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Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Les Enfants de Pen Bron, La Turballe

Un blog pour témoignage, un blog pour le site de Pen Bron de La Turballe, pour que ce Centre Marin continue son action, celle d'accueillir des enfants dans un cadre de vie et un environnement marin unique. Emmanuel

Publié le par Emmanuel

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Publié le par Emmanuel
Croisière de Pen Bron Samedi 18 Juin au Dimanche 19 Juin
Croisière de Pen Bron Samedi 18 Juin au Dimanche 19 Juin

Article Yatch club de la Baule

comme chaque année l’événement le plus attendu a pen bron et dans beaucoup de foyer en france pour savoir quand va se dérouler la Croisière de Pen Bron

je prend et copie l'article afin d'informer les personnes lisant mon blog

je vous souhaite a tous un bon vent, un bon temps pour profiter pleinement de ce week end

emmanuel

Documents à télécharger:

Don pour la 32ème Croisière de Pen Bron

Attestation assurance 2015

Assurance - Note importante

* ATTENTION : La fiche d’inscription 2015 est disponible sur le site mais l’inscription n’est définitive qu’après l’accord des organisateurs de la Croisière de Pen Bron.

Cela fait 32 ans que cette croisière existe. C’est une croisière sur un minimum de deux jours pour les personnes handicapées venant de France et de l’étranger.

Lors de la 14ème édition en 1997 le Centre de Pen Bron avait demandé au YCLB de bien vouloir prendre la responsabilité de la partie maritime de la croisière. Après une année d’observation, le YCLB s’est investi complètement avec une présence de 60 bateaux pour 100 handicapés. Actuellement la participation est de plus de 160 bateaux et de 250 handicapés.

50 bénévoles animent cette croisière dont 20 du YCLB. Les bateaux viennent de la région mais aussi de Granville et La Rochelle.

Cette organisation a reçue le prix spécial du Yacht Club de France.
En 2015, pour la 32ème édition la croisière se déroulera les 20 et 21 juin.

Cette croisière unique en Europe permet d’effacer les différences pouvant exister entre les personnes et amène à une meilleure compréhension mutuelle.

L’handicap s’efface à bord des bateaux, les fauteuils restent au port.

Croisière de Pen Bron Samedi 18 Juin au Dimanche 19 Juin
Croisière de Pen Bron Samedi 18 Juin au Dimanche 19 Juin
Croisière de Pen Bron Samedi 18 Juin au Dimanche 19 Juin

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Publié le par Emmanuel

Article : http://www.alterecoplus.fr

La réforme de la prime d'activité coûte cher à Sabrina L. Elle qui touchait jusqu'alors 600 euros par an de prime pour l'emploi (PPE) n'a pas le droit à cette nouvelle aide financière, qui remplace et fusionne la PPE et le RSA activité. Cette célibataire sans enfant dispose pourtant de faibles revenus : 997 euros par mois. Son niveau de vie la situe dans le 2e décile, c'est-à-dire dans la tranche des 10 à 20 % de Français les plus modestes. Alors que cette réforme a été mise en œuvre pour donner plus de pouvoir d'achat aux travailleurs du bas de l'échelle, Sabrina L. va voir ses revenus annuels baisser de 5 % !

Pension d'invalidité = pas de prime d'activité

En cause : le fait qu'elle soit handicapée et perçoive une pension d'invalidité de 280 euros par mois, en complément de son salaire de 717 euros. A revenus égaux mais sans pension d'invalidité, autrement dit si elle touchait un salaire de 997 euros, elle aurait doit à une prime d'activité de 164 euros par mois. « C'est injuste, car je peux difficilement travailler à temps plein à cause de mon handicap », déplore-t-elle. Et la pension d'invalidité a justement « pour objet de compenser la perte de salaire qui résulte de la réduction de la capacité de travail », dixit la Caisse nationale d'assurance maladie.

