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Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Un blog pour témoignage, un blog pour le site de Pen Bron de La Turballe, pour que ce Centre Marin continue son action, celle d'accueillir des enfants dans un cadre de vie et un environnement marin unique. Emmanuel

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alors que pen bron est devenus l'histoire d'un centre vide ou seul les mouettes et goelands survolent encore ce lieux

la croisière est encore vivante afin d'offrir comme chaque année un peu de bonheur

vide et desertique pen bron laisse planer un bruit sourd celui des vagues se jettant contre la jeté

a toi vacancier sache que ce lieux etait il y a peu encore vivant

 le fric a tout gacher et la betise humaine encore plus

 

2017 la croisière de pen bron

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Publié le par Emmanuel

Pen bron est fermer au malade mais les balades y sont toujours aussi belles. bien dommages que ces meme patients ne puissent plus profiter de ce cadre pour s'y reposer après une journée de réeducation

article ouest france

 

La saison démarre dès ce week-end pour la navette et son capitaine. Bruno Bougro propose, pour la cinquième année, la traversée du traict avec des liaisons de Pen-Bron au Croisic, en aller simple ou en aller-retour, avec ou sans vélo.

Il y a 5 ans, Bruno, marin depuis l'âge de 17 ans, eu l'idée de réhabiliter la liaison maritime abandonnée depuis longtemps. Un système traditionnel de transport adapté aux moeurs présents. « J'ai à bord une capacité de 8 personnes. J'offre l'accès aux vélos et je suis en mesure d'accueillir les personnes en fauteuil », explique le capitaine, pour qui la nouvelle saison rime avec satisfaction. « J'aime les traversées, j'y ai fait des rencontres sympathiques. Certains passagers sont devenus des amis. »

Le marin, enfant du pays, connaît le site du bout des doigts. Et pour lui, la pointe de Pen-Bron « est l'un des endroits les plus joliw de la Presqu'île. »

Un site qu'il est donc possible de découvrir en s'éloignant de la côte pour rejoindre l'autre rive, une navigation d'un quart d'heure à bord du Galipétant.

Bruno propose aussi une belle balade d'une heure au cours de laquelle il dévoile pourquoi son bateau s'appelle ainsi.

Tarifs : adultes aller 5 € ; aller-retour 8 €. Gratuit - 12 ans. 1 € de plus pour un vélo. Balade sur réservation.

Contact : tél. 06 88 67 73 05.

Bruno Bougro reprend les traversées vers Le Croisic

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Publié le par Emmanuel

cette articles date de 2009 a l'époque j'osais encore croire que pen bron ne fermerais jamais

j'ai crus en l'avenir de ce centre a toute l'histoire qu'il renferme. aucun des décideurs n'a jamais rien fait afin de préserver ce site

l'histoire ira ailleurs se faire mais les anciens malades de ce lieu sont en colères sont tristes de voir que personnes n'aura dis stop a la fermeture OU alors vraiment très bas

 

 

35 ans après, il revient sur son séjour à Pen Bron

Quatre mois sur un lit d'hôpital à Pen Bron, quel genre de souvenirs en gardez-vous ?

En fait, je n'ai jamais coupé les ponts avec Pen Bron. Chaque année, depuis 35 ans, je fais le trajet depuis Châteauroux jusqu'à La Turballe. J'ai besoin d'entretenir ce souvenir qui, immanquablement, me remet en question. Avec trois copains on partageait la même chambre. Moi, j'étais atteint d'ostéochondrite bilatérale. Une maladie grave, sûrement plus facile à gérer et à accepter quand on est enfant qu'une fois adulte.

Pourquoi ne pas tirer un trait définitif sur cette période douloureuse de votre vie ?

Depuis mon enfance, je n'avais qu'une envie, renouer avec ce passé. Gravir les marches qui mènent à l'accueil et redécouvrir, avec mon regard d'adulte, l'intérieur du centre. Un endroit où je n'avais jamais eu la possibilité de poser les pieds à terre, cloué sur mon lit à roulettes. En juin, j'ai franchi la porte lors d'une visite accompagnée. J'ai retrouvé le service pédiatrie, ma chambre, la salle de cours et surtout la salle télé, là où la vue est magnifique sur l'océan. Surtout quand on est allongé. J'ai franchi pour la première fois les portes de la chapelle. Un endroit resté pour moi mystérieux, inaccessible depuis mon lit.

