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Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Un blog pour témoignage, un blog pour le site de Pen Bron de La Turballe, pour que ce Centre Marin continue son action, celle d'accueillir des enfants dans un cadre de vie et un environnement marin unique. Emmanuel

Publié le par Emmanuel

Mon histoire, ce lien avec Pen Bron, remonte à il y a beaucoup années où une maladie a perturbé la suite logique de ma vie, mais même encore maintenant je ne peux pas dire si elle m'a vraiment perturbée, non je ne pense pas, ma vie a pris un autre chemin
Nous avons tous plus ou moins des épreuves à traverser dans la vie, des moments difficiles, mais nous ne pouvons qu'avancer et faire avec et j'ai fait avec. Pen Bron, il est sur que pour beaucoup de vacanciers se promenant sur le port du Croisic par de belles journées ensoleillées, ce cadre est agréable, mais très peu de ces personnes en découvrant la vue magnifique de ce château ne savent ou ne peuvent imaginer toute l'histoire qui se cache derrière ces murs.
Ce que j'aimerai vous faire découvrir a travers ce livre, ce sont tous les instants qu'un enfant, que malheureusement beaucoup trop d'enfants, ont pu y vivre. Et cela depuis de nombreuses années.
La vie nous réserve de bien tristes moments que ce soit du à la maladie ou à un accident, il nous faut ainsi qu'aux familles qui nous entourent, les subir.
D'ailleurs ce que je retiendrais de mon histoire, c'est qu'il est parfois beaucoup plus facile de vivre ces moments enfant, oui enfant, on accepte, on gère certainement beaucoup mieux qu'adulte, oui, j'en suis persuadé.

Comme je l'ai écrit une partie de ma vie s’est déroulée dans ce centre ; mais si je tiens à en parler aujourd'hui, presque trente cinq ans plus tard, c'est que depuis que je l'ai quitté, il est toujours resté en moi, bien profondément en moi, j'y ai encore des souvenirs comme vous pourrez le lire à travers ces lignes.

Mais, il est question de fermer ou de diminuer le nombre de lits dans ce centre, ou de plus y avoir de rééducation infantile ce que je trouve inadmissible.
Il nous faut alors réagir comme je vais essayer de le faire, avec vous, réagir parce qu'il est impossible de vouloir déplacer de cet endroit des enfants où tout est mis en oeuvre pour que la rééducation de ces jeunes soit pleinement réussie. Bien sur que ce soit ici ou ailleurs, il est question de Nantes ou Saint-Nazaire et je n'ai rien contre ces deux villes bien sur…
Mais regardez les photos du site, regardez la beauté qui entoure ce centre, admirez et vous comprendrez que pour les personnes vivant un traumatisme, il n'y a rien de mieux que de vivre là, au bord de l'océan, un site entouré de forêts de pins, de dunes de sable, de magnifiques décors entourant, protégeant finalement cet endroit.

Je tiens à remercier le directeur du Centre, Monsieur Moutet qui, à la suite d'un mail, m’a permis de venir au centre, de refaire une partie de ce passé d’enfant, de redécouvrir l'intérieur du Centre, de pouvoir revivre des instants…
Je le remercie de cette attention qui m’a permis de visiter le Centre de Pen Bron en compagnie de Madame Guihard, le lundi 15juin 2009.

Monsieur le Directeur, vous ne pouviez pas mieux choisir pour me faire redécouvrir ces moments si importants pour moi, Madame Guihard a été d'une gentillesse si naturelle, nous avons ensemble parcouru les couloirs, elle a été à l’écoute des moments importants de ma vie, ensemble nous avons parlé de Pen Bron, ensemble nous avons partagé des mots qui parfois m'ont donné des larmes, mais des larmes d'émotion, des larmes de joie, des larmes de plaisir, alors oui merci à vous, merci de ce que vous faites pour tous ces enfants, merci pour eux.
Je sais que depuis quelques années le Centre accueille aussi des adultes, moi j'en suis resté aux enfants et je soutiendrais du plus profond de moi la continuité de la vie de ce Centre, pour eux .