Le mode de calcul de la prime d'activité n'est pas le même que celui de l'ex-PPE

Mais le mode de calcul de la prime d'activité n'est pas le même que celui de l'ex-PPE. Bénéficier de prestations sociales limite fortement le droit à ce nouveau dispositif. Or, la pension d'invalidité – attribuée suite à un accident ou une maladie d'origine non professionnelle, sous réserve d'avoir suffisamment cotisé à la Sécurité sociale – est considérée comme une prestation pour le calcul de la prime d'activité. Idem pour la rente, versée en cas d'incapacité résultant d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle.

Un traitement plus juste pour l'AAH

Contrairement à la pension et à la rente, l'allocation adulte handicapé (AAH), attribuée notamment aux personnes n'ayant jamais ou pas suffisamment cotisé, bénéficie d'une prise en compte spécifique pour le calcul de la prime d'activité. Si Sabrina L. touchait, en complément de son salaire, 280 euros d'AAH, à la place de ses 280 euros de pension d'invalidité, elle percevrait une prime de 156 euros par mois. Soit 1 872 euros par an. Près de deux mois de revenus supplémentaires… au lieu de zéro euro.

L'AAH en revanche n'est pas considérée comme une prestation sociale pour le calcul de la prime d'activité

L'APF et l'Unapei, deux associations de personnes handicapées, ont en effet obtenu du gouvernement que l'AAH ne soit pas considérée comme une prestation sociale pour le calcul de la prime d'activité. Non sans raison : beaucoup d'allocataires de l'AAH ayant une activité professionnelle sont contraints de se limiter à un temps partiel, en raison de leur handicap. L'allocation représente ainsi pour eux une compensation au manque à gagner qu'entraîne leur incapacité à travailler à temps plein.

Les associations réclament donc logiquement que la pension d'invalidité et la rente accident du travail bénéficient du même traitement que l'AAH. En vain pour le moment. L'enjeu financier est en effet de taille. Sur 950 000 pensionnés d'invalidité au total, 230 000 exercent une activité professionnelle. Et parmi le million d'allocataires de l'AAH, autour de 170 000 sont en poste.

Les couples avec AAH désavantagés

Les couples dont l'un des conjoints est sans emploi et allocataire de l'AAH figurent également parmi les perdants de la réforme. Dans ce cas, l'AAH est en effet prise en compte comme une prestation sociale pour le calcul de la prime d'activité. Ce qui les prive de cette aide, quand bien même ils avaient droit auparavant à la PPE.

Jonathan Piromalli et son épouse, qui travaille comme distributrice de prospectus, en font l'amère expérience. Avec une AAH de 807 euros pour lui et un salaire variant entre 300 et 700 euros par mois pour elle, ils perdent leur PPE dont le montant variait entre 300 et 400 euros par an. Le niveau de vie de ce couple, ayant un enfant à charge, les place pourtant dans les 10 % de Français ayant les revenus les plus modestes. « Parce que je suis dans l'incapacité de travailler, ma femme est privée de la prime d'activité bien qu'elle soit en activité », s'insurge Jonathan Piromalli.

Pas de prime d'activité en cas de longue maladie

Plus largement, la réforme pénalise les travailleurs en longue maladie. La réforme pénalise les travailleurs en longue maladie Pour le calcul de la défunte PPE, les indemnités journalières étaient considérées comme un revenu d'activité. Désormais, elles ne sont plus prises en compte comme un salaire au-delà du troisième mois, mais comme une prestation sociale. Ce qui prive leurs bénéficiaires du droit à la prime d'activité. Malade vous êtes, pauvre vous resterez…

Franck Seuret

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Publié le par Emmanuel
Les OEuvres de Pen-Bron et Le Bodio fusionnent

Les OEuvres de Pen-Bron et Le Bodio fusionnent. Ce projet, initié en 2014 s'est officiellement concrétisé le 1er janvier 2016 par le transfert des activités du centre de Soins de suite et de réadaptation (SSR) Le Bodio, situé à Pontchâteau. L'association Le Bodio est ainsi dissoute et son centre éponyme rejoint les quinze autres établissements et services gérés par l'association OEuvres de Pen-Bron dans le champ du handicap.

