de l’annexer à l’Asile de
Clocheville….et sans aucun prétexte ne pourra servir à un usage étranger à l’Asile ».




Entre 1900 et 1904, l’architecte Louis Morel construit la chapelle entre l’Hôtel Grillet et l’Asile.


Entre 1947 et 1948, on inaugure une unité moderne de 23 berceaux et d’un lactarium.
C’est le 1er janvier 1952, en accord avec les héritiers de la famille, que la ville confie au CHRU la gestion de l’hôpital Gatien de Clocheville qui devient dès lors le Centre de pédiatrie Gatien de Clocheville.

En 1960, fut décidé le regroupement à Clocheville de toutes les activités pédiatriques, ce qui nécessita de très gros travaux.

En 1964, un bâtiment supplémentaire, jouxtant l’asile Gatien de Clocheville, fut inauguré dans l’enceinte.



Aujourd’hui, après des travaux effectués en 2003, le centre pédiatrique de Clocheville comprend 25 services médicaux et accueille les enfants de toute la région.


C’est un acte de mémoire, d'une mère à son fils,  qui est à l’origine de l’hôpital pour enfants.

Mon témoignage  : L'hôpital de Clocheville

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Pen Bron

Entre terre et mer
Juste là,  longeant la route, on ne perçoit rien et pourtant là se trouve un cimetière.
Je l'ai retrouvé après une longue balade, j’ai retrouvé le muret, puis l'ouverture dans les barrières qui protègent les dunes, et bientôt ces deux grilles en fer forgé de couleur verte, elles sont entrouvertes, puis quelques marches… là oui, caché par la dune,  se trouve le cimetière de Pen Bron.

Un cimetière où tout vous trouble, entraînant même une certaine douleur,   un cimetière d'enfants, le cimetière des enfants de Pen Bron, mais aussi des sœurs de Saint-Vincent de Paul.

Le centre n'échappait pas au décès de jeunes enfants venus ici pour guérir mais trop atteints par ce mal qu'est la tuberculose,  pour certains d'entre eux la vie les a fui,  ici à Pen Bron.
Avant la création de ce cimetière,  le transport des corps se faisait en canot pour rejoindre la ville, un parcours laborieux pour pouvoir enterrer ces enfants au Croisic.
Les formalités  devaient se faire à la Turballe

C'est en Novembre 1890 qu'il fut pris la décision de créer un cimetière à Pen Bron. Il a été convenu que celui ci soit érigé dans la dune, proche du Centre et les autorisations furent données en 1901.


Bernard Clavel auteur de Fleur de Sel écrivit dans la préface de son livre des mots touchants, des mots simples et troublants…

"A deux ou trois sabotées au nord de Pen Bron, vous découvrirez un jardin d'enfants plus émouvant que tous les crépuscules. C'est un petit enclos entouré de granit et d'une haie de fusains taillés ras et qui sont là pour que le vent ne morde pas directement le sol, pour que ce jardin ne s'ensable pas trop rapidement. Un tamaris torturé par le souffle puissant de l'océan marque l'entrée. Six marches de pierre descendent à la grille qu'on ne ferme jamais.
Les enfants qui sont ici ne s'en iront pas, et nul ne viendra les déranger.
Au centre de l'enclos, une religieuse de quatre vingt six ans veille sur eux qui dorment en écoutant la grande voix de la mer. Chacun a son petit rectangle de sable entouré de planches. Une croix de bois peinte en blanc y est plantée qui porte une date, un âge et un nom. Ils sont là, une centaine. Roger, cinq ans ; Yvette, deux ans ; Simon, dix ans ; Christiane, trois ans; Françoise, six mois ; Denis sept ans ... Ils ne sont pas tristes. Ils ont cessé de l'être. Ils ont le sable et le soleil, et cette bonne soeur qui ne les quitte pas. cette bonne soeur qui leur montre sans doute des chemins de lumière, des sentiers sans épines et bordés de fleurs plus lumineuses que celles de l'ajonc doré, plus parfumées que les minuscules points multicolores de cette flore des marais ou viennent butiner quelques abeilles sauvages"

MORIN Paul & CLAVEL Bernard : Fleur de Sel - les marais salants de la presqu’île guérandaise. (Edition du Chêne, 1975 réédition en 1985)

 
Le jour où j’ai redécouvert ce cimetière,  j'ai eu des frissons, enfant ce lieu m’avait touché, et là je descends ces marches, ces six marches, et dans mon esprit bien autre chose que de la peur, la peur que j’avais eu enfant.

La soeur veille, toujours  sur eux,  elle est là comme l’écrit Bernard Clavel au centre pour les rassurer, les protéger et les enfants dorment  éternellement bercés par le doux bruit des vagues et sont caressés par le vent, un vent légèrement atténué par les fusains.