Maintenant au fil de ces pages, je vous parlerais du Centre de Pen Bron et de mon histoire j'espère que cela vous fera réagir et prendre conscience de l’importance de ce Centre pour la convalescence, la guérison des enfants de la région, ou de plus loin.


N’oubliez surtout pas que la maladie, l'accident, le handicap n'arrive pas qu'aux autres et quand cela arrive, il vous faut pouvoir accepter, comprendre et guérir et bien souvent la guérison ne se réalise que bien des années plus tard. Il y a la guérison physique mais aussi et je dirais surtout la guérison psychique.
Merci de votre attention

J’ai pu retrouver le Centre de Pen Bron, le 15 juin dernier, et là j'ai eu la chance de pouvoir gravir les marches et entrer dans le Centre, m’y déplacer debout, trente cinq ans plus tard, dans ce centre où enfant je n'avais jamais posé le pied par terre. Cela m’a permis de faire un retour sur moi, d'effectuer une boucle importante. Pour cela, j'ai envoyé un mail au centre en expliquant mes motivations.

Ce centre doit poursuivre son œuvre encore longtemps car depuis quelques années, s’opère progressivement un déplacement des personnes en rééducation, et notamment les enfants.

Le Centre marin de Pen Bron doit continuer son œuvre, pour les enfants comme pour les adultes, il est aussi nécessaire de préserver ce lieu, ce petit bout de presqu’île entre terre et mer, témoin d’instants de vie, de guérison, de douleur aussi, mais qui reste ancré dans nos mémoires d’enfants.

Ce site, comme vous l'avez compris est un hommage et au Centre et à tous les enfants de Pen Bron, vous, moi et bien d'autres…Il se veut aussi un site d’information sur Pen Bron et sa région, sur le handicap…peut-être plus simplement, être un fil entre hier et aujourd’hui, entre l’enfance et un retour sur soi, un retour vers un lieu qui a laissé en nous une empreinte sûrement différente pour chacun ou chacune, un lieu qui a beaucoup évolué ces trente dernières années.

Car, nous, les enfants de Pen Bron, nous venions de diverses régions, et si ces quelques pages vous ont touchées, le but que nous nous étions fixé est atteint.

tout peut arriver à n'importe qui et surtout n'importe quand, personne, non personne n'est à l'abri d'une maladie ou d'un accident.

Cela vous arrive et bien souvent la première, la seule question que l'on se pose, c'est pourquoi moi, pourquoi moi, qu'ai je fait pour mériter ce calvaire.

Rien vous n'avez rien fait, c’est comme ça. Cela aurait pu arriver au voisin, mais non c’est à vous que cela arrive, mais si c'était arrivé au voisin, il se serait posé la même question et vous, vous l'auriez plaint en vous disant, le pauvre, quel malheur arrive chez eux.


Pour moi, c’est arrivé et alors ! Je ne cherche pas pourquoi, c’est sur moi que c’est tombé, point final ! On fait et on vit avec, pas le choix…

Quand j'étais gosse, je n'étais pas bien épais, pas bien grand, un petit gosse tout frêle qui aimait la vie, bouger, courir.

J’avais une passion déjà tout gosse, le sport, j'adorais le sport, tous les sports.

Je montais sur un vélo, je me prenais pour Pingeon, Poulidor, je pédalais, pédalais sans arrêt. Je me faisais mon tour de France, je m'imaginais escalader les cols, finir une course dans un sprint effréné en regardant derrière moi si l'autre coureur imaginaire ne me rattraperait pas avant la ligne d'arrivée.

Si je jouais au ballon, c'était la même chose, je m'imaginais être le gardien de but, George Carnus, Barathely… Je plongeais sur les ballons pour arrêter le but qui nous aurait fait perdre le match. Bien souvent aussi le long du trottoir, je faisais la course à pied, je courrais à toute vitesse contre les voitures, j'essayais d'aller le plus loin possible avant que celles-ci ne me dépassent.

