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Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Un blog pour témoignage, un blog pour le site de Pen Bron de La Turballe, pour que ce Centre Marin continue son action, celle d'accueillir des enfants dans un cadre de vie et un environnement marin unique. Emmanuel

Publié le par Emmanuel

Les mises aux normes des établissements recevant du public ont pris du retard en ce qui concerne les personnes à mobilité réduite. Plus que quelques mois pour présenter un agenda d'accessibilité. Régulièrement le dossier « accessibilité » pour les personnes à mobilité réduites (handicapées, personnes âgées) revient sur la sellette. Une loi de 1975 avait fait naître beaucoup d'espoir. L'objectif n'est pas atteint Arrive la loi sur le handicap de 2005. Parmi les diverses mesures qu'elle réaffirme : le principe d'accessibilité pour tous. Les critères d'accessibilité et les délais de mise en conformité sont redéfinis. Les établissements existants recevant du public et les transports collectifs ont dix ans pour se mettre en conformité avec la loi. Dix ans ont passé depuis cette loi. Force est de constater que l'objectif du tout accessible n'est pas atteint. Les collectivités publiques ont fait des efforts dans ce sens, des professionnels du secteur privé également, mais pour un bon nombre d'entre eux, c'est un casse-tête supplémentaire. Passer à l'action engendre des difficultés. Un casse-tête dans le vieux bâti Les personnes en situation de handicap fréquentent régulièrement les cabinets des médecins généralistes, médecins spécialisés, dentistes, kinésithérapeutes... Ces derniers, installés dans des immeubles depuis longtemps, sont confrontés à la réalité. Tous n'ont pas d'ascenseur. Dans une copropriété, il est parfois impossible à un propriétaire de s'engager, lorsque des copropriétaires ne veulent pas réaliser de travaux. Même chose pour un locataire quand un propriétaire ne veut pas s'engager. C'est alors une fin de non-recevoir. Quelques professionnels de santé ont déjà quitté le centre d'une agglomération (ou envisagent de le faire) pour intégrer des locaux adaptés. D'autres ont choisi de quitter les lieux pour construire un nouveau cabinet, sans pour autant quitter la ville. Plus isolés dans leur secteur d'activité, certains reconnaissent que c'est quasi-mission impossible ! L'un d'entre eux témoigne : « Je travaille la tête dans le guidon. Ma priorité, c'est mon travail. Dans le temps, cela risque de poser souci, s'il n'y a pas de dérogation. Les personnes qui viennent chez moi arrivent globalement à monter les escaliers. Je me déplace à domicile lorsque c'est nécessaire. Compte tenu de ce qui est imposé, c'est pour moi un financement de longue haleine, une mise aux normes coûte cher. C'est difficile dans du vieux bâti. L'interrogation demeure : faudra-t-il quitter le pavillon ? C'est une question qui me préoccupe vraiment ». Des aménagements possibles Pour Jean Dessene, directeur départemental de l'association des Paralysés de France (22), « c'est tout de même un comble pour un kiné d'exercer à l'étage sans ascenseur ! Il y en a plusieurs dans ce cas. » Il ne cache pas son amertume : « Nous pouvons être en colère, le gouvernement passe en ordonnance de nouvelles règles du jeu, avec les Ad'ap (agenda d'accessibilité programmé). Les normes d'accessibilité sont rabotées dans le cadre du bâti existant. 40 ans de loi n'apportent que peu de réconfort au vu des résultats ». La préfecture confirme qu'il n'y a pas de report de la loi. Cependant, une demande d'aménagement peut être déposée en mairie ou en préfecture avant le 27 septembre 2015 et peut conduire à une prorogation (jusqu'à trois ans). Mais celle-ci doit être dûment motivée (aspect financier, cas de force majeure, difficulté technique.

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Publié le par Emmanuel
Handicap mental : la société civile monte au créneau

Le Centre Hadaf s’occupe depuis 2005 de la formation professionnelle des personnes en situation de handicap au-delà de l’âge de 17 ans. Quelque 80 jeunes en situation de handicap mental y apprennent des métiers de couture, de jardinage, de menuiserie… Les associations concernées ont organisé un sit-in devant le Parlement en solidarité avec les personnes en situation de handicap mental.

Hay Ennahda 2, Rabat, le 30 décembre 2014. Nous sommes devant un bâtiment pas comme les autres, le Centre Hadaf qui dépend de l’Association des parents et amis des personnes en situation de handicap mental. A l’intérieur, des dizaines d’adolescents et d’adultes bénéficient d’un suivi ainsi que d’une formation socioprofessionnelle.