Et là écrivant ces quelques mots sur ce cimetière,  sur cette sœur,  sur ces enfants,  je me demande si nous enfants de Pen Bron nous ne sommes pas là pour encore,  et souvent penser à ces enfants venus pour guérir, ou du moins aller mieux  mais qui sont partis bien loin de nous, trop jeunes, trop rapidement, ils sont  les enfants de Pen Bron,  tout comme  nous.

De ce cimetière caché entre terre et océan,  je n'ai plus peur,  non j'aime à penser que quelques personnes passent encore quelques fois s'y recueillir.

 

Le cimetière de Pen Bron
Le cimetière de Pen Bron
Le cimetière de Pen Bron

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Animations culturelles

La Bataille des Cardinaux s’est déroulée en 1759 entre Hoëdic, Dumet et la baie de La Turballe. 

Exposition des aquarelles de Pierre Raffin-Caboisse en la mairie de La Turballe, jusqu’au 31 août.


Lors de cette bataille, la marine française va perdre ses plus beaux bâtiments
  

« …Elle a opposé 21 vaisseaux, trois frégates et deux corvettes françaises, à 28 vaisseaux et 6 frégates britanniques. La stratégie française a été une suite de mauvais choix, de malentendus dans les signaux de combat, de difficultés à manoeuvrer, et de manque de combativité. La marine Royale était en effet mal préparée après une longue période de déclin, sous-entraînée, avec des marins souvent enrôlés de force, une réelle absence de motivation, et une infériorité numérique importante… »
Extrait du site  : 250 ans de la Bataille des Cardinaux
 
                                                               Pierre Raffin-Caboisse

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Publié le par Emmanuel MLaure
Publié dans : #Marais salants


De Clis à Pen Bron, divers paysages
Les marais salants et bientôt une forêt de pins marins puis les dunes de Pen Bron,  et vous arrivez très vite à l'océan, face à vous Le Croisic se dessine, si proche...

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Publié le par Emmanuel MLaure
Publié dans : #Pen Bron

La Fondation de France fête ses 40  ans

Randonner pour fêter un anniversaire ! Une idée imaginée par un Turballais et qui a fait son chemin . L'objectif est double, découvrir un site exceptionnel et communiquer sur les actions de la Fondation.

Des milliers de personnes attendues pour cet événement hors du commun

"... des milliers de participants sont attendus. L'aire de carénage, les ports de pêche et de plaisance, les plages, le camping des Chardons bleus, la pointe de Pen Bron, avec retour par les marais salants, c'est l'intinéraire qui sera proposé... Les associations turballaises, dont l'OMS représenté par son président Claude Delorme et l'office de tourisme avec Alain Robard, se mobilisent pour assurer l'accueil et l'encadrement des milliers de participants attendus..."
Article de presse du 14 août 2009 in Les Echos de la Presqu'île Guérandaise.
"La Turballe.- Rando Fondation de France  : Des milliers de randonneurs attendus", Page 38

"...La Turballe possède une richesse naturelle exceptionnelle avec son littoral, son site naturel protégé de Pen Bron et ses marais salants. Les aménagements réalisés ces dernières années l'ont valorisée. Ils traduisent la volonté de la commune de préserver un juste équilibre entre développement et environnement..."
Dimanche 27 septembre, Rando Fondation de France à La Turballe à partir de 8 h 15, circuit de 14 km
(Sources : article in Ouest-France, mai 2009 ; 
La Turballe  Grand Large : Bulletin municipal d’informations ÉTÉ 2009, Page 24
)

Site de la Fondation de France

Jean-Claude Murgalé est le  délégué de la Fondation de France en Loire-Atlantique
    

Un savant équilibre entre le développement des activités et la préservation de la qualité de l’environnement ont orienté le choix des organisateurs.
Il est rappelé que cette randonnée est ouverte à tous, sans inscription, libre et gratuite ; L'idée  : marcher ensemble, rencontrer d'autres randonneurs, évoquer les projets et ambitions de la Fondation de France, découvrir une région où les paysages se succèdent, tous spécifiques mais si complémentaires...
l'oeuvre des hommes, les paludiers, tels les marais salants de l'ensemble de la presqu'île guérandaise ; protégées, préservées par l'homme telles les dunes, riches d'espèces végétales, qui vont de la Turballe à Pen Bron...

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Publié le par MLaure
Publié dans : #Notes d'histoire

Extraits concernant Pen Bron

 

Au début du XXe siècle, le séjour en colonie de vacances est reconnu pour son action d’hygiène préventive et ses vertus pédagogiques pour les enfants. Elle est la "première ligne de défense contre la tuberculose", "véritable croisade de paix et de rédemption", "oeuvre patriotique et humanitaire" …

Un programme double : l'hôpital marin/sanatorium

La colonie de vacances est associée à l’hôpital marin : sanatorium destiné aux enfants scrofuleux, anémiques et rachitiques ouvert toute l’année et fonctionnant comme colonie de vacances durant la saison d’été. Le sanatorium du Moulleau dans la baie d’Arcachon en Gironde (ouvert dès 1882), celui de Pen-Bron face au port du Croisic en Loire-Atlantique (1887), de Cap-Breton dans les Landes (1889) fonctionnent selon ce modèle. En 1888, le comité protestant genevois convoie un premier contingent d'enfants valétudinaires au Lazaret de Sète. L'année suivante, ils se rendent à l’asile Dollfus à Cannes, installé depuis 1886 dans l’ancien hôtel de lord Brougham qui sera bientôt acquis par le comité genevois.