Voila et moi le gosse tout frêle, j'aimais ces moments, jamais je ne pouvais rester sans bouger. J'adorais le sport, d'ailleurs tout gamin, j'ai fait du rugby, oui je me suis régalé à plaquer les joueurs, à vivre des moments intenses…

Par contre à l'école, je ne suis pas une flèche mais je me tiens pas trop mal quand même.
En 1974, mes parents m'ont fait redoubler une année, je me suis donc retrouvé avec de nouveaux copains et naturellement de nouvelles copines.
Un soir, je me rappelle un samedi soir, je pars avec ma tante voir un film Le Poséidon, un film magnifique qui reste dans ma mémoire pour plusieurs raisons.
Donc ce soir là, arrive la fin du film et tout le monde se lève, j'en fais autant et d'un coup blocage, je me rassois et ne peux plus bouger.
Mon oncle sera obligé de me porter.
Le lendemain matin, plus rien, je peux marcher, bouger mais avec des douleurs assez importantes.
Quelques jours plus tard, mon médecin me fait passer des radios, c'est grave, mais moi je ne me rends pas compte du tout, j'ai mal, mais ça passe !
Un rendez-vous est pris d'urgence dans un hôpital pour enfants, mais des grèves font que le courrier de mon médecin met un temps fou à arriver. J'ai eu de la chance que le fils de celui-ci soit en études de médecine et j'ai enfin eu mon rendez vous.

Nous sommes le 5 décembre 1974, après être partis très tôt de Châteauroux, nous arrivons enfin à Tours, à l'hôpital Clocheville pour enfants.
Nous entrons dans une salle d'attente immense remplie d'enfants plâtrés, dans des fauteuils roulants, il y en a partout.

Plusieurs heures passent.
La secrétaire nous appelle, le Professeur Glorion nous reçoit et annonce à mes parents que le plus urgent est qu'il me faut être en élongation pendant plusieurs jours, sans bouger, ni marcher avant de subir une intervention chirurgicale des deux hanches qui me clouera au lit pendant de très long mois.
Il demande si je suis d'accord pour entrer à l'hôpital dès le lendemain, et ma mère répond oui de suite, mais celui-ci se tourne vers elle et lui dit : "Madame, c'est à votre fils que je le demande".
J’ai dit oui sans savoir, sans peut être avoir compris ce qui allait m'arriver.
Le retour c'est fait sans un mot. Arrivé à la maison, tout le monde a pris soin de moi.


La journée s’est déroulée très vite, il devenait important pour moi de ne plus rien faire, il fallait que je réduise mes marches, ne pas sortir, ne pas courir, ni même faire du vélo.
Dès que je voulais faire quelque chose, c'était : "Non, tu ne crois pas que tu n’es pas assez malade pour en rajouter"…
Pourtant, ce n'est pas un après midi de liberté qui allait tout aggraver, non je ne pense pas, pour moi le mal était déjà fait.

On n'était quand même pas à quelques tours à vélo ou une simple promenade.
Le lendemain matin de très bonne heure, nous avons repris la route en direction de Tours. Je ne disais pas grand-chose, mais en moi ça bouillonnait, je me posais plein de questions auxquelles d'ailleurs je n'ai jamais eu de réponses.
Moi qui étais très souvent malade en voiture, j'avais en plus la trouille au ventre, nous sommes arrivés à l'hôpital, mes parents ont du remplir des documents puis ils m'ont emmené dans le service. Et là de suite des infirmières souriantes et des femmes de salle se sont occupées de moi.
Mes parents m'ont embrassé et sont partis.
Tout seul, je me suis retrouvé devant un kiné immense, c'est dingue, un monstre, un colosse. Il m'a dit : "tu sais pas, va aux toilettes, profite!".
J'ai pas compris de suite ce qu'il voulait dire, mais quand je me suis allongé sur le lit et qu'il a commencé à me mettre des longueurs de sparadrap le long des jambes, à glisser des cordes, là j'ai cru comprendre que le sol, je n'étais pas près d'y remettre les pieds, et là je me suis mis à pleurer, du jeudi jusqu'au samedi, mes larmes n'ont pas cessé de couler.
Dans une chambre de six gosses, j'étais le nouveau.
J'ai appris à faire mes besoins dans un bassin, bon là je rigole, mais c'est pas drôle du tout, car tant que je suis couché, je fais tout pour ne pas y aller sur ce maudit bassin.
Je souris encore tout seul, en me remémorant cela !
Le réveil se faisait à six heures trente, mais de toute manière pour dormir, ce n'était pas simple vu que la lumière éclairait les couloirs la nuit entière, donc très souvent je sursautais , et restais à me demander si je ne rêvais pas, si j'étais bien là, bien dans cet hôpital à plus de cent trente kilomètres de chez moi.
Quelques fois, je me réveillais brusquement car mes tractions s'étaient emmêlées les unes dans les autres, ce qui faisait que je ne savais même plus dans quel sens je devais les tourner pour me remettre correctement.