Des ateliers d’éveil et de création

L’établissement est plaisant, ouvert. Un espace vert trône au centre du bâtiment. Ici, 80 jeunes en situation de handicap mental léger ou moyen suivent chaque jour des formations scolaire et professionnelle via les différents ateliers, mais également meuvent dans un espace d’épanouissement et de socialisation. Dans les allées du centre, de jeunes personnes s’activent, ici et là. Que ce soit dans l’atelier bijoux, couture, jardinage, menuiserie, cuisine…, les jeunes se donnent à fond dans l’activité qu’ils exercent. Soutenus par l’armada d’éducatrices et d’éducateurs qui encadrent les différents ateliers, ils parviennent à créer de très belles choses : de jolis colliers, de magnifiques cartes postales, des plateaux en bois dignes du travail des artisans ainsi que d’exquis repas pour le personnel de Hadaf. Le tout dans une bonne ambiance empreinte de camaraderie. «Les jeunes sont là pour apprendre un savoir-faire. Nous leur proposons plusieurs ateliers. Ce qui leur permet de développer leurs capacités productives et créatives. Un travail qui leur permet également de générer des revenus de la vente des produits réalisés au sein des ateliers», explique Latefa Fatihi, directrice du centre. Dans chaque atelier, des éducateurs veillent au grain. Dans l’atelier couture, un des plus importants du centre, on voit des jeunes apprendre à manier une machine à coudre, à faire du repassage sous l’œil bienveillant de Souad Sbihi, l’éducatrice de cet atelier, ainsi que Mme Fatema, qui s’occupe, elle, de l’atelier peinture sur tissu situé dans la même classe. «Tout est simplifié dans l’atelier afin d’accompagner ces jeunes. Ce qui ne les empêche pas de créer de jolis draps, des têtes d’oreillers, des tapis et des couettes», ajoute Mme Fatihi. Dans l’atelier travaux manuels, d’autres jeunes concoctent de magnifiques cartes de vœux alors que dans l’atelier cuisine on s’attelle chaque mardi et vendredi à sortir des fours plus de 100 repas pour les jeunes, mais aussi pour les 24 personnes qui s’occupent de l’encadrement. Le centre organise des expositions des œuvres réalisées par ses jeunes, produits dans le cadre des ateliers, et destinées à la vente. L’établissement dispose également d’une salle de conférence d’une capacité d’accueil de 100 personnes et de Dar-Diaf, un espace d’hébergement d’une capacité de 17 lits, destinés tous les deux à la location pour différentes institutions. «Quand la salle de conférence est louée par un organisme, ce sont les jeunes de l’association qui assurent la préparation des lieux ainsi que le service de restauration et les pauses-café», assure, fière, Mme Fatihi.

A la tête de l’association Hadaf, Amina Msefer est une femme qui a fait de la défense des droits des personnes souffrant de handicap mental sa raison de vivre. Mme Msefer, elle-même mère d’un enfant souffrant d’un handicap mental, s’est très vite engagée dans le combat pour les droits des personnes souffrant de handicap. «J’étais membre pendant de nombreuses années de l’association des parents des enfants du centre Amal dont j’étais la présidente jusqu’en 1997. Cette association s’occupait des personnes souffrant de handicap mental jusqu’à l’âge de 21 ans. Après, il n’y avait plus rien du tout pour ces jeunes-là», se rappelle Mme Msefer. Hadaf était donc une réponse logique à l’absence d’une structure de prise en charge des personnes de plus de 21 ans. Des parents qui n’étaient pas habitués à gérer leurs enfants au quotidien se retrouvaient, du jour au lendemain, complètement déboussolés face à des enfants devenus adultes, mais encore dépendants. «Nous avons vu des garçons sortir dans la rue, être victimes de tous les abus puisqu’ils ont perdu leurs repères. Les filles, elles, restent à la maison, notamment pour les tâches ménagères», ajoute la présidente du Centre Hadaf.
Une personne souffrant d’un handicap mental s’attache à la personne qui prend soin d’elle, qui est à son écoute et qui l’accompagne. «Dans un centre, il y a une vie sociale, des camaraderies qui se nouent, des relations qui se tissent entre les encadrants et les jeunes souffrant de handicap. Puis, tout s’arrête brusquement quand on arrive à l’âge de 21 ans. Une injustice à laquelle il fallait remédier», explique Mme Msefer. C’est clair : le handicap mental ne s’envole pas. C’est un état permanent, que l’on ne soigne pas par des médicaments, mais qui peut évoluer dans le bon sens. «L’accompagnement adéquat peut multiplier par quatre les performances d’une personne souffrant d’un handicap mental», assure Mme Msefer. La preuve, c’est Yasmine Berraoui, la jeune Marocaine de 19 ans, atteinte de trisomie 21 et qui a obtenu l’année dernière son bac avec mention assez bien. Son père Jamal, journaliste bien connu, racontait alors que «dès sa naissance, des médecins nous annonçaient le pire. Nous avons dû apprendre, par nous-mêmes, qu’il y a autant de handicaps que de handicapés et que le combat commence très tôt. Les parents ne sont pas pris en charge. Très rares sont ceux qui savent qu’il faut recourir aux spécialistes pour aider les enfants à acquérir rapidement la motricité, la parole… C’est en plus très coûteux, ce qui exclut les couples démunis».