Installé sur un parc de 8 ha, l'établissement Le Bodio accueille aujourd'hui des patients poly pathologiques et âgés. Son agrément porte sur 80 lits d'hospitalisation complète et 3 places en hospitalisation à temps partiel pour des bilans gériatriques, des transfusions sanguines et de la chimiothérapie. En 2004, l'Agence régionale d'hospitalisation des Pays de la Loire identifie 6 de ces lits en soins palliatifs.

Conscient des « contraintes économiques et de sa fragilité par rapport au contexte de regroupement lancé par l'État », Le Bodio a souhaité s'unir avec une « association plus importante afin de rompre son isolement et dynamiser son activité de SSR polyvalent ». L'association OEuvres de Pen-Bron s'est déclarée intéressée par ce rapprochement. Implantée depuis presque 130 ans sur le département de la Loire-Atlantique et présente à travers quatre champs d'action que sont le sanitaire, le social, le médico-social et la formation, elle est ravie de saisir l'occasion de renforcer son expertise sur le territoire en faveur d'une meilleure prise en charge des patients.

Les engagements ont été clairement identifiés dès l'origine de la démarche et portent sur le maintien de l'activité et de l'emploi à Pontchâteau ainsi que sur l'intégration de trois administrateurs du Bodio dans le conseil d'administration de l'association OEuvres de Pen-Bron. Ce dernier passe donc de 12 à 15 membres en accueillant Thierry Bouard, Claude Taconnet et Daniel Joalland.

Une erreur de taille s’est glissée parmi les articles. En effet, le titre « le centre de soins de Pontchâteau fusionne avec Le Bodio » est faux puisque le centre de soins de Pontchâteau c’est Le Bodio. Il faut en réalité comprendre que cet établissement a fusionné avec notre association !

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Publié le par Emmanuel
C'est officiel, le personnel qui s'occupe des soins esthétiques au Centre de rééducation verra son atelier réinstallé dans les nouveaux locaux nazairiens fin 2016-début 2017, à Heinlex.

Au Centre hélio-marin de rééducation de Pen Bron, différents ateliers ont été mis en place en 2015, comme la salle d'éveil des sens ou l'atelier esthétique.

Loïc Bernard Michel, directeur du centre, a annoncé, lors de l'inauguration de la salle d'esthétique que « les ateliers en place suivront à Saint-Nazaire, dans les nouveaux locaux », à Heinlex. Un soulagement pour le personnel investi dans les projets. Pour Julie Courraud (éducatrice spécialisée et animatrice) et Hélène Ménard (ergothérapeute), leur démarche remonte à un an : les deux salariées ont suivi une formation « en soin esthétique » d'une semaine « très riche en partage humain », au sein d'un Ehpad, à Montpellier.

Un coût de 5 300 €

« Nous pouvons estimer qu'entrer en relation différemment avec le patient par le biais du plaisir tout en s'occupant de son corps va permettre une meilleure prise de conscience de lui-même, et favoriser le chemin de la reconstruction », expliquent les salariées au directeur convaincu des bienfaits de la démarche. « Nous travaillons tous ensemble médecins et soignants, et sommes persuadés que favoriser le bien-être de nos patients ne peut être que bénéfique dans notre démarche de soin. »

Si au début des ateliers, il y a un an, la salle était partagée avec le club informatique, elle est désormais uniquement consacrée aux soins. Dans l'espace, musique, parfum et décoration d'ambiance permettent au participant de totalement s'accorder un moment de détente et de bien-être.

Cette réalisation a été possible grâce à la participation financière de l'établissement (coût total 4 000 € + 1 300 € de matériel), des dons récoltés par le service animation (1 500 €) et une contribution (800 €) des amis de Pen Bron, heureux eux aussi de savoir que les projets vont trouver leur place dans le nouvel établissement de Saint-Nazaire.