Cette visite vous a donné envie de faire partager vos émotions et votre vécu avec d'autres personnes ?

Il faut comprendre que les enfants hospitalisés loin de chez eux retrouvent ici une seconde famille. Il m'est apparu nécessaire de créer un blog (1) pour rassembler et faire partager nos témoignages. Je m'adresse aux enfants de Pen Bron d'hier et d'aujourd'hui qui ont vécu la même chose que moi et ont besoin d'en parler. Dès la mise en ligne, cela a été un succès. 16 000 lectures en quatre mois. Je reçois des messages d'un peu partout.

Vous en parlez un peu comme d'un souvenir de vacances ?

Cela reste un souvenir douloureux. J'ai été opéré treize fois. J'ai deux prothèses de hanches et je suis handicapé à 80 %. Prochainement, je serais amené à faire de la rééducation et je veux impérativement que cela se passe à Pen Bron. Regarder la mer quand vous ne pouvez pas bouger c'est fantastique. Quand j'ai entendu parler de fermeture d'un certain nombre de lits, j'ai pris une claque. Un tel cadre et une telle qualité d'accueil permettent d'alléger les souffrances. Il faut préserver ce petit bout de presqu'île, témoin de guérisons et de douleurs. C'est là où j'ai appris à aimer la mer.

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Le bureau de l'association a transmis un communiqué à la presse ou elle pose des questions sur la fin de Pen-Bron et son devenir.
Cet au revoir au centre de Pen Bron nous amène à quelques reflexions

nous regrettons,  au delà du silence habituel de notre maire de ne pas  trouver la parole d’élus de notre commune qu’ils soient de la majorité ou de la minorité alors que  Pen-Bron était le 1er employeur Turballais, un acteur économique important et que  beaucoup de questions sur  l’avenir de ce site restent  encore sans réponse sure. 

Quelles seront les répercussions  de ce départ ? comment nos élus envisagent t'il l’avenir de ce site ? quelles sont leurs propositions pour compenser ces emplois sur notre commune et éviter par conséquent le risque de déménagement des jeunes actifs Turballais pour se rapprocher de leur lieu de travail ?      

En tant que candidats de la liste bien vivre ensemble nous nous étions engagés sur un programme dans lequel nous souhaitions Protéger et valoriser le territoire de la commune et cela passait entre autre par être très attentifs au devenir du site de Pen-Bon et aux projets soutenus par  l’association gestionnaire.

Certains d’entre nous ce sont personnellement impliqués dans ce centre : Monica POIVRET Présidente de l’A.R.T comme membre actif depuis 6 ans de l’association des amis de Pen-Bron et Sylvie COSTES Vice-Présidente de l'A.R.T, comme salariée pendant 20 ans et représentante des salariés pendant 10 ans pour une défense très active du maintien de cet établissement sur le site de Pen-Bron auprès de l’association gestionnaire, de l’A.R.S et des pouvoirs publics interpellés à ce sujet depuis les années 2000.

La délocalisation de ce centre vers St-Nazaire  n’a malheureusement pu être empêchée.

Aujourd’hui nous souhaitons cependant  réaffirmer qu’en tant qu’association de citoyens impliqués dans la vie publique de notre commune nous resterons très attentifs à l’évolution des projets d’avenir et  à la protection de ce joyau turballais."

Le Bureau de l’A.R T.

article la turballe info

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INTERVIEW - Le célèbre aventurier Philippe Croizon, amputé de ses quatre membres, dénonce l'absence du handicap dans la campagne présidentielle. "Les politiques ont tort de ne pas en parler", lance-t-il auprès du JDD.