Priorité aux indigents

L’Association Hadaf voit le jour en 1997 avec comme objectif la prise en charge et l’insertion sociale et socioprofessionnelle des jeunes. «Nous avons choisi 17 ans comme âge minimum de prise en charge pour Hadaf. Un choix dont l’explication est simple : la prise en charge scolaire dans les écoles intégrées de l’enseignement public se termine quand l’élève devient adolescent, c’est-à-dire vers 16 ans, 16 ans et demi», explique la présidente du Centre Hadaf. Le centre accepte également les jeunes qui ont suivi les classes intégrées, ceux qui sortent des instituts médicopédagogiques comme le Centre Amal, les jeunes en situation d’échec répété dans les écoles privées ainsi que ceux qui n’ont jamais été dans aucune structure. «Au départ, nous n’avions pas de local. On a commencé avec un bureau de 12 m2 dans une commune et on ne fonctionnait qu’avec des bénévoles. On parvenait tout de même à faire de l’accueil, de l’écoute des familles et de l’aide», se souvient encore Mme Msefer. Les choses vont évoluer très vite. Dans la commune, les bénévoles utilisent l’espace de la bibliothèque deux fois pas semaine où ils organisent les premiers ateliers scolaires et professionnels : fabrication d’enfilage et de colliers ethniques, travail sur la pierre, puis, passage par un appartement dans une résidence et les premiers recrutements du personnel ainsi que le déploiement d’autres ateliers pour les jeunes handicapés.
En décembre 2005, le rêve devient enfin réalité. Hadaf, la structure telle qu’elle existe aujourd’hui, voit le jour : un lieu de vie, de réflexion, de formation et de mise en travail. Un centre, fruit d’un travail collectif et des fonds provenant autant du public que du privé. «Depuis le départ, la priorité a été donnée aux indigents, ceux qui en ont le plus besoin. Il y a un droit d’entrée à payer, mais qui ne dépasse jamais les 1600 DH par mois pour les plus nantis», dévoile la présidente. Le service apporté inclut la formation, l’accompagnement, l’orientation vers les médecins, les activités sportives, le transport, l’accompagnement psychologique… Quantifié, ce service coûterait 3 000 à 3 500 DH par mois.
Et c’est là qu’intervient l’aide apportée par l’Etat. D’habitude, le ministère de la solidarité apporte une contribution sous forme de bourses d’aide à la scolarité aux personnes en situation d’indigence et une subvention à la scolarisation et à la formation. «Le grand problème, c’est tout d’abord le retard enregistré dans la réception des bourses et dans la signature des conventions de partenariat. Par exemple, la convention de 2014 n’a été signée qu’en novembre dernier. Par ailleurs, le nombre de bourses a été revu à la baisse, passant de 38 l’année dernière à 25 cette année. Le reste, nous sommes dans l’obligation d’aller le chercher ailleurs. Et c’est loin d’être gagné d’avance. Il faut savoir que sur les 80 jeunes du centre, 54 sont en situation d’indigence», explique Mme Msefer. Une bourse salvatrice pour des familles, pauvres à la base et que le handicap mental de leur enfant appauvrit encore plus. Et une situation qui concerne une population fournie : selon le recensement de 2004, plus de 347 000 personnes vivent au Maroc avec un handicap mental. «J’ai dû arrêter de travailler pour m’occuper de mon enfant. Le salaire de mon mari ne suffit même pas pour les médicaments et le suivi médical», explique cette mère d’un enfant souffrant de trisomie 21. La présidente de l’association Hadaf demande plus de visibilité de la part du ministère de tutelle. «C’est bien de contrôler, de multiplier les audits et punir les associations contrevenantes, affirme-t-elle. Mais, tout ce que l’on demande, en tant que société civile, c’est que l’on ne punisse pas les personnes souffrant d’un handicap mental et leurs familles, qui sont pour la plupart dans une situation d’indigence. De cet appui du ministère dépendent une prise en charge de qualité et les salaires du personnel des associations».
Une société civile composée majoritairement de parents d’enfants souffrant de handicap mental, et qui, en l’absence de structures adéquates, ont dû créer des associations afin de pallier ce manque. «Nous nous sommes retrouvés à la fois bailleurs de fonds, gestionnaires, bâtisseurs et éducateurs. Nous avons tout appris sur le tas. L’Etat ne doit pas oublier que le handicap est la responsabilité de tout le monde et non seulement des quelques associations qui travaillent dans le secteur». Une société civile, regroupée autour de l’Union nationale des associations œuvrant dans le domaine du handicap mental (UNAHM), est montée justement au créneau en organisant un sit-in, le 21 décembre dernier devant le Parlement. Un sit-in de solidarité avec les personnes en situation de handicap mental et des associations qui «exigent que le dossier de la prise en charge de la personne en situation de handicap mental soit traité comme n’importe quel dossier de précarité, sans égards à ses spécificités». Plus d’un millier de personnes, venues de toutes les villes du Maroc, ont participé à cette manifestation pour fustiger le fait que des centres pour personnes en situation de handicap mental sont en train de disparaître à cause de la baisse des aides octroyées par le ministère de tutelle, le ministère de la solidarité. «Cinq associations ont fermé leurs portes en 2013. Et d’autres vont suivre si aucune action n’est entreprise rapidement», avertit Sabah Zemmama-Tyal, présidente de l’UNHAM. L’UNHAM qui a averti que «si aucune réponse n’est donnée à leurs revendications, les associations œuvrant dans le domaine du handicap mental se verront contraintes d’entamer au sein des centres, structures et classes intégrées une grève d’une heure, puis de deux jours et enfin d’un mois avant de procéder à la fermeture progressive des institutions existantes».

Hicham Houdaifa. La Vie éco
www.lavieeco.com

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Publié le par Emmanuel

ÉMOTION - Grâce à une nouvelle technologie, Kathy Beitz, une Canadienne de 29 ans aveugle depuis son enfance, a pu réaliser son rêve : voir son nouveau-né le jour de sa naissance. Une vidéo très touchante.

Difficile de ne pas être ému. Aveugle depuis son enfance à cause d'une maladie génétique développant une tâche au centre de son champ de vision, Kathy Beitz, jeune Canadienne de 29 ans, a pu passer outre son handicap grâce à une nouvelle technologie.

Les lunettes eSights, que l'on peut découvrir dans la vidéo, ont ainsi permis à Kathy Beitz de découvrir son fils, Aksel, le jour de sa naissance. Un exploit à la hauteur de l'émotion de la maman, "Que mon propre enfant soit le premier bébé que je peux vraiment voir est incroyable", a-t-elle expliqué, "Mon mari et moi avons pu admirer notre bébé comme les autres familles et tomber amoureux de lui".

Également touchée par cette maladie, la sœur de la jeune Canadienne, Yvonne Felix, a raconté au Huffington Post américain qu'elle n'avait elle pas eu cette chance à la naissance de ses deux enfants. Un regret qui a d'autant plus motivé la famille a tout faire pour permettre à Kathy Beitz d'admirer son nouveau-né, et de constater entre autres que celui-ci avait "les mêmes pieds et les mêmes orteils" que son mari, ainsi que ses lèvres.

Comment fonctionnent les lunettes ?

D'une valeur de 15.000 dollars (environ 13.200 euros), les eSights fonctionnent grâce à une caméra située sur la pointe du nez, qui projette ensuite les images capturées sur un écran HD placé devant les yeux. Comme l'explique un porte-parole de l'entreprise, les malvoyants perçoivent en effet mieux les images lorsqu'ils regardent un écran.

Une réussite technologique qui a invité Yvonne Felix à lancer une collecte de fond nommée #MakeBlindnessHistory, permettant à d'autres personnes malvoyantes d'avoir la même chance que sa sœur. "Lorsque nous aurons rassemblé tout l'argent pour les lunettes de Kathy, nous réunirons de l'argent pour un autre malvoyant", a-t-elle ainsi expliqué sur le site de l'association, ajoutant "Nous n'arrêterons que lorsque chaque aveugle qui souhaite voir dispose d'eSights".