« Les soins ne se font que sous prescription médicale. Nous relayons tous l'information auprès des résidents à travers nos fonctions respectives et le médecin, selon le suivi du dossier, fournit l'ordonnance », souligne Hélène Ménard. Les esthéticiennes ont remarqué que leur blouse de couleur rose crée une autre approche entre elles et les bénéficiaires : ils les perçoivent « différemment, cela change de la blouse blanche. Les gens sont plus détendus, plus ouverts ».

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Publié le par Emmanuel
Pen-Bron sera à terme un village « Vacances répit famille »

Les oeuvres de Pen-Bron sont confiantes en l'avenir mais le projet dépend de la loi sur l'adaptation de la société au vieillissement reconnaissant un droit au répit pour les aidants de personnes âgées dépendantes, de son décret d'application, ainsi que la validation de l'Agence régionale de santé et du ministère de la santé.

Le directeur général de l'association des oeuvres de Pen-Bron déclare : « Dans le cadre de la prise en charge de la personne âgée dépendante ou en situation de handicap, nous souhaitons mettre en place un village, Vacances répit famille, un projet national auquel les AFM Téléthon et pro BTP sont fondateurs. Nous sommes adhérents à l'association des VRF et souhaitons que ce projet voie le jour. Les locaux devront être réaménagés mais leur état actuel peut déjà permettre de démarrer l'activité dès 2017, toujours sous réserve d'approbation. »

« Pen Bron n'est pas à vendre ! » martèle Dominique André, le directeur général de l'association des oeuvres de Pen-Bron, propriétaire du site. L'espace de Pen-Bron, plébiscité par tous les amoureux de la nature et défendu par les Turballais, ne verra pas son avenir assombri dans les mains de promoteurs immobiliers ou acheté par une grande chaîne de casino.

Sur le site de Pen-Bron, à partir de 2017, plusieurs activités pourraient voir le jour. Le centre de formation déjà en place est maintenu, il existe depuis 2012. Il s'agit de formations continues spécialisées dans le domaine du handicap et de la perte d'autonomie, destiné à tous les encadrants professionnels ou accompagnants particuliers. Et le plus gros projet des oeuvres de Pen-Bron est donc la création d'un Village répit famille.

« Nous rencontrons le maire deux fois par an et réfléchissons ensemble à un réel partenariat avec la commune. Nous ne souhaitions pas parler trop vite d'une reconversion d'activité car le projet est en cours », explique Dominique André.

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Publié le par Emmanuel
Le centre quitte Pen-Bron à la fin de l'année

article ouest france

Dominique André, directeur général des oeuvres de Pen-Bron, explique ce qu'il adviendra du site après le transfert vers Saint-Nazaire.

Trois questions à...

Pourquoi le Centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelle (CRRF) de Pen-Bron va-t-il quitter le site de La Turballe ?

Il y a eu plusieurs étapes dans l'évolution du centre de Pen-Bron. Aujourd'hui, l'association est présente sur le département de la Loire-Atlantique à travers quatre champs d'action : sanitaire, social, médico-social et la formation. Déjà en 2011, notre service de prise en charge du polyhandicap auprès des enfants de 0 à 18 ans a été transféré à Saint-Nazaire. L'IEM de l'Estran (Institut d'éducation motrice) a été une première étape, renforçant les missions de l'association et ces capacités dans le chant du polyhandicap. L'évolution du CRRF est une continuité des attentes de l'Agence régionale de santé (ARS). En 2011, à la demande de l'Agence régionale de santé, l'association engage les démarches de relocalisation vers Saint-Nazaire du centre de Pen-Bron afin qu'il devienne un établissement de référence unique en Médecine physique et de réadaptation (MPR) pour l'ouest du territoire de santé. Pen-Bron, considéré trop loin de tout, devait se rapprocher d'un pôle urbain et hospitalier afin de répondre aux attentes en matière de santé.

Pourquoi avoir choisi le quartier d'Heinlex ?