L’établissement, ouvert d’octobre à juin suit le rythme saisonnier des stations d’hiver de la Riviera méditerranéenne, contrairement à ceux situés sur la façade atlantique, ouverts durant la saison estivale. De 1898 à 1903, la Caisse des écoles de Saint-Mandé dans la région parisienne envoie les enfants au sanatorium Parmentier, dans une station balnéaire de la Manche à Berck-sur-Mer dans le Pas-de-Calais ; à partir de 1904, seules les filles sont hébergées au sanatorium Parmentier ; les garçons sont accueillis au sanatorium Bouville et, de 1911 à 1913, ils sont envoyés au sanatorium de Zuydcoote dans le Nord. Il sera longtemps difficile de distinguer la colonie de vacances temporaire de l’établissement permanent à caractère hospitalier (préventorium) ou pédagogique (école de plein air)... 
... Les colonies de vacances, centrées sur l’hygiène préventive et la fonction pédagogique deviennent " indépendantes" et peu à peu autonomes par rapport aux établissements "curatifs" spécialisés. L'objet de la colonie est, selon l'inspecteur des écoles Edmond Cottinet, "d'offrir une cure d'air aidée par l'exercice naturel en pleine campagne, par la propreté, la bonne nourriture, la gaieté". La première génération des établissements climatologiques mixtes, associant le  curatif et le préventif, l’hôpital et la colonie de vacances est définitivement éteinte avec l’avènement des préventoriums à partir des années 1920, aboutissement de la spécialisation des installations sanitaires.


Les colonies scolaires

Le milieu scolaire est lui aussi sollicité : les Caisses des écoles parisiennes sont en première ligne. Edmond Cottinet, administrateur de la Caisse des écoles du IXe arrondissement de Paris, fonde en 1883 la première colonie scolaire à Luxeuil en Haute-Marne.Le choix du lieu est déterminé par l'altitude, supérieure à celle de Paris, et par la distance, raisonnable, de la capitale. Les colonies scolaires logent dans les écoles ou les pensionnats existants ou construisent des bâtiments spécifiques. Ces colonies municipales sont les premières à utiliser des structures à grande capacité d'accueil. En 1894, un vaste bâtiment de deux étages abrite les 111 enfants de la colonie du XIe arrondissement de Paris à Mandres-sur-Vair dans les Vosges, tandis que 150 enfants peuvent être reçus dans la colonie scolaire lyonnaise du Serverin dans l'Isère...

...À partir de 1893, des fonds du Conseil général du département de la Seine sont affectés aux colonies de vacances. Dans les années 1890, les pouvoirs publics s'investissent davantage dans la lutte contre la tuberculose ; la colonie de vacances est considérée alors comme un traitement préventif complémentaire. Des établissements hospitaliers comme Pen-Bron en Loire-Atlantique, Cap-Breton dans les Landes, Saint-Pol-sur-Mer dans le Nord et ensuite Arcachon en Gironde, sont ouverts toute l’année et accueillent durant l'été une colonie de vacances. À Pen-Bron, la colonie est installée à l'écart dans l’ancienne sardinerie qui avait été utilisée comme premier bâtiment du sanatorium. Jusqu’en 1914, la charité publique reste la principale ressource financière. À l’exception des premières colonies organisées par les municipalités, la participation publique reste faible mais la contribution des familles est souvent nulle. Pour les colonies confessionnelles, le recours au financement privé est quasi exclusif...


Etude de Bernard Toulier, Conservateur du patrimoine
En date du 17 avril 2008
Consulter l'intégralité de l'étude


Colonies de vacances : Compte rendu du congrès national de Paris 1910, F. Gibon, Rédacteur au Ministère de l’Instruction Publique et des Beaux Arts

Extrait : Citation de Pen Bron

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Publié le par MLaure
Publié dans : #Environnement

 

 

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Publié le par Emmanuel
Publié dans : #Pen Bron

Forum sur le site du quotidien Presse Océan  : A la question  quelle est la meilleure plage de Loire-Atlantique ?
Pen Bon votre plage préférée !

(Résultat paru dans presse en date du 8 août 2009) 

Les Internautes ont plébiscité la plage de Pen Bron et son sable blanc...
Et pourtant La Baule, Le Pouliguen sont très connus mais...

A Pen Bron, il est vrai que l'eau est claire, vivifiante,  la forêt de pin,  les dunes et les marais salants complétent ce site….une diversité de paysages, de faune, de flore et d’activités humaines…un lieu à découvrir au fil des saisons, pas uniquement l'été...

 

Un site exceptionnel qu’il faut préserver, à nous d’être vigilants !

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