Philippe Croizon, figure du handisport qui a relié à la nage les cinq continents et participé au Paris-Dakar cette année, est "en colère". Le 13 mars dernier, au côté de plusieurs personnalités comme Grand Corps Malade, Marie-Amélie Le Fur ou Françoise Rudetski, l'aventurier amputé des quatre membres a lancé un appel aux candidats à la présidentielle sur le handicap. Si les principaux candidats, comme François Fillon qui fait un déplacement lundi sur le sujet, ont bien fait des propositions, le sujet est toujours absent du débat public. Philippe Croizon s'en émeut auprès du JDD et réclame la mise en place d'un ministère propre au handicap.

Vous avez lancé un appel aux candidats le 13 mars dernier. Le sujet a-t-il été esquivé dans cette campagne?
Aucun des candidats n'a répondu à mon appel. Ils ont certes intégré des propositions dans leur projet, mais ils n'en ont pas parlé, ni dans les débats télévisés ni dans la presse. Combien de citoyens vont lire un programme, et les quelques petites lignes consacrées au handicap, avant d'aller voter? Pas beaucoup. Si on ne parle jamais du handicap, des douze millions de citoyens qui sont concernés, cela ne fait pas avancer le schmilblick. Cela renforce l'impression qu'ils font juste des promesses et, quand ils seront au pouvoir, c'est terminé.

"Les politiques ont encore peur du handicap"

Le handicap est-il encore une question taboue en politique?
Cela l'a été pendant des années. Aujourd'hui, nous sommes dans une sorte d'éveil collectif. Et ce, grâce jeux paralympiques désormais suivis par le public, grâce à des films qui fonctionnent au cinéma [Patients, actuellement en salles, a dépassé le million de téléspectateurs; Intouchables reste le troisième film le plus vu en France, NDLR], grâce aussi à France Télévisions qui a permis de rendre visible le handicap à la télé. Mais les politiques ont encore peur. Surtout, ils ont des budgets de dépense à plusieurs milliards d'euros et ils se disent : "Si je parle du handicap, on va me demander 'combien ça va encore coûter?'"

Y a-t-il aussi un manque d'engagements des partenaires sociaux, des syndicats et des patrons d'entreprises?
Les entreprises bougent beaucoup. Elles agissent bien plus que le monde politique pour que les gens puissent accéder à l'emploi. Il y a un vrai début de changement de regard sur le handicap. Les politiques, eux, ont tort de ne pas en parler. La population est vieillissante et, automatiquement, l'accessibilité et la prise en charge intéressent énormément de citoyens.

«Il faut un vrai ministère transversal du handicap, pas un sous-secrétariat d'Etat»

L'accessibilité à tous les lieux publics devait être appliquée au 1er janvier 2015. Seuls 30% des bâtiments publics sont aujourd'hui accessibles. L'objectif des 100% est-il encore possible à court terme?
La loi, elle est là. Tout le monde s'en est foutu royalement, car il n'y avait pas de sanctions derrière. Ce gouvernement a repoussé les échéances, à 2024 pour les transports et 2020 pour les lieux publics, mais je suis optimiste : l'accès aux handicapés est devenu obligatoire pour toutes les nouvelles constructions, donc, forcément, on va avoir du progrès. Il y a une dynamique. Maintenant, si cette loi est appliquée et si les grosses sanctions arrivent, ce serait marginaliser le handicap dont on dira qu'il coûté trop cher. Ce ne sera plus "grâce", mais "à cause" des handicapés.

Comment éviter cette vision du handicap?
On pourrait mettre beaucoup de choses à plat, à l'occasion d'un grenelle du handicap par exemple. Il y a beaucoup de dépenses qui n'ont pas lieu d'être et pourraient être réinvesties en faveur de chantiers prioritaires. Surtout, il faut un vrai ministère transversal du handicap, pas un sous-secrétariat d'Etat dépendant du ministère de la Santé. Notamment pour une question de budget. A chaque fois, le secrétaire d'Etat dit qu'il n'a pas de tunes car son ministre de tutelle lui dit : "Ne touches pas à mon budget, c'est à moi." Douze millions de citoyens, ça mérite un vrai ministère.