Nous avons cherché à présenter un projet de réhabilitation du site de Pen-Bron mais nous ne répondions toujours pas à cette attente de proximité d'un centre urbain. Le site d'Heinlex présente de nombreux atouts : proximité du centre hospitalier, zone urbaine dense, le site est dans un grand parc. Nous avons construit sur 10 000 m² un complexe permettant l'accueil de 90 lits pour l'hospitalisation complète, et de 40 places en accueil de jour. Chaque chambre possède une salle de bain, les conditions d'hébergements sont optimums. Nous allons créer un parcours de santé dans le parc. Il existe des chemins dans la nature permettant de favoriser la rééducation.

Quand ce transfert est-il prévu ?

Il n'y a aucun retard dans le chantier : le bâtiment est livré pour l'automne, fin septembre. Il y a peu de risque pour que le calendrier ne soit pas tenu. Une fois les aménagements intérieurs installés, tout ira très vite. Nous considérons qu'il faudra une semaine pour les transferts : les délais rapides sont importants pour la sécurité du patient et le bon fonctionnement de l'activité.

(Une erreur de taille s’est glissée parmi les articles. En effet, le titre « le centre de soins de Pontchâteau fusionne avec Le Bodio » est faux puisque le centre de soins de Pontchâteau c’est Le Bodio. Il faut en réalité comprendre que cet établissement a fusionné avec notre association !)

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Voeux 2016 : « Enfin il se passe quelque chose à La Turballe »

Les Turballais étaient nombreux vendredi 15 janvier à l'occasion de la cérémonie des vœux. Le maire Jean-Pierre Branchereau a remis la médaille de la ville à François Moutet, le médecin charismatique du centre héliomarin de Pen-Bron. Un moment d'émotion, chaleureusement applaudi. L'édile de la commune a listé les nombreux travaux entrepris et une réduction des dépenses de fonctionnement de 10% en 2016.

« Je prends ma retraite officielle le 1er avril mais je ne pars pas complètement. » a rassuré François Moutet,avant de lancer : « la croisière continuera » pour les personnes en situation de handicaps parfois très lourd. « Je suis très honoré et La Turballe est toujours dans mon coeur » a lancé l'interessé à l'assistance acquise à sa cause.

https://youtu.be/Waii2R-jjI8 video de la remise de medaille

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Publié le par Emmanuel
L'entreprise adaptée Esa en liquidation judiciaire

Jacky Courtin nouvelle république de Châteauroux

Déols. La société Externalisation des services administratifs (Esa), sur la zone aéroportuaire, a fermé ses portes. La section syndicale CGT s’insurge.

Un drame pour l'emploi et aussi un drame humain. Le tribunal de commerce de Châteauroux – qui n'a jamais été saisi par une quelconque alerte de prévention sur les difficultés de cette entreprise – a prononcé la liquidation judiciaire, le 27 janvier, de la société Externalisation des services administratifs (Esa), implantée à Déols. Cette entreprise adaptée, spécialisée dans la saisie informatique, employait trente-trois salariés, dont une majorité de personnes avec le statut de travailleur handicapé.

Les difficultés de l'entreprise remontent à février 2015. A l'époque, l'Esa annonce la suppression de neuf postes. Le gérant bénévole, Claude Rose, cofondateur, justifie sa décision « avec la perte de 5.000 à 6.000 € par mois suite à une basse des activités pour l'Urssaf, sur les opérations de scannage et aussi sur le contrat avec la Fnac ».

" Des salariés handicapés sur le carreau "

Dès lors, la section syndicale CGT et les salariés dénoncent « une gestion calamiteuse de l'entreprise, un management méprisant » et saisissent l'inspection du travail. Leur demande d'une réunion multipartite entre les services de l'État, les collectivités et les représentants de l'Esa, reste lettre morte. En juin dernier, le Parti communiste monte également au créneau en réclamant « un audit de la société Esa après en avoir informé le préfet de l'Indre et le président du conseil général ».
Aujourd'hui, Frédérique Lair, secrétaire de la section CGT, s'insurge contre cette liquidation « dans une indifférence générale », rappelant que « cette entreprise adaptée a bénéficié d'argent public depuis son installation à Déols et que 80 % des salaires sont subventionnés. Handicapés ou non, les salariés ne sont pas des objets à mettre au rebut ». Selon la secrétaire CGT, « l'Esa possède une raison d'être et un avenir ». Mais aucun repreneur ne sait fait connaître à ce jour.