Mes parents sont là, je les vois arriver, je pleure à nouveau, bon, n'allez pas croire que je fais que ça non plus, mais j'étais heureux et ces larmes depuis jeudi n'étaient que de joie.
Alors là, il faut quand même reconnaître quelques avantages à être dans un hôpital et loin de chez soi , c’est que tout, tout vous est donné bonbons, livres et attentions, tout vous est offert.
Mes parents ont passé la journée avec moi, mon père lui, ne tenait pas en place, il n'aimait pas être là, pourtant il aurait du savoir lui qui a connu aussi l'hôpital, il sait que c’est long, que c’est dur.
Ils sont restés jusqu'au repas et ensuite ils ont repris la route.
Les chambres étaient sur toute la longueur du couloir et communiquaient entre elles par des baies vitrées ; ce qui fait qu’en se relevant de son lit, on voyait tout le monde, de chambre en chambre, trop bien !
J'ai connu là bas des moments très tristes mais aussi de bons moments où j'ai fait la connaissance de gosses, qui me sont, pour certains, encore bien présents à l'esprit.
Dans la chambre, nous étions six dont trois à être en longue durée, sur ma gauche Thierry qui avait un problème à la jambe droite, en face de moi un plus grand que nous, il était un peu "simple" et énormément atteint dans son corps. Il nous faisait bien rire et il était d'une gentillesse énorme, je revois encore leurs visages et complètement à l'opposé de moi Robert, lui comme moi nous avions un problème aux hanches, mais lui malheureusement très atteint depuis tout gosse. Personne ne croyait à ses douleurs. On est très vite devenus amis.
Amis parce que de toute manière des gosses se lient très vite et aussi parce que notre cours de recréation, c'était notre chambre et notre lit, notre prison.

Les jours se ressemblaient tous, les uns aux autres, levés si on peut dire levés, on prenait le petit déjeuner et après, et bien, il fallait trouver quelque chose à faire.
Même si les matinées étaient réservées aux soins, c'était trop long. Depuis ces images de mon passé, je suis retourné dans cet hôpital et là tout a changé, des chambres de deux personnes à des chambres individuelles avec la télévision.
Nous, pour regarder la télévision, on avait une toute petite salle, très vite remplie par les non marchants, oui un lit ça prend de la place. Ce qui fait que nous y allions que très rarement.

Robert, lui un singe, un vrai singe harnaché, comme moi, il nous faisait des trucs inimaginables. Je me rappelle, j'avais les cheveux longs pour l'époque, on s'amusait alors avec quelques élastiques à se faire des queues de cheval partout sur la tête, nous devions être beaux comme tout !

A cette instant, j'ai une pensée pour le personnel soignant, je tiens à remercier toutes ces femmes si gentilles et tolérantes et surtout très professionnelles que j'ai pu rencontrer, car, oui, ce n'est pas un métier facile.