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Publié le par Emmanuel
Un accès amélioré à la retraite anticipée pour les personnes handicapées

Si l'abaissement du taux de l'IP de 80% à 50% intervient au 1er janvier 2015, « la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé est maintenue pour les périodes de reconnaissance antérieures au 31 décembre 2015 », stipule le décret.



Un décret paru le 31 décembre 2014 assouplit les conditions de départ à la retraite dès 55 ans pour les personnes handicapées. Tous les aidants familiaux bénéficient désormais d'une couverture vieillesse gratuite.

Le décret était attendu par les travailleurs handicapés. Le 31 décembre 2014 est paru au Journal Officiel le décret « relatif aux droits à la retraite des personnes handicapées et de leurs aidants familiaux ». Comme prévu dans la dernière réforme des retraites, le document vise à assouplir les conditions d'accès à la retraite anticipée des actifs présentant un handicap.

Pour partir à la retraite dès 55 ans, il suffira désormais de justifier d'une incapacité permanente (IP) de 50%, au lieu de 80%, ou de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). Cette mesure s'applique à tous les assurés handicapés, qu'ils relèvent du régime général (salariés du privé), des régimes « alignés » (salariés agricoles, artisans, commerçants), des régimes de la fonction publique, des régimes dits « spéciaux » (SNCF, RATP, Banque de France...), des régimes des professions libérales …

RQTH maintenue jusqu'au 31 décembre 2015

Si l'abaissement du taux de l'IP de 80% à 50% intervient au 1er janvier 2015, « la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé est maintenue pour les périodes de reconnaissance antérieures au 31 décembre 2015 », stipule le décret.

Le cabinet de Marisol Touraine explique ce maintien de la RQTH « afin d'éviter que les assurés proches de la retraite n'aient à fournir du jour au lendemain de nouvelles pièces justificatives. » Une mesure d'ailleurs réclamée par les associations de défense des personnes handicapées.

Un arrêté va être prochainement publié fixant « la liste des pièces justificatives et documents permettant d'attester du taux d'incapacité requis ou de l'existence de situations équivalentes du point de vue de l'impact des altérations fonctionnelles de la personne concernée, qu'il définit », précise le décret. Les personnes présentant une IP de 50% pourront également partir à la retraite sans décote à 62 ans (65 ans auparavant).

Affiliation rétroactive

Autre mesure instaurée par la loi du 20 janvier 2014 réformant les retraites : les parents, qui se consacrent de manière permanente à l'aide d'un enfant ou d'un adulte lourdement handicapé (au moins 80% d'IP), bénéficient dorénavant de l'affiliation gratuite à l'assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF) sans condition de ressources. Jusqu'ici, pour en profiter, un couple ne devait pas disposer de plus de 2 000 € de revenus mensuels. « La mesure est rétroactive à la date de la promulgation de la loi », souligne le cabinet de Marisol Touraine. Soit pour une affiliation à l'AVPF à compter du 1er février 2014.

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Publié le par Emmanuel

La Fédération des Aveugles a rendu public jeudi un calendrier choc, mettant en scène hommes politiques et autres personnalités, dans le but de "réveiller les consciences" alors que les objectifs d'accessibilité fixés par la loi restent loin d'être remplis.

 

Un jeune de 20 ans lit un texte en braille en classe, le 20 juin 2013 à Paris Martin Bureau


On y voit notamment le président François Hollande et le Premier ministre Manuel Valls, ainsi que le président de l'UMP Nicolas Sarkozy et le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps, portant lunettes noires et canne blanche.
"Accessibilité 2005-2015, on ne voit toujours rien venir", déplore la page de garde du calendrier, à l'approche du 10e anniversaire de la loi du 11 février 2005 "pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées".
Cette loi avait notamment fixé l'objectif de rendre les lieux publics et les transports accessibles aux personnes handicapées dans un délai de 10 ans. Mais devant le retard pris, le gouvernement a accordé de nouveaux délais pouvant aller de trois à neuf ans.
La Fédération des aveugles et handicapés visuels de France publie depuis cinq ans un calendrier humoristique, afin de sensibiliser l'opinion publique sur la malvoyance, qui touche au total quelque 2 millions de personnes dont environ 80.000 aveugles.
Cette année, elle a voulu dénoncer un "manque évident de courage politique et le renoncement aux promesses" concernant l'accessibilité des lieux publics, mais aussi interpeller sur les difficultés d'accès au sens large (éducation, culture, emploi), explique-t-elle.
Les personnalités sont généralement croquées sans que cela pose aucun problème. Seule la photo détournée du joueur du PSG Zlatan Ibrahimovic en 2013 avait suscité une vive réaction du club parisien, qui n'avait finalement pas donné suite à ses menaces.

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Publié le par Emmanuel

Dans le sillage des politiques RSE des grands groupes, les représentations évoluent en même temps que les solutions techniques et les structures de conseil se multiplient

Inadéquation des compétences, perte de productivité, recrutement onéreux… Les préjugés à l’encontre du travail des personnes handicapés sont tenaces. Cependant, sous le poids de la législation et de la société, les entreprises s’engagent de plus en plus, notamment les plus grandes. Elles disposent de plusieurs leviers pour intégrer et maintenir en emploi les travailleurs handicapés. Logiciels d’agrandissement, téléphonie digitale ou encore automatisation des tâches, les outils technologiques sont toujours plus innovants, tandis que les moyens de sensibiliser équipes et managers se diversifient.


par Adeline Farge

En période de crise économique, les personnes en situation de handicap s’éloignent davantage encore que les valides du monde du travail. Fin décembre 2013, 413 421 d’entre elles étaient à la recherche d’un emploi, une hausse de 11,5 % sur un an, selon les chiffres de l’Association des paralysés de France. Plus vulnérables que les autres, leur taux de chômage est de 22 %, le double des personnes valides. Bien que cette population soit paradoxalement plus présente dans la vie active, les entreprises sont loin de remplir leurs obligations légales. La loi du 10 juillet 1987 impose à celles de plus de 20 salariés d’embaucher 6 % de personnes handicapées dans leur effectif.