"Comment un handicapé peut-il trouver un travail s'il n'a pas eu accès à l'éducation?"

La dernière grande loi en date sur le handicap date de 1975, texte qui a été actualisé en 2005. Faut-il une nouvelle grande loi handicap ou seule l'application des textes existants suffirait-il?
Peu importe une nouvelle grande loi. Celle de 1975 complétée en 2005 a été tellement amendée qu'elle est déjà obsolète. Déjà si on pouvait appliquer le peu qui existe, ce serait bien.

Dans votre appel, vous insistez sur le faible nombre de places en centre d'accueil. Quels engagements doit prendre le futur président?
Tous les candidats ne cessent de parler des créations de places de prison pour ne plus être pointé du doigt par la commission européenne des droits de l'Homme. Mais aujourd'hui, il manque plus de 40.000 places en France et près de 8.000 adultes et enfants sont obligés de s'exiler en Belgique, loin de leur famille. Ce qui manque surtout, ce sont de petites structures, à l'échelle locale, pour accueillir 15-20 personnes maximum en situation de handicap. Ça créé de l'emploi et ça coûte moins cher que la construction de gros centres pour 300-400 personnes. Surtout, ça éviterait cette déchirure entre les familles dont les enfants sont obligés d'habiter loin de leurs proches.

«On fait des petites mesures, on met des pansements et les familles, à bout de nerfs, doivent se débrouiller avec»

En 2016, le taux de chômage des handicapés atteignait 20%, deux fois plus que la moyenne nationale. Il existe pourtant une obligation d'emploi des travailleurs handicapés...
L'accès à l'emploi des personnes handicapées, qui oblige 6% de personnes handicapées dans les entreprises de plus de 20 salariés, a été une belle loi. Mais, malheureusement, encore une fois, elle n'a pas été suivie de mesures, notamment pour un meilleur accès à l'Ecole. Seuls 15% des collèges sont accessibles aux enfants handicapés et il manque encore 50% des auxiliaires de vie scolaire (AVS) pour les emmener à l'école. Les entreprises, elles veulent bien embaucher, elles mettent en place des moyens. Mais, à chaque fois qu'elles contactent Pôle emploi et les organismes spécifiques, ces derniers leur répondent ne pas avoir les salariés qualifiés pour l'emploi qu'ils cherchent. Comment un handicapé peut-il trouver un travail s'il n'a pas été formé, s'il n'a pas eu accès à l'éducation?

N'y a-t-il pas assez de moyens consacrés au handicap au sein de l'Education nationale?
Au niveau de l'école, il y a d'abord un énorme problème de formation. Le gouvernement actuel a créé un véritable métier avec la création du statut d'AVS. Mais un AVS sur deux n'est pas assez formé. J'ai en tête la lettre, envoyée à son recteur d'académie, d'une petite fille en train de devenir malvoyante. On lui a attribué une auxiliaire de vie qui ne savait pas s'occuper d'handicapés. Il s'agissait d'une chômeuse en fin de droits à qui Pôle emploi lui a dit : "Voilà, c'est votre nouveau métier." Du coup, la jeune fille, qui était pourtant en échec scolaire, a dû elle-même former son AVS. Où on est là? Et je ne parle pas des instituteurs eux-mêmes qui sont en panique car ils doivent composer avec un enfant autiste Asperger ou un autre amputé d'une jambe et ne savent pas quoi faire. Sur tous ces sujets, il y a un manque de courage politique. On fait des petites mesures, on met des pansements et les familles, à bout de nerfs, doivent se débrouiller avec.

Avec les jeux paralympiques et l'existence d'une fédération française handisport, le monde du sport est-il mieux loti?
En France, seul 1% des personnes handicapées ont une licence sportive. C'est insignifiant, alors même que le sport est l'outil absolu de résilience pour accepter son corps et surtout s'ouvrir aux autres. Il n'y a rien de plus merveilleux. Mais, en sport comme ailleurs, les valides ont peur d'aller vers les handicapés et les handicapés ont peur d'aller vers le monde des valides. Il y a bien une évolution des mentalités, mais encore très lente.

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