repères

La création de l'Esa, en 2009 à Déols, était une source d'espoir pour le monde du handicap. Un espoir et la perspective d'offrir du travail à des personnes handicapées. Le projet, porté par Claude Laroy et Claude Rose, deux retraités de chez IBM, était né au sein de l'Agence de développement économique de l'Indre pour être ensuite hébergé par la chambre de commerce et d'industrie.
En 2011, la structure comptait pas moins de trente-sept salariés, dont trente, avec soit un handicap physique soit un problème psychologique, qui pouvaient assurer la saisie de données informatiques pour des clients comme l'Urssaf ou la CPAM. Par la suite, d'autres sociétés adaptées comme l'Esa de Déols ont vu le jour (EA à Blois, EA à Chartres ou Document'hom).

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Publié le par Emmanuel

article de la nouvelle republique

Châteauroux. Deux personnes handicapées résidant dans un immeuble sont contraintes de demander de l’aide pour sortir. L’ascenseur est en panne.

En raison d'une panne (1), nous vous informons que votre ascenseur va être immobilisé. Votre gardien sera à votre disposition pendant cette période pour vous aider à trouver une solution à vos éventuelles difficultés de mobilité. L'affichette a été scotchée, jeudi, sur les portes coulissantes des ascenseurs de la résidence La Chapelle, à Châteauroux. « Et depuis, toujours rien », s'étonne Daniel Dupuis qui n'est autre que le président de l'Association des paralysés de France. Quatre jours sans pouvoir sortir, sans l'aide d'une, voire deux personnes. « Psychologiquement, c'est très dur », confie Daniel qui a notamment de nombreuses activités musicales.

La possibilité d'appeler des ambulanciers

« J'avais une prestation, samedi, avec notre chorale à Villedieu-sur-Indre » ; puis dimanche matin, « je devais jouer de la trompette à Saint-Marcel et enfin, dimanche après-midi, une nouvelle fois du chant à Étrechet. »
Daniel a finalement préféré renoncer plutôt que de déranger des amis, voire les agents de permanence de son bailleur. Alors, il est resté devant la télé, regardant de temps à autre, la pluie couler sur ses vitres. « Psychologiquement parlant, c'est très dur de savoir que l'on dépend de quelqu'un pour sortir. » Et puis, « si l'heure de la sortie est connue, celle du retour ne l'est jamais vraiment et ce n'est vraiment pas très simple à gérer ».
Il y a deux ans, « une première panne avait eu lieu, mais avait été gérée en quelques heures ». Cette fois-ci, le problème semble bien plus sérieux, même si les techniciens chargés de la maintenance sont intervenus très rapidement. L'ascenseur reste désespérément immobile.
Du côté du bailleur, « nous avons proposé aux deux personnes handicapées de notre immeuble de faire appel à des ambulanciers professionnels pour franchir l'obstacle des escaliers en colimaçon ». Et ceci, aux frais du loueur qui n'a pas été sollicité pour cela. « Quoi qu'il en soit, assure le gardien de l'immeuble, tout a été mis en œuvre pour réduire au maximum cette gêne et réparer dans les heures qui viennent, le seul ascenseur de la résidence. » Hier, à 17 h, ce n'était toujours pas le cas… quatre jours après la panne.

(1) Défaillance d'une carte électronique que le constructeur ne fabrique plus.

Jean-Luc Pavot

aniel, président départemental de l'Association des paralysés de France, et Gaëlle, sa voisine doivent demander de l'aide, depuis jeudi, pour envisager de sortir.

aniel, président départemental de l'Association des paralysés de France, et Gaëlle, sa voisine doivent demander de l'aide, depuis jeudi, pour envisager de sortir.

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