D’après la Dares, le taux d’emploi direct dans le secteur privé n’est que de 3,1 %. “Même s’il reste encore du travail à faire, les représentations évoluent. Les grandes entreprises ne peuvent plus se permettre de ne pas engager une politique handicap. Les discriminations renvoient une mauvaise image de l’employeur et de la marque”, estime Sylvain Gachet, directeur grands comptes à l’Agefiph, l’Association de gestion des fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées.

En matière d’embauche, les entreprises sont confrontées à un obstacle de taille : le faible niveau de qualification. Elles peinent à dénicher des candidats dont les compétences répondent à leurs besoins. Selon l’Adapt, 29 % des demandeurs d’emploi handicapés ont un niveau scolaire inférieur au CAP. “Les personnes handicapées sont surreprésentées parmi les non-diplômés et ce faible niveau de formation ne favorise pas leur retour en emploi. Les entreprises recrutent sur un profil, des expériences et des diplômes. Les taux d’emploi sont encore plus faibles dans les secteurs où les besoins de qualification sont importants comme l’ingénierie, les consultants, le marketing”, analyse Christian Grapin, directeur de Tremplin Études-Handicap-Entreprises, dont la mission est de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes handicapés.

Certaines branches comme la banque, l’assurance, la propreté et l’informatique, proposent des formations qualifiantes pour pallier l’écart entre le niveau requis et les compétences des personnes handicapées. À l’image du groupe BCPE, des entreprises misent quant à elles sur l’alternance.

Soutien technologique, des machines et des hommes

Les préjugés et les idées reçues ont la vie dure. “Inadéquation du handicap aux exigences du poste”, “perte de productivité”, “surcoût dû à l’adaptation des locaux”… Selon une enquête Ipsos sur l’emploi des personnes handicapées, 8 dirigeants d’entreprise sur 10 estiment que ces recrutements sont des actes “difficiles”, surtout pour les personnes non voyantes ou en fauteuil roulant. Pourtant, ces troubles moteurs ne concernent que 1,5 % de la population, et moins de 20 % des recrutements nécessitent des aménagements, cofinancés par l’agefiph. Quand ceux-ci sont indispensables, des études ergonomiques sont essentielles pour adapter le poste de travail au type de handicap. Pour les salariés souffrant d’une maladie invalidante ou suivant un traitement lourd, les horaires de travail sont assouplis et le télétravail favorisé.

“Les grandes entreprises ne peuvent plus se permettre de ne pas engager une politique handicap. Les discriminations renvoient une mauvaise image de l’employeur
et de la marque”

L’une des principales missions des entreprises est aussi de faciliter l’accès au bureau. Pour les salariés qui n’ont plus la possibilité de prendre les transports en commun ou de conduire, Thalès a conclu des accords avec des compagnies de taxi en région parisienne pour amener sur le lieu de travail les salariés concernés. De son côté, Renault fait auditer l’accessibilité de ces sites par l’association J’accède. Un guide des salles de réunion, parkings et cantine accessibles a été publié sur l’intranet handi@renault. “Aujourd’hui, quand un collaborateur fait venir sur un site de la région parisienne un collègue en mobilité réduite ou en fauteuil, il sait par avance quelle salle de réunion réserver et où l’emmener déjeuner. De même, nous adaptons nos formations à tout type de handicap. On fait appel à des interprètes et on choisit des salles accessibles aux fauteuils roulants”, affirme Bénédicte Vivent, responsable de la mission handicap à la DRH France de Renault.

En ce qui concerne les aménagements techniques, des solutions informatiques permettent de “compenser” les handicaps. Chez Capgemini, les personnes déficientes visuelles disposent d’un écran d’ordinateur plus large et d’un clavier en braille. Grâce au logiciel d’agrandissement et de lecture d’écran Zoomtext, les utilisateurs consultent de façon autonome leurs documents, tableurs et pages Web. Le logiciel Jaw traduit quant à lui à l’oral et en braille les textes affichés à l’écran, et l’application de reconnaissance vocale Dragon transforme la voix en texte avant de l’envoyer directement par mail ou par SMS. Le leader des services informatiques recourt aussi à Tadeo pour ses salariés ayant des difficultés à communiquer au téléphone ou en réunion.

Cette société délivre des solutions de transcription instantanée de la parole et de visio-interprétation en langue des signes via un ordinateur connecté à une plateforme d’opérateurs experts et équipé d’une webcam et d’un micro. “En 2006, des entreprises ont constaté des problèmes de compréhension entre leurs collaborateurs entendants et déficients auditifs. Une des conséquences est que la personne sourde se retrouve en situation d’isolement, ce qui a un impact sur son évolution de carrière. Conçu pour un usage intuitif, Tadeo assure une communication fluide entre les différents interlocuteurs, au bénéfice de la performance du collectif de travail”, affirme Julien Monnet, directeur du développement Tadeo.

Sensibilisation des équipes, des formations nouvelle génération

Une adaptation du lieu de travail pousse parfois l’entourage professionnel à se réorganiser. Pour créer un environnement propice à l’accueil du collaborateur, les entreprises forment et sensibilisent équipes et managers. De plus, les missions handicap veillent à la qualité de l’intégration et à l’accompagnement au quotidien du salarié, et jouent les intermédiaires en cas de différend. “Les salariés ont des difficultés à appréhender le handicap. Les troubles psychiques notamment peuvent faire peur par méconnaissance. Certaines entreprises mettent en place des formations pour inciter les collaborateurs et les managers à changer leur regard sur le handicap. On leur prouve que malgré leur handicap, ces personnes peuvent continuer à travailler”, explique François Benard, responsable activité recrutement à JLO Emploi, cabinet de conseil sur l’emploi des travailleurs handicapés.

“Les troubles moteurs, tels que personnes non voyantes ou en fauteuil roulant, ne concernent que 1,5 % de la population, et moins de 20 % des recrutements nécessitent des aménagements, cofinancés par l’agefiph”

Thalès propose ainsi des modules d’e-learning sur le handicap à destination des managers, partenaires sociaux et tuteurs, ciblés sur diverses thématiques comme la dyslexie. Plus innovant, un professionnel du musée du Louvre vient détailler aux collaborateurs ses méthodes pour décrire un tableau en langue des signes. Théâtre, jeux, diffusion de films, campagne d’affichage sont des outils ludiques pour faire tomber les a priori. Chaque année, les correspondants handicap de Renault organisent des événements sur le sujet. Sur le site de Cléon, l’athlète handisport Marie-Amélie Le Fur est venue témoigner sur le dépassement du handicap lors de la journée Mille et une différences. De son côté, l’Adapt propose des formules de tutorat et de coaching des salariés handicapés et du collectif de travail. “Les équipes peuvent être désarmées. Nos consultants les aident à trouver des solutions et répondent à leurs interrogations. Cet accompagnement croisé permet d’anticiper des situations de blocage et de sécuriser les parcours professionnels”, note Éric Blanchet, directeur général de l’Adapt.

Maintien dans l’emploi, un climat clément

Créer un climat de confiance incite aussi les salariés à lancer une démarche de reconnaissance administrative de leur handicap. Car par peur que leurs compétences ne soient plus considérées et de mettre un coup d’arrêt à leur carrière, beaucoup préfèrent le cacher. “Des salariés peuvent être dans le déni et avoir des difficultés à engager une démarche de reconnaissance de leur handicap. La direction peut difficilement anticiper la gestion des inaptitudes. Il est donc indispensable d’informer les salariés sur le handicap et sur les solutions qui peuvent être mises en œuvre pour en atténuer les effets”, confie Antoine Cristau, en charge de la diversité chez Colas. Alors que 85 % des handicaps surviennent au cours de la vie, le maintien dans l’emploi est donc un enjeu primordial pour les entreprises. “Les compétences d’ingénieurs en hautes technologies ne s’acquièrent pas à l’école. On ne peut pas se passer d’une personne expérimentée. On fait donc le maximum pour la garder et travailler sur son évolution professionnelle”, justifie Gérard Lefranc, responsable mission insertion chez Thalès.

Depuis le 1er janvier, les entreprises sont contraintes d’accompagner les parcours professionnels de leurs salariés “usés” par leur métier. “Certains secteurs d’activité créent leurs propres handicaps. Avant d’arriver à un licenciement pour inaptitude, elles ont l’obligation d’aménager les postes de travail ou de chercher les solutions pour reclasser leurs salariés victimes d’un accident”, commente Olivier Prentout, directeur de Popei, spécialiste des solutions de reporting de gestion RSE et d’inclusion des travailleurs en situation de handicap. Objectif : prévenir la désinsertion professionnelle et améliorer les retours à l’emploi après un arrêt maladie de longue durée. Sur les préconisations de la médecine du travail et d’un ergonome, Colas a ainsi automatisé pour ses travailleurs handicapés le port de charges lourdes.

“Alors que 85 % des handicaps surviennent au cours de la vie, le maintien dans l’emploi est donc un enjeu primordial pour les entreprises”

Résultat : un collaborateur ayant perdu l’usage de sa jambe à la suite d’un accident de moto conduit une chargeuse avec des commandes au volant, et une rampe lui permet d’accéder à son poste de travail. Un autre dispose d’une direction simplifiée et d’un nombre de leviers au volant réduit pour compenser la perte partielle de ses mains. Cette société a accompagné le reclassement d’un ouvrier sur un métier administratif, celui de dispatcheur, grâce à des formations dispensées en interne. “Quand la personne ne peut plus tenir son poste, l’entreprise peut aller jusqu’à la soutenir dans la construction d’un nouveau projet professionnel et la guider dans les démarches comme des bilans de compétences, la rédaction de CV ou la simulation d’entretien”, décrypte Valérie Tran, présidente d’Ariane Conseil, spécialisé sur l’emploi des personnes handicapées. Après un accident de vie, prendre un nouveau départ ici ou ailleurs, c’est possible.

Handirect, une entreprise comme les autres

À Handirect, situé à la Garenne-Colombes, des cartons s’entassent à l’entrée de l’atelier. Sous le regard de leur chef d’agence, les salariés s’affairent à des tâches de saisie informatique, de mise sous pli ou d’envoi postal. Dans cette entreprise adaptée, 80 % des salariés sont en situation de handicap. “S’ils viennent travailler chez nous, c’est qu’ils n’ont pas trouvé ailleurs. Comme la majorité des handicaps surviennent au cours de la carrière, ces personnes ont rencontré des ruptures de vie. Le travail leur redonne une vie sociale et une reconnaissance de leurs compétences”, raconte Nathalie Gerrier, fondatrice de la première entreprise Handirect.

Créé il y a 18 ans, Handirect permet à des salariés d’exercer une activité professionnelle dans des conditions adaptées à leurs capacités. Au-delà de l’aménagement des temps de travail, les processus de production sont simplifiés : les tâches sont découpées et les salariés peuvent travailler à deux sur un même poste. Au niveau informatique, un logiciel les aide à saisir des données plus facilement grâce à un jeu de couleurs. Bien que la pression soit moindre, l’entreprise est soumise à des objectifs de résultat. “Notre entreprise doit respecter des délais. Si les objectifs n’ont pas été atteints, on essaie d’en comprendre les raisons. Quand une personne est stressée, on lui accorde plus de temps. Notre société emmène les salariés vers la réussite professionnelle.” Pour compenser une productivité plus faible, l’État accorde à Handirect des aides financières.

Rares sont ceux qui tentent l’aventure sur le marché du travail classique. Pour maintenir leur employabilité, Handirect organise des formations sur des thèmes variés comme des remises à niveau en français ou un travail sur l’estime de soi. “Nos salariés ont des niveaux scolaires très faibles mais à tout âge, ils peuvent s’améliorer. Après des échecs, il est important de les valoriser et de leur faire comprendre qu’ils doivent être fiers de ce qu’ils font. Ce sont des salariés comme les autres.”

Guichets fermés, théâtre contre tabous
Pendu au téléphone, un directeur de site est désemparé par l’objet de l’appel du siège : faire baisser de moitié la contribution Agefiph. “Comment recruter des personnes handicapées sans nuire à la productivité ? Si je me bats contre les Chinois avec une équipe de bras cassés, je mets la clé sous la porte !”, se plaint-il auprès de la directrice des ressources humaines. Pas à pas, les spectateurs suivent le combat de cette dernière pour parvenir à la signature d’un accord d’entreprise sur le handicap. Pour faire changer les mentalités en interne, elle s’allie avec un chef d’atelier, Raymond. Avec humour, Le petit fauteuil de Raymond balaie le champ de l’intégration et du maintien en emploi des personnes handicapées. Depuis 23 ans, Guichets fermés s’est spécialisé sur le théâtre d’entreprise. “L’intégration d’un travailleur handicapé est un sujet tabou. Nos pièces permettent d’aborder cette question complexe et de dédramatiser les situations. Avec légèreté, elles sensibilisent les entreprises et les encouragent à faire des efforts”, assure Jean-Louis Rapini, scénariste et directeur de Guichets fermés.

À travers des saynètes sur mesure ou sur catalogue, différentes thématiques sont traitées : le recrutement, le recours au secteur protégé, la reconnaissance administrative du handicap, la formation des managers et les reclassements. Pour coller à la réalité des clients, Jean-Louis Rapini n’hésite pas à jouer les détectives. Avant l’écriture de ses pièces, il descend sur le terrain récolter des témoignages de salariés. “Cet effet miroir pousse les collaborateurs à se remettre en question. Ils se reconnaissent et s’approprient le message. Les paroles se libèrent.” Cependant, il est primordial d’accompagner le théâtre d’une formation et d’expliquer la démarche. Selon les demandes des clients, Guichets fermés travaille avec des consultants spécialisés qui apporteront les informations théoriques. “On fait émerger des débats, mais on n’est pas là pour former les collaborateurs. Ce n’est pas notre métier.”

Chiffres clés
L’accompagnement des entreprises

En 2013, 42 468 entreprises ont contribué à l’Agefiph, en baisse de 8,5 % sur un an. Ainsi, 441,5 Mde ont été collectés. L’Agefiph a versé 489,4 Mde aux entreprises.
Plus de 220 000 interventions ont été réalisées pour accompagner les parcours professionnels des personnes handicapées.
Source : Agefiph, rapport d’activité l’Agefiph en 2013
 

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Publié le par Emmanuel
Grand âge & handicap : des solutions pour mieux vieillir et mieux accompagner aux salons Santé Autonomie 2015

Comment gérer au quotidien des malades souffrant d’Alzheimer ou de démence ? Comment assurer le plus longtemps possible le maintien à domicile ou gérer le handicap vieillissant ? Comment prévenir la souffrance au travail et surmonter les difficultés de recrutement au sein des établissements pour personnes âgées ou handicapées ?

Au cœur des préoccupations des professionnels de la prise en charge des personnes âgées ou handicapées, ces thématiques seront abordées au sein des Salons Santé Autonomie 2015.

A noter sur l’édition 2015 :

La création d’un Village 100% dédié Grand Âge & Handicap, avec pour la première fois, la réunion des principales fédérations représentatives du champ médico-social : ADMR, Ad-Pa, FEHAP, FFAMCO, FHF, FNADEPA, Fnaqpa, Générations Mutualistes, Synerpa, UNA ;

Un programme d’interventions, en accès libre et gratuit, sur l’Agora « Grand Âge & Handicap », pour échanger autour de différents retours d’expérience ;

Des conférences proposées par la FHF autour de sujets d’actualité : Home care, Evolution du patrimoine immobilier, Adaptation des métiers au service de l’autonomie… ;

La présence des médecins coordonnateurs en Ehpad avec le Congrès de la FFAMCO.

Par ailleurs, les exposants réunis au sein du Village de la Silver Economie présenteront les différentes innovations en matière d’équipements et de solutions au service de l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie.

Les professionnels du secteur médico-social pourront également se projeter dans La Maison de Retraite de Demain, mise en scène par les industriels danois.

En 2014, la manifestation a accueilli près de 15 000 visiteurs (dont 6% d’étrangers) venus découvrir les équipements, solutions et services proposés par 550 exposants et assister aux nombreuses conférences et débats animés au cours de ces 3 jours

 

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Publié le par Emmanuel
dis moi et si on faisait un portique pour faire payer les fauteuils roulant ca serait une super bonne idee avec on pourrait cree de l'emploi dans le cadre de l'accompagnement

dis moi et si on faisait un portique pour faire payer les fauteuils roulant ca serait une super bonne idee avec on pourrait cree de l'emploi dans le cadre de l'accompagnement

dans l'article qui va suivre nous avons la une lettre d'une mère écrivant le désespoir de son fils vis a vis de notre Président de la république

comment ne pas comprendre le désarroi qui est le sien et celui de beaucoup de français. l'origine même de mon blog est la tristesse du délaissement d'un centre de rééducation pour enfants que l'ont décide de transfer au lieu de sauvegarder pour le bien être d’enfants handicapés . les programmes les décrets les lois ne sont jamais réellement mis en place afin que l'handicap d'une personne sois mis en avant et rassure les non valides et leurs proches. l'état doit tenir les promesses et puis il faut aussi prendre en compte notre devise qui me semble tout indiquée. liberté EGALITE fraternité. a l'heure actuel aucun de ces mots ne me semble juste et correspondant a notre devise nous ne demandons rien de plus qu'une LIBERTE a pouvoir accédé a une scolarité pour nos enfants afin qu'une FRATERNITE entre les enfants dis valide et ceux non valide existe et qu'arrivé dans le monde du travail une EGALITE existe réellement pour tous

Pourquoi c'est important

Monsieur le Président de la République,

je me souviens de l'enthousiasme de mon fils agé de 25 ans, porteur d'un double handicap, à l'écoute de votre programme électoral. Vous étiez le seul candidat à aborder la situation des personnes handicapées dont vous promettiez qu'elle serait prise en compte à chaque étape de la vie, à chaque dispositif existant, à chaque nouvelle Loi. Il a voté avec émotion parce qu'enfin, toute une partie de la population oubliée allait exister. Et puis, vous avez décidé du report de l'accessibilité des batiments...et puis les Agences Régionales de la Santé ferment les yeux sur les actes de maltraitance dans les établissements accueillant des personnes handicapées....et puis l'Education Nationale rejette de plus en plus les enfants parce qu ils sont porteurs d'une différence....et puis vous avez rédigé, et signé ce décret, quelques jours avant Noel qui donne tout pouvoir à cette Education nationale pour lui permettre de rejeter en toute légalité ces enfants, voire même les envoyer dans des garderies d'exclusion, pardon, des IME et autres hopitaux de jours. Alors, en tant que maman, je n'ai pas su trouver les mots pour lui expliquer ce que lui ne connait pas : le mensonge, le rejet, le dénigrement.
Vous ajoutez une pierre de plus au mur que beaucoup veulent reconstruire sur la Loi de 2005. Vous renvoyez les parents à leurs incompétences parce qu'ils ont des enfants différents et qu'ils n'ont de fait plus le droit de choisir pour leur enfant la vie au lieu de se voir imposer la mort sociale. Mon fils n'est plus concerné par l'école. Il a vécu avant 2005 l'exclusion et l'IME et aujourd'hui n'a aucun bagage pour vivre dans notre société. Mais il pensait, comme moi, à tous ces enfants handicapés et nous espérions que la France marcherait dans la bonne direction, dans l'inclusion. J'espérais que plus aucune maman n'ait à vivre les décisions impérieuses et autoritaires d'institutions qui ne veulent que remplir les IME (bassin d'emploi important et faisant vivre de grands associations lucratives). J'espérais que toute maman d'enfant porteur de handicap pourrait enfin se sentir une maman comme les autres, prenant les décisions qui lui paraissent la mieux pour son enfant.
Vous venez, Monsieur le Président, d'une main légère, au bas d'un Décret silencieux de nous humilier et rejeter nos enfants.
Monsieur le Président, je vous demande de redonner l'espoir à mon fils sur la nature humaine, de la dignité à tous les parents et d'annuler ce décret et reprendre une réelle discussion sur l'avenir de nos enfants.

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Publié le par Emmanuel

crée en juin 2009 nous en sommes aujourd’hui a 127409 visiteurs et 474050 pages vues sur ce blog

pour l'année 2014, 127 409 visiteurs ont parcourus 111 420 pages

ce blog représente l'envie de partager certaines choses certaines positions sur le monde de l'handicap. sur les lois écrites et non réalisées sur le parcours de certaines personnes qui se donnent qui s'investissent

a chaque article que j'ai mis la nous avons l'impression d'avancer d'un pas et de reculer d'un pas

il est toujours facile de vouloir mais plus dur de pouvoir

a la création du blog nous avions qu'une envie mettre en avant ce centre de pen bron

sont histoire et la route qui nous emmène tous vers la guérison du moins vers un mieux etre

pen bron est toujours dans la direction d'une fermeture et cela est pour moi et pour beaucoup d'entre vous incompréhensible et injustifier

ce lieu et les alentours sont magnifiques et donnent l'envie de se donner en reeducation l'ocean la derrière la baie vitré fait que nous nous sentons bien

le personnels medicals et toutes les personnes travaillant dans cette endroit donnent de leurs personne s'investisse dans un mieux être

voila pour moi ce que represente ce blog meme si bien souvent je ne parle pas autant que je le voudrais de lui

étant loin pas toujours évident de trouver de nouvelles a mettre surtout des bonnes mais le plus souvent le sujet tourne autour de la fermeture

bien des enfants et adultes sont passés la et tous aujourd'hui sont j'en suis persuadé a garder en eux ce lieu

le docteur Moutet a réalisé beaucoup de choses dans ce centre tel que la croisière de pen bron qui chaque années attire de plus en plus de monde et les bénévoles sont toujours la présent pour ce moment

il est vrai que certains blog ont plus de monde plus de visite mais l'handicap est un sujet trop mis a part et n'interesse souvent les personnes qu'une vois le nez dedans

et pourtant ce sujet touche tellement de personnes a plus ou moins fort degrés;

comment faire pour intéresse les personnes un film qui va d’effrayer la chronique pendant quelques semaines

qu'un homme ayant eu un grave accident traverse la manche et après toutes les mers a la nage pour intéressé les personnes

a il est sur qu’écrire un livre sur les histoires d'un president de la republique et de sa compagne interesse plus et perdure que le monde de l'handicap

mais a cela je repondrais que beaucoup de personnes travaille benevolement afin de redonner une vie un mouvement

et je les en remercie encore

bravo a tous pour votre aide

je vous souhaite a tous une bonne et chaleureuse année 2015

année butoir pour l'handicap

a vous aussi visiteurs d'un jour a vous visiteurs de chaque jours un grand Mercie

et que ce blog je le souhaite vous donnes envie de le parcourir encore longtemps

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