Un matin un petit nouveau arrive dans notre chambre, pas très vieux, je dirais moins de dix ans et comme nous tous, il est passé des larmes dans ses yeux qui ont fini par couler le long de ses joues.
On a beau être gosse, on retient le plus possible nos larmes, mais nos yeux brillants ne cachent pas l'envie de pleurer qui nous prend quand nous rentrons dans cet univers.
Les infirmières sont venues le voir, lui ont donné un pyjama et là, enfin nous, on a bien ri ce matin là, mais lui je pense que non…l'infirmière lui a fait une toilette comme pour le préparer à une opération, lui a demandé de s'allonger et dit qu’elle revenait de suite.
Elle est alors revenue, mais pas les mains vides, elle avait avec elle deux énormes brocs d'eau, un tuyau et un entonnoir, non je ris pas, c’est bien vrai.

Elle lui a demandé d'enlever son pantalon et là, le pauvre, nous avons vu disparaître un morceau de tuyau entre ses jambes et à l'autre bout du tuyau, se trouvait l'entonnoir et là doucement elle a commencé à verser les brocs, le liquide coulait, coulait, coulait, c’est dingue, je sais pas combien cela contenait ces brocs, mais tout y est passé.

Après cela, elle est partie et lui a dit : surtout dans quelques instants, tu vas avoir envie d'aller aux toilettes, elles sont juste là tu vois, tu y vas de suite.
On ne peut pas dire que cela a duré très longtemps avant que cela le prenne, mais je peux vous dire qu'il n’a pas couru, non, il a même volé jusqu'aux toilettes du couloir et nous, nous gosses que nous étions, une crise de rire a commencé à nous prendre, on riait, ça nous faisait un bien fou, on pouvait plus s'arrêter. Il est revenu avec une fille de salle, s’est allongé et peu de temps après, il est parti pour des examens, nous ne l'avons revu qu'en fin d'après midi.
Mais même si ces longues heures ont du être pénibles pour lui, lui il est retourné chez lui, accompagné de ses parents, il est retourné dans sa maison, il a retrouvé sa chambre et demain, voir le surlendemain, retrouvé ses amis d'école, quelle chance !
Tous les quatre, Robert, Thierry et le plus vieux de la chambre, nous, nous restions là, bien là, les autres ne faisaient que passer une journée voir deux pas plus.
Le soir, les filles de salle venaient toujours nous voir avant de partir, tous les soirs nous avions tous le même rituel, tous les trois nous demandions à avoir le bassin, pas toujours l'envie mais à chaque fois, nous avions droit à un rouleau de papier toilette chacun et on se débrouillait pour les garder chaque soir.

Un petit jeu que nous avions trouvé une fois les filles de salle parties, nous prenions nos rouleaux de papier toilette et les entourions d’élastiques afin de bloquer le papier et là un jeu tout simple commençait. On se lançait à travers la chambre les rouleaux et il nous fallait les rattraper des deux mains puis d'une.
Que-est ce que l'on à pu rire avec nos jeux tout simples dans notre chambre ! Un soir Thierry a loupé le rouleau qui est tombé entre nos deux lits, on s’est précipité tous les deux pour l'attraper par terre sauf qu'il a oublié son plâtre et en se penchant le poids de celui ci l’a fait tomber par terre.
Tant bien que mal, il est remonté dans son lit et là, il a vu que sur le dessus du plâtre une grosse fissure apparaissait, résultat, le lendemain salle de plâtre et on défait et on refait un plâtre.

On s’est bien fait disputer mais cela ne nous a pas empêché de recommencer notre jeu.
Notre chambre était l'avant dernière du couloir et la seule baie vitrée où l'on ne voyait rien était derrière Robert.
Les vitres étaient grisées, on ne pouvait pas voir de ce qui se trouvait derrière, mais on savait.
On savait tous que dans cette chambre était une jeune fille qui se trouvait dans le coma depuis des années, si je me souviens bien. Sa mère passait tous ses après midis avec elle, tous les jours vers 14h, elle était là, on la voyait passer devant notre porte et tous les soirs repartir.

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alexandre 13/10/2015 19:12

un livre un livre oui il le faut!

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