Jean Christophe Parisot sous préfet chargé de la cohésion social en région Languedoc-Roussillon
J’aime la vie. Personne ne peut m’interdire de le proclamer
L’homme de 44 ans est en pleine force de l’age
Mais sa force sa volonté ne réside pas dans ces muscles qui l’ont abandonnés a l’âge de 13 ans il perd tout d’abord l’usage des
ces jambes puis a 17 ans celui des ses mains. Un seul et unique doigt reste lui mobile lui permettant a l’aide de l’assistance du clavier virtuel d’utiliser un ordinateur et de diriger son
fauteuil électrique.
« l’informatique a restauré ma capacité de communiquer de travailler en parfaite autonomie »
En 2008 le président de la république a nommé à la préfectorale. Quatre assistants aux compétences diverses se relaient pour
l’accompagner dans les gestes du quotidien. Flore la suive lors de sa nomination à Montpellier, depuis cahors ou il avait été nommé sous-préfet.
« Je suis atteint d’une forme de myopathie appelée l’alpha-sarcoglycanopathie, maladie évolutive dont je ne connais pas le
terme, ce qui rend chaque jour plus précieux. Mes muscles se détruisent peu à peu, je suis un survivant permanent, j’ai pleinement conscience du déclin de ma vie physique. »
Engagement associatif
Au-delà des problèmes techniques, Jean-Christophe Parisot intervient auprès des cabinets ministériels, lance des idées, fait part de
ses observations pour préparer l’avenir : « Le monde occidental est entré dans l’ère du nomadisme. Les Gitans, nombreux sur ce territoire, sont des précurseurs. Aujourd’hui, sur nos côtes,
vivent des milliers de campeurs permanents n’ayant plus de quoi payer les loyers des immeubles qu’ils occupaient. Il y a là un décrochage social, mais aussi un moyen de reconstruction d’une
nouvelle vie. » Selon le sous-préfet, cela va obliger les pouvoirs publics à se saisir de nouvelles questions qui vont complètement modifier les rapports familiaux, de voisinage, etc.
La nouveauté ne fait pas peur à cet homme d’action, très investi par ailleurs dans le milieu associatif : il a fondé Vaincre l’Alpha en 2008 (1) pour aider à la recherche contre la maladie dont il est atteint. Il assure aussi la correspondance régionale de
l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI), qui touche dans certains secteurs comme en milieu rural ou dans les quartiers en
difficulté pas moins de 30 % de la population.
Jean-Christophe Parisot s’intéresse également au combat contre l’illettrisme dans les prisons : « Si là nous ne faisons rien,
nous préparons des bombes humaines pour demain ! » Passionné pour son pays, il dit que « le patriotisme est parfois perçu aujourd’hui comme un gros mot. Moi, j’ai le sens du drapeau, de
ma patrie, de mon pays, de ses valeurs, de son état de droit. Nous avons la chance d’avoir ici des règles, des normes héritées de plusieurs siècles de travail qui font que le droit est supérieur
à la force. » Et que s’impose le respect de tout être humain, quelles que soient ses origines, ses opinion ou sa situation.
Bien placé pour le savoir, Jean-Christophe Parisot observe la gêne de certains à le saluer. Alors il les invite à lui poser la main
sur l’épaule puisqu’il ne peut tendre la sienne. « J’avais expliqué comment faire à un conseiller général. Avant ma tournée dans son canton, il avait ainsi prévenu tout le monde. Depuis,
quand je croise des gens qui me mettent la main sur l’épaule, je sais de quel canton ils viennent ! »
Par Emmanuel
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Publié dans : Infos générales
Samedi 24 décembre 